Royaume-Uni : Une loterie pour gagner… un bébé !

L’opération est unique au monde mais également controversée : il s’agit de gagner, grâce à un tirage au sort et moyennant une participation de 22 euros environ, une fécondation in vitro.

La première loterie pour gagner une fécondation in vitro (FIV) vient d’être lancée en Grande-Bretagne ce mois-ci, informe le Sun. Les participants, moyennant l’achat en ligne d’un billet de « tombola » d’une valeur de 20 livres (environ 22 euros), peuvent chaque mois remporter… une fécondation in vitro, soit une opération qui coûte 25 000 livres ! Il s’agit, en somme, de gagner un bébé, et cela n’est pas du goût de tout le monde.

Chaque mois, une personne, mariée ou non, hétérosexuelle ou homosexuelle, se verra offrir la chance d’avoir un enfant. Le concours débute le 30 juillet : d’abord mensuel, il pourrait devenir bimensuel s’il rencontre le succès escompté. Les gains générés par la vente des billets de loterie sont reversés à To Hatch: cette œuvre de bienfaisance vient en aide aux couples ayant des difficultés à avoir des enfants.

Un « service tout compris » qui fait polémique

Les gagnants bénéficient d’un chauffeur qui les conduit dans l’une des meilleures cliniques du pays. Le prix inclut tous les frais et même un téléphone mobile pour rester en contact avec les médecins. Si la fécondation in vitro traditionnelle ne fonctionne pas, le concours offre la possibilité de recevoir des ovules, et même… des mères porteuses. Comme la limite d’âge est de 45 ans pour la FIV, les femmes au-delà de cette limite bénéficient du don d’ovule, tandis que le recours à une mère porteuse est prévu pour les célibataires.

Cette loterie crée toutefois la polémique. Quelques personnes considérent la manœuvre comme du trafic de vies humaines, comme par exemple certaines organisations religieuses. Selon eux, cela va à l’encontre de « la nature entière de la reproduction humaine ». Aussi, une porte-parole d’une association s’est exprimée à ce sujet : « La création de la vie humaine ne devrait pas être réduite à une loterie publique. Au lieu de tout cela, ne devrait-on pas investir davantage dans la recherche sur les problèmes de fertilité ? ».

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