Proposition de Charte Citoyenne pour la NC

La Ligue des Droits de l’Homme de Nouvelle-Calédonie vient de diffuser sa « Proposition de Charte Citoyenne pour la NC ».

Voila une belle initiative .. cependant pourquoi utiliser une métaphore kanake dans le preambule? Non, restons dans l’objectivité sans privilégier une culture sur une autre. Pourquoi toujours hiérarchiser? Il n’y a pas une culture supérieure à une autre. L’acceuilli, l’accueillant, tout cela est dangereux à mon sens.

mettre en avant toujours les mémes n’est ce pas finalement mettre en retrait tous les autres et créer les divergeances?

Sur un forum j’ai decouverte cette proposition que j’ai juge pas mal du tout :

« Je propose un préambule en lieu et place de celui de la charte qui est sujet à caution :

L’accord de Noumea ratifié le 5 mai 1988 précise que « l’un des principes de l’accord politique est la reconnaissance d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie. ». « Il est aujourd’hui nécessaire de poser les bases d’une citoyenneté de la Nouvelle-Calédonie, permettant au peuple d’origine de constituer avec les hommes et les femmes qui y vivent une communauté humaine affirmant son destin commun. »
Partant de cet axiome, Cette charte doit garantir à chaque citoyen calédonien une égalité en droits et en devoirs, sans discrimination et sans primauté ethnique ou raciale, conformément à la déclaration des droits de l’Homme et du citoyen de 1789 pour tendre vers un « avenir (qui) doit être le temps de l’identité, dans un destin commun. »
« le préambule repentant est en contradiction avec l’article 1. On ne peut pas parler d’égalité si dès le départ on commence par dire qu’on est des accueillis chez quelqu’un d’autre, avec tout ce que l’on comprend de péjoratif et de malsain là dedans ,puisqu’on sait que ce genre de formules fait le lit du nationalisme ethnique.
Respecter ce n’est pas se mettre en dessous.
Que je sache par ailleurs la société Calédonienne d’aujourd’hui, en 2011, est matériellement bien plus le fruit des 150 ans de développement que de la période précoloniale: les routes, les écoles, les administrations, les entreprises, la réglementation, les services publics, les transports, la médecine, tout cela, qui constitue le quotidien vécu de la très grande majorité, ce n’est pas qyuelque chose qu’on a trouvé en arrivant, mais que l’on a construit avec l’apport extérieur.
Alors pourquoi baisser la tête ? Au nom de quoi ? »

Il faut absolument changer ce preambule qui gache malheureusement tout l’humanisme de la demarche ..

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *