Qui sont vraiment les parisiens?

Pour le touriste qui n’a encore jamais posé ses pénates à Paris, la capitale est surtout synonyme de romantisme. Selon un récent sondage publié dans un magazine international, les étrangers pensent majoritairement que les parisiennes sont jolies ( C’est pas tout à fait vrai, il y a aussi des moches. ) et les parisiens très romantiques. ( Putain! T’es trop bonne comme meuf!) Dans cette enquête, il est aussi pointé du doigt leur arrogance et leur suffisance mais qu’importe! Paris reste la capitale mondial du french kiss et du pelotage de nichons sur les bancs public, tout cela sous le regard hagard des pigeons aux pattes crottées.

Mais qu’en est-il vraiment des Parigots? Sont-ils de simples usurpateurs ou bien de véritables têtes de veau comme le déclame la chanson?

Essayons d’y voir un peu plus clair en compilant différentes affirmations relevées ici et là: Le Parisien est un homme pressé, stressé et difficile d’accès. Il lui arrive rarement de sourire, à se demander même s’il a des dents. Il a le cheveux gras, l’oeil rougit par des particules de poussières qui lui éclatent le regard, et son teint est aussi blafard que le bidet en céramique de la vieille tante Denise. Blasé par la vie, il arpente sans cesse les couloirs du métro avec une autonomie de vol impressionnante et quand, par malchance, les portes du métro se referment sur lui avant même qu’il n’ait eu le temps de s’y engouffrer, il se dit que le monde est vraiment trop injuste.

Mais le Parisien n’est pas qu’une boule de nerfs. C’est aussi un épicurien qui aime les bonnes choses de la vie. Seulement, voilà! Dans la Capitale la vie est chère. Prendre un verre en terrasse d’un restaurant c’est la moitié d’un salaire alors pour faire genre, il s’installe au bar, c’est moins onéreux. Il aime manger, boire et faire la fête entre potes. Mais son passe-temps favori, c’est la mode. Pas question pour lui de s’habiller aux 3 Redoutes, il préférerait être décapité place de la Concorde. Son truc à lui, c’est d’être hype, d’être cool à tout prix. Et comme son portefeuille n’est pas extensible, il file à Barbes ou aux Puces pour dénicher l’accessoire indispensable qui fera de lui le roi. Sauf que dans ces lieux où la contrefaçon est reine, Louis Vuitton s’écrit avec un seul T et Chanel devient Chounel.

Désormais drapé de ses copies de grandes marques, le Parisien est enfin prêt pour sortir. Mais comme il se doit d’être toujours dans le coup, il préfère les lieux underground plutôt que de s’afficher dans les bars branchouilles. ( Mais oui! Vous ne le saviez donc pas? La branchitude, c’était bon il y a deux mois, maintenant c’est l’underground qui prime. C’est davantage tendance. ) Vient ensuite le moment où le Parisien prend la parole et là, c’est tout un programme: Son truc, à lui, c’est l’égocentrisme. Il ne parle que de lui, aime que les regards se posent sur sa petite personne et, affiche une totale indifférence quand on lui parle d’un autre endroit que Paris. «Le Périphérique nord? Mais c’est le bout du monde!» Eh oui! Pour le vrai Parisien de souche, le chauvin racé, il n’y a que Paris même qui importe. Selon ses critères, la banlieue, les régions, les autres départements français ne sont que des petites bouses à côté de la capitale. D’ailleurs, demandez à un Parisien de voyager en dehors de ses frontières et il vous regardera comme si vous lui proposiez de faire Koh Lanta. Impensable!

Voici donc le panorama peu glorieux qui pouvait être dressé du Parisien. Sauf que ces affirmations ne sont qu’une longue liste de lieux communs telle que la pensée populaire la conçoit. Alors le Parisien est-il un romantique au béret comme le pensent les étrangers ou bien un être prétentieux et imbuvable?

Difficile d’apporter une réponse définitive à cette question car rappelons qu’avant d’être un Parisien, le Parisien est avant tout un homme et comme chacun sait, tout homme est différent. Donc pourquoi chercher à le classifier, à le mettre dans des cases? Personnellement, je ne m’y aventurerais pas.

Je terminerais mon analyse par cette citation de André Maurois que je trouve excellente: « A vingt ans, la Parisienne est adorable. A trente ans, irrésistible. A quarante ans, charmante. Après quarante ans? La Parisienne ne dépasse jamais quarante ans.»

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