Depuis 5 ans les associations EPLP et UFC Que Choisir alertent sur les risques de certains pesticides autorisés en agriculture en Nouvelle-Calédonie, alors qu’ils sont interdits en Europe car trop dangereux pour notre santé ou pour la Nature.

En 2007 une lettre ouverte aux autorités, une pétition de plus de 5 000 signatures, puis la participation à maintes tables rondes n’ont rien changé.
Faute d’être entendues, les associations ont demandé l’arbitrage de la Justice et obtenu, en trois ans, le retrait de quelques dizaines de molécules – sur plusieurs centaines.
Récemment :

En mai le Tribunal administratif a estimé que le principe de précaution n’a pas été respecté ;
En juin la Cour d’Appel de Paris a annulé l’homologation de 21 pesticides (1) ; devant ce Nième désaveu le gouvernement se raidit et en a réautorisé 13, dont la dangerosité est incontestable.

Dans cette affaire, qui a tort ? qui fait preuve de rigidité ?
POURQUOI CETTE DELIBERATION ?

Au lieu de mieux appliquer les textes existants qui sont clairs, et de les améliorer sur quelques points, la Davar (Direction des Affaires Rurales), responsable de cette situation désastreuse, a convaincu le gouvernement de réformer TOUTE la réglementation sur les pesticides agricoles.(2)
Sans concertation ni débat, le service a concocté un projet de délibération inacceptable, si lourd et si complexe que nos élus ne peuvent même pas le discuter point par point !
Ce texte dénature le processus de consultation en sortant du CCPV (Comité consultatif de protection des végétaux) les services de santé, d’environnement et de protection des travailleurs qui ne pourraient plus donner un avis public  !
Et de multiples dérogations permettraient de décider sans même saisir le Comité consultatif.
OU EN EST-ON ?

Le Congrès va décider lundi prochain. Sa commission pour l’agriculture a accepté de nous recevoir hier ainsi que l’UFC, la FSEA, le collectif des importateurs et la Chambre d’agriculture. Les 4 premiers acteurs ont exposé les raisons de leur refus du texte.
S’agissant d’un texte aussi lourd de conséquences, il faudrait un large consensus.(3) Or il est très rare qu’un projet de délibération soit aussi contesté…

Le Conseil Economique et social : avis « réservé » à l’unanimité ; ce qui est déjà exceptionnel.
Le Comité Consultatif de l’Environnement : 5 pour et 4 contre : la voix du … gouvernement aura fait pencher la balance ! (cf compte rendu détaillé très instructif) (4)
Importateurs et distributeurs : contre. Le syndicat des professionnels de la santé, aussi.
Les syndicats d’exploitants agricoles : leur avis diverge notablement de celui de la Chambre d’agriculture.

Avec le gouvernement le malentendu persiste, il aurait du nous recevoir au moins une fois en deux ans pour ne pas déformer notre position. Nous demandons que la NC  adopte les référentiels sanitaires et environnementaux européens (respectés à la Réunion…) en acceptant le principe  d’ exceptions dûment justifiées.
Mais nous refusons un copier-coller indigeste de réglements métropolitains européens ou suisses inadaptés à notre territoire.

Le directeur de la Davar se réjouit des avis des Comités, pourtant très réservés et il estime que s’il y a autant de critiques, c’est que le texte est bien équilibré ! Technocrates contre démocrates…

Car les reproches adressés à ce projet fumeux ne se compensent pas, ils s’ajoutent.

Si le Congrès adoptait ce projet de délibération sans modifications substantielles, ce serait un terrible recul au détriment de la santé humaine et de l’environnement.

Pour EPLP, les référents pesticides

Votez:
http://www.eplp.asso.nc/?p=3863#Vote

( sources:Ensembles pour la planete)

20 COMMENTS

  1. En Nouvelle Calédonie, il n’y a AUCUNE REGLEMENTATION GENERALE DES PESTICIDES.

    Depuis des années, seuls les pesticides à usage agricole sont réglementés et le texte a été modifié hier par le congrès. Ce texte est, certes, criticable mais il a le mérite d’exister et de poser des limites minimales.

    En revanche, les pesticides à usage industriel (exemple : termicides utilisés par les professionnels) et les pestidices à usage domestique (exemple : insecticides utilisés par les particuliers) ne font toujours l’objet d’aucune réglementation.

    Tout le monde se focalise sur les insecticides à usage agricole, et notamment les associations de défense de l’environnement ainsi que celles de défense des consommateurs, alors que toutes les merdes possibles et imaginables en matière de pesticides peuvent être vendues aux consommateurs puisqu’il n’y a aucune réglementation pour les pesticides utilisés par les consommateurs!

    Il me semble que la première chose à demander, c’est d’abord une réglementation générale de tous les pesticides ne serait-ce que pour contrôler les pesticides vendus aux consommateurs! Cette demande est à faire au congrès et au gouvernement et concerne plusieurs administrations, en particulier la DASS.

  2. En fait, il s’agit d’une matière complexe à caractère pluridisciplinaire que tout le monde a du mal à maîtriser…

    Il faut, en effet, souligner qu’en métropole, les textes relatifs aux pesticides à usage agricole s’insèrent dans un contexte réglementaire qui n’existe pas en Nouvelle Calédonie.

    En métropole :
    Tout d’abord, les pesticides sont des produits dangereux ou toxiques, et de ce fait, ce sont des substances vénéneuses régies par l’article R5149 du code de la santé publique et ses arrêtés d’application.
    Ensuite, les textes relatifs aux pesticides à usage agricole ne sont que des textes particuliers, comme les textes relatifs aux pesticides à usage professionnel et les textes relatifs aux LMR dans les denrées alimentaires… ce sont tous des textes particuliers pris en application de la réglementation générale des produits dangereux…

    En Nouvelle Calédonie :
    On peut s’interroger sur les textes régissant les produits toxiques ou dangereux en Nouvelle Calédonie… car l’article R5149 du code de la santé publique ne serait pas applicable…il y aurait bien un vieux texte complètement dépassé (délibération n°183 du 17 septembre 1969 portant réglementation de la vente et de l’emploi des substances vénéneuses en Nouvelle Calédonie)
    idem pour les textes régissant les LMR dans les denrées alimentaires et les autres textes particuliers …

    En conséquence, il faudrait d’abord demander une réglementation des produits chimiques dangereux en Nouvelle Calédonie, avec des textes précisant la notion de substance vénéneuse en Nouvelle Calédonie … il semble que ce travail ne relèverait pas de la compétence de la DAVAR mais de celle d’autres services (peut-être de la DASS?)…

  3. la bonne question est peut on se passer de pesticides…. si vous êtes vert de chez vert la réponse est WOUIIIIIIIIIIIIIIII , reste à en apprécier les conséquences économiques , sociales, sanitaires et sur le niveau de vie et surtout à les accepter….
    Le DDT fut interdit sur la base d’une histoire de volatiles qui mourraient aux USA ;bien plus tard il fut prouvé que la substance était en rien responsable de ce constat MAIS la décision appliquée e Afrique conduisit à une recrudescence du paludisme qui entraina la mort de millions de personne
    Sur un plan pratique au large de la calédonie se trouve une grande île continent , pour partie , à la même latitude .Ils ont donc sur une une bonne partie de l’ile les mêmes saloperies de maladies et d’inscetes qui détruisent les récoltes//Si donc il y a de nouvelles réglementations à pourvoir cela doit être fait avec prudence en se servant de l’expérience australienne pas en recopiant des pages de réglementation made in France ou made in Europe .De temps en temps un peu de bon sens ne nuit pas mais c’est vrai c’est plus compliqué faut travailler , traduire ,se déplacer en un mot comme en cent prendre des responsabilités alors qu’en faisant un copié collé d’une réglementation ZOR c’est tout bon
    je ne crois pas au paradis vert, je crois même que ce serait un ‘enfer pavé de bonnes intentions mais un enfer quand même/Il n’ y a pas de solutions globales il y a juste un travail permanent , l’esprit ouvert et l’humilité de regarder et comprendre ce qu’ont fait les gens qui vivent dans la même situation géographique

    • La plupart des DOM (Réunion, Antilles, Guyane) sont sous climat tropical, comme la NC.
      Monéo, votre plaidoyer pour conserver ici des pesticides jugés trop dangereux en Europe au prétexte que nous sommes en climat tropical ne peut tenir, à la rigueur, que si les agriculteurs de ces DOM ne peuvent pas eux non plus s’en passer. Il serait donc utile, avant de se prononcer, de se renseigner pour savoir si c’est le cas ou pas. Il me semble que eux sont soumis aux directives européennes en la matière et qu’ils s’y tiennent.

      • #inforétif
        ils sont départements ..donc la loi Française s’applique….ça n’a d’ailleurs pas empêché de polluer massivement les sols pour les plantations de bananiers..ensuite je ne suis pas contre une réglementation je dis simplement que la solution n’est pas dans le recopiage des textes métros mais nécessite une vaste enquête sur les avantages et inconvénients sur l’emploi d tels ou tels insecticide ou produits phyto sanitaires
        les australiens ont de par la nature de leur climat les mêmes problèmes il serait idiot de ne pas leur demander de l’aide à travers leurs expérience s;sauf à penser qu’ils ne protègent pas leur agriculture…
        les solutions sont difficiles à trouver car une propagande planétaire,insidieuse,permanente apocalyptique veut nous faire croire qu’il faut supprimer les engrais , les produits chimiques dans l’agriculture pour sauver la planète déifiée
        si ces voeux se réalisaient c’est la famine mondiale qui sévirait et la moitié de la population qui pourrait disparaitre .il est vrai que pour les verts les plus extrémistes ce serait une excellent chose car l’espèce humaine, le virus de la terre est la première chose à combattre
        pour les autres produits style anti termites par exemple j’avoue ne pas y connaitre grand chose sauf que les termite sont de belles saloperies et vue le nombre de sociétés qui proposent désormais en France l’éradiction de toutes les espèces bouffeuses de bois,je me dis que si il y a une régulation elle doit être laxiste d’autant que les produits doivent bienêtre ache- tés enFrance .comment éradiquer des termites sans produits chimiques? si gribby a la solution faut faire breveter y a un pognon fou à faire dans le monde entier
        la chimie est partout.notre immeuble vient d’être ravalé après un coup de karcher qu’est ce qu’on met ?un produits anti fongique nocif ,dangereux mais qui épargne de recommencer tous les 2ans le nettoyage Faut il l’interdire?

        • C’est sûr que les insectes sont parmi les espèces les plus coriaces qui savent souvent bien résister aux molécules des insecticides au point qu’il faut bien souvent changer de molécule après un certain temps pendant lequel les insectes se sont adaptés à la molécule de l’ancien insecticide…

          Les termites, les moustiques sont parmi les insectes les plus résistants …De ce fait, les produits chimiques destinés à lutter contre les termites et les moustiques sont parmi les plus dangereux…Or, ces produits chimiques les plus dangereux ne font l’objet d’aucune réglementation en Nouvelle Calédonie puisque ce ne sont pas des pesticides à usage agricole… c’est pour cela que l’attitude d’EPLP et d’UFC n’est pas très cohérente : ils chipotent sur les LMR des pesticides à usage agricoles alors qu’ils devraient d’abord demander une réglementatioàn générale de tous les produits chimiques dangereux, quel que soit leur usage (domestique, professionnel…).

          • mais enfin tous ces produits sont fabriqués dans des pays développés qui eux ont des réglementations détaillées,c’est une perte de temps que de recopier une réglementation à usage local sauf s’il y avait une production locale massivement employée et plus toxique que les produits du marché….
            A supposer que l’on interdise des produits importés encore faudrait il prouver qu’ils sont plus dangereux que d’autres
            et sauf erreur de ma part la calédonie n’a pas les scientifiques nécessaires à ce travail et de plus comment fait on pour éradiquer les termites (notamment certaines termites africaines que l’on trouve désormais en Caledonie et qui bouffent tout même le béton ou l’acier) ou certains types de moustiques (je sais y a des gens qui prétendent que l’on peut avec des tilapias mais quand ils se reproduisent sous les pots de fleurs…)
            Bref les pesticides sont surement nocifs mais à quelles doses? et ne pas en employer ( les tiquicides en calédonie??) n’est ce pas plus grave????
            la nature n’est pas bonne elle est juste une compétition permanente entre les espèces ….

          • 16 August 2012 à 9 h 43 min « je dis simplement que la solution n’est pas dans le recopiage des textes métros mais nécessite une vaste enquête sur les avantages et inconvénients sur l’emploi d tels ou tels insecticide ou produits phyto sanitaires »

            16 August 2012 à 18 h 16 min « la calédonie n’a pas les scientifiques nécessaires à ce travail

            Voilà donc une belle contradiction.
            Il faut donc cesser de chipoter et se fier aux labos européens qui ont établi quels étaient les pesticides les plus dangereux, un point c’est tout. Et ça n’empêchera pas les agriculteurs de bien produire, au contraire, faites donc un tour sur les marchés de fruits et légumes réunionnais, vous serez convaincus.

            Quant aux termites on peut les piéger avec des produits efficaces placés dans leur nourriture même et qui donc ne se dispersent pas dans le milieu.

          • Monéo a écrit : “mais enfin tous ces produits sont fabriqués dans des pays développés”

            Faux, il y a aussi des produits fabriqués localement et des mixtures et mélanges de produits importés reconditionnés localement …

  4. Le fait que seuls les produits chimiques dangereux à usage agricole soient réglementés et pas les autres produits dangereux utilisés par les professionnels (termicides ultra dangereux) ou par les consommateurs, est-ce que ce n’est pas une ATTEINTE A L’EGALITE?

    Le plus aberrant est que ce sont les associations (EPLP, UFC Que choisir …) qui ont cautionné ce traitement inégalitaire en s’en prenant uniquement à la réglementation des pesticides à usage agricole…

    Est-ce par ignorance d’un sujet qu’ils ont du mal à maîtriser qu’ils s’en prennent uniquement à ceux qui font quelque chose et pas à ceux qui ne font rien? C’est peu glorieux mais c’est possible…ou est-ce par partialité? Une réglementation générale des produits chimiques dangereux risque, en effet, de gêner beaucoup de monde en Nouvelle-Calédonie : des commerçants, des fabricants locaux…

  5. entre insectes et Humains qui faut il choisir
    actualités
    Une épidémie mortelle de fièvre du Nil occidental.

    Aux États-Unis, épidémie qui fait rage sur le VNO sévère.
    Le nombre de morts a atteint 26 personnes. Selon le Center for Disease Control and Prevention des maladies à Atlanta, la plupart des décès – 14 là-bas au Texas.
    En cas d’urgence a été déclaré Dallas et a commencé massives d’insecticides de pulvérisation contre la destruction des moustiques porteurs du virus.
    Aux États-Unis il ya maintenant une épidémie très grave du VNO dans les dernières semaines ont enregistré 241 patients, 80 pour cent d’entre eux – au Texas, le Mississippi et l’Oklahoma.
    Fièvre du Nil occidental, une maladie virale d’abord identifié en Ouganda en 1937.
    Il s’agit d’une infection virale des maladies étroitement liées, la fièvre jaune, encéphalite St. Louis, la dengue et d’autres dont les transporteurs sont les moustiques et se manifeste cliniquement par une encéphalite.
    Six espèces de moustiques porteurs de la maladie. Il est soutenu qu’une seule piqûre de moustique peut provoquer la fièvre West Nile, un état de maladie sont nombreuses piqûres de moustiques sur le corps pendant une courte période.
    Médicaments et vaccins va s’ouvrir.
    Les symptômes se manifestent trois à quatre jours après le contact avec la réplication du virus dans le corps.
    Les symptômes comprennent la fièvre, des maux de tête, fatigue et des courbatures, des nausées, des vomissements, et parfois une éruption cutanée et les ganglions lymphatiques enflés.
    Environ 1% des personnes infectées éprouvent de graves maladies neurologiques telles que l’encéphalite et la méningite.
    Mortalité lors de l’infection par le VNO est d’environ 4%.
    La méthode la plus efficace de contrôler le moustique tigre pulvérisation est des préparations spéciales.
    Le dernier foyer de peste dans le voisinage de la Bulgarie était en Août 2010 dans la Grèce, Thessalonique.

  6. Monéo a écrit : « mais enfin tous ces produits sont fabriqués dans des pays développés »

    Faux, il y a aussi des produits fabriqués localement et des mixtures et mélanges de produits importés reconditionnés localement …

  7. Pourquoi le texte de la DAVAR a-t-il été adopté à l’unanimité au congrès (d’après NC1ère) alors qu’il y avait beaucoup d’opposants au départ (cf CES)? Y aurait-il des problèmes sanitaires dont la résolution dépendrait de l’usage de pesticides que les pouvoirs publics ne tiennent pas à étaler sur la voie publique ? Dans le passé, il y aurait déjà eu des problèmes sanitaires avec les tiques, les moustiques… notamment à cause de la fermeture des importations pour protéger la production locale…

  8. #inforétif
    mais enfin pourquoi pas les pratiques du voisinage?c’est du racisme? quand on connaît les pratiques australienne qui vont même jusqu’ à détruire un pot de achards de citron à l’entrée de leurs douanes comment penser qu’ils sont négligents sur le sujet?ne seriez vous pas fonctionnaire préférant recopier les texte métros?
    #Gribby
    avez vous une idée du pourcentage de produits locaux mis sur le marché?ça m’étonnerait beaucoup que l’immense majorité des produits ne soit pas ni plus ni moins importée comme d’habitude .De plus ce n’est pas parce que certains produits pourraient être « touillés sur place qu’ils sont plus nocifs que leurs composants tous importés……….et donc tous déjà autorisés en europe voir en australie
    je pense que c’est beaucoup de bruit en ligne droite du principe de précaution
    Depuis l’armée américaine la calédonie a des tiques … on a le choix de supprimer l’élevage (que l’on protège avec l’OCEF) ou alors supprimer les tiques..) et à part les traitements chimiques…
    Moustiques vecteur de saloperie (pas encore d’anophèle ) mais dengue,chikungunya problématiques que faire ?En europe et en France face à la montée du » tigre » on commence à épandre … les américains dans le Texas;la louisiane épandent massivement face aux nombreuses victimes en ce moment même
    comme je le rappelai ,la suppression du DDT a à sonactif de millions de morts en afrique,enInde et tous les pays touchés par la mousson
    si demain il y a un moyen naturel de se passer de ces substances chimiques je serai le premier à applaudir des 2mains mais nous en sommes loin ,donc à chaque fois il faut peser le pour : l’éradication du fléau insecte et le contre: les retombées nocives pour l’homme ( à partir de quels seuils son absorption deviendrait une menace pour la vie humaine)
    sinon on est dans le camp José Bové ,tout bio , pas d’ogm, pas d’insecticide…mais là on passe dans le domaine Religieux et contre cela la raison ne peut rien.j’espère que ce n’est pas votre cas

    • Encore une fois sous les tropiques l’agriculture dans les DOM se passe des pesticides les plus dangereux, au bénéfice évident de leurs habitants, pourquoi nous n’y arriverions pas nous aussi ? Tout le reste n’est que discussions inutiles.

  9. @Monéo

    Les pays « développés » produisent des produits aux normes pour leur marché intérieur …

    Pour l’exportation, tout est permis, du moment qu’ils trouvent des gens assez c… pour leur acheter des produits de mauvaise qualité! C’est la loi du commerce! S’ils ne le font pas, ce sont les autres qui vendront à leur place!

    Aussi, le fait que les produits soient importés n’a rien de rassurant en soi… regarde les problèmes de vache folle, ils sont dûs au fait que les éleveurs avaient nourris leurs bêtes avec des farines animales interdites à la commercialisation dans leur pays d’origine (Angleterre) mais pas à l’exportation vers des pays moins stricts …

    Quand au traitement contre les termites, des professionnels le faisait avec des produits chimiques vendus par les pétroliers de la place pour un autre usage … comme ces produits donnent les meilleurs résultats contre les termites, les professionnels les utilisaient alors que ces produits étaient interdits en Europe …

  10. nous sommes tous les produits de nos croyances et nos croyances sont les produits de nos expériences .enfin si on veut bien à chaque fois comparer ce que les autorités nous imposent et pourquoi elles le font ,avec notre vécu
    je vais vous raconter dans un autre domaine mais qui représente du réel ,pourquoi j’ai toujours un mouvement de recul vis à vis
    des Normes NF ou autres quant aux associations de consommateurs malheureusement les objectives ,elles restent à inventer dans notre pays elles sont toutes phagocytées politiquement .

    Première expérience personnelle
    dans un domaine touchant la santé ,en l’occurrence la norme NF pour les préservatifs, dans les années 80.C’est à cette époque qu’est apparu le SIDA et la banalisation du préservatif encore tabou et mal vu des jeunes femmes conditionnées par leurs mères.
    Devant l’ampleur du problème chose impensable des campagne de sensibilisation apparurent à la TV Française .
    Un marché d »importance venait de se créer
    j’avais fondé avec un ami une société elle distribuait des préservatifs que nous achetions à notre marque au groupe coréen mondial Hancook… et j’avais pris la distribution d’un distributeur automatique de préservatifs en Italie

    les produits coréens avaient toutes les normes nécessaires , y compris NF , pareil pour les produits distribués automatiquement
    Nos produits,en prix publics étaient 2 à 3 fois moins cher que les prix publics des multinationales se partageant le marché ( y compris les marchés publics des militaires)
    de passage à Nouméa en1987j’avais vendu au groupe Leroux quelques appareils de distribution automatique.

    à l’automne 1987 nos ennuis commencèrent
    madame Barzac ministre éphémère de la santé de la chiraquie , cornaqué par le fils de feu le président Pompidou annonça à la TV une nouvelle norme NF ,au nom de l’intérêt général
    mais sans aucun détail
    Dés le lendemain je fus pendu au téléphone au ministère de la santé pour avoir des précisions/Après une vingtaine d’interlocuteur se déclarant non compétent à midi moins dix on me raccrocha au nez.. et terminé je n’avais qu’à attendre la future réglementation à paraitre au JORF dans un certain temps…

    pendant ce temps mes distributeurs automatiques étaient arrivés à Nouméa mais je reçus un telex des établissements Leroux ;ils n’étaient pas conforme s à la norme NF donc ils ne voulaient pas les payer….j’ai demandé le texte local/Là il est apparu qu’il n’ -y avait pas de texte local mais que mr Leroux était en train de faire préparer un texte pour l’assemblé territoriale et que ce serait la copie conforme du texte métro … ce à quoi j’ai exigé le paiement d’une marchandise commandée et livrée faute de quoi et à mon grand regret un paiement judiciaire serait requis.je fus payé…. l’intérêt des consommateurs dans tout cela?

    finalement le décret métro paru c’était pire que tout ce qu’on avait pu prévoir . Peu importe que vos produits soient bardés des autres réglementations mondiales des plus grands pays de la planète ,peu importe les réglementations européennes malgré la libre circulation théorique du marché unique ;il fallait désormais faire auditer chaque usine en extrême orient par un haut fonctionnaire dont on prenait en charge les frais de déplacement , d’accommodation et une indemnité conséquente ;en plus même la forme des emballages était imposée En clair les caractéristiques techniques des préservatifs recopiait les caractéristique mondiales MAIS un verrou économique venait d’être posé.les nouveaux intervenants casseurs de prix ne pourraient pas faire de l’ombre aux mastodontes…
    notre société n’ y résista pas et une opération commando auprès des putes de la région permis dans les temps impartis de nous
    débarrasser plus ou moins du stock.

    les consommateurs continuèrent donc de payer cher un produit banal ….au nom de l’intérêt général

    autre exemple personnel
    sensible aux arguments écologiques (ET OUI quand ils paraissent tenir la route ) au milieu des années 90 j’avais pris la représentation d’une société Danoise URTEKRAM ,trés en avance sur la notion même de produits santé beauté bio
    ils avaient des produits remarquables conforme aux normes américains anglaise allemande bien sûr danoise et même ……..japonaise
    j’ai d’abord essayé de faire des produits demarque de distributeur pour les grandes surfaces.Impossible,ils voulaient des prix comparables aux prix des grands industriels…une Roll’s Royce au prix d’une 2CV
    j’ai finalement trouvé un petit grossiste à Rungis qui passa commande et écoula avec satisfaction son essai:il recommanda plus hélas il subit la visite de la répression des fraudes sur dénonciation anonyme et ils demandèrent de rencontrer le pharmacien responsable des achats (on parlait de shampoing,de …savons) En l’absence de Pharmaciens et nonobstant toutes les garanties d’innocuité données par Urtekram, le stock fut saisi au nom de l ‘intérêt général ,comme d’habitude et ce client fragile du déposer le bilan dans les mois qui suivirent
    Après cette expérience j’ai remué ciel et terre à Paris chambre de commerce,chambre nationale des agents commerciaux ,autorités européenne pour que l’on me dise pourquoi ce vieux texte exhumé par l’administration pouvait être compatible avec les règles du libre commerce intra européen
    ce fut instructif pour voir la lâcheté des grands chefs on me recommanda d’être prudent;j’ai suivi finalement le c onseil j’ai laissé tomber Urtekram, le marche français était verrouillé par les grands groupes…
    j’ai bien d’autres histoires du même type ce qui explique pourquoi je suis devenu méfiant dés quel’on me parle d’intérêt général Immédiatement,je me dis qui est derrière et pourquoi???

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