Goro-nickel-nouvelle-calédonie1La présidente de la province sud de Nouvelle-Calédonie a annoncé mercredi qu’elle avait décidé « de suspendre immédiatement l’activité » de l’usine métallurgique de nickel du brésilien Vale, suite à une fuite d’acide dans cette unité où les problèmes sont récurrents.

Parlant « d’incident grave », Cynthia Ligeard a également indiqué qu’elle se rendait sur place pour constater l’étendue de l’incident et exiger de l’industriel des explications sans délais. Une cellule de crise a été activée.

Les dirigeants de Vale Nouvelle-Calédonie sont actuellement en réunion avec les dirigeants de la province sud, suite à cet accident industriel qui n’a pas fait de blessé, a indiqué à l’AFP un porte-parole de la collectivité.

Selon les premières informations, l’acide s’est déversé dans un cours d’eau qui se jette dans le lagon lors d’une opération de transfèrement.

« Il s’agit d’une solution diluée qui contient de l’acide sulfurique, ce n’est pas de l’acide pur. La fuite est jugulée mais on ne sait pas combien de litres de cette solution se sont déversés dans l’environnement. Les évaluations sont en cours », a déclaré à l’AFP Yves Roussel, directeur délégué de Vale Nouvelle-Calédonie, indiquant que les origines de l’accident n’étaient pas non plus établies.

Un conseiller de Mme Ligeard a déclaré à la radio locale RRB que les dégâts à l’environnement étaient « une certitude » mais que leur ampleur n’est pas encore connue.

Située dans le sud du Caillou, l’usine hydrométallurgique de Vale, entrée en production en 2013 et qui traite le minerai de nickel avec un procédé chimique à base d’acide sulfurique, est en proie à des incidents à répétition. Ceux-ci ont porté son coût à plus de 6 milliards de dollars US (4,3 mds EUR).

La production du site a repris en début d’année après qu’en novembre 2013 l’émissaire marin (canal d’évacuation), qui rejette des effluents industriels en mer, se soit rompu.

En février dernier, Vale a été condamné par la cour d’appel de Nouméa à verser 344.000 euros à des associations écologiques, suite à une fuite de plusieurs milliers de litres d’acide en avril 2009.

cw/sla/fm sources : Tahiti Infos

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