J’ai découvert un film exceptionnel sur le massacre des dauphins au Japon, The Cove.

Ce film m’a tellement ému que j’en ai pleuré.

J’ai décidé de vous en parler pour qu’a votre tour vous m’aidiez à le diffuser, le moyen le plus simple est d’envoyer l’url de cet article a votre carnet d’adresse mais vous pouvez aussi partager cet article sur facebook , twitter ou myspace en utilisant le bouton de partage en bas de l’article.

Je vous recommande vivement de louer ce film en vidéo club ou de l’acheter, et pour les ames les plus sensibles, ne vous inquiétez pas le film ne rentre pas dans le gore, vous pouvez le louer sans hésiter seules quelques minutes à la fin du fiml sont dures a voir…

Tout le monde sait que les « pêcheurs japonais » tuent des baleines mais ce que nous ne savions pas c’est qu’il massacraient des dauphins aussi. J’utilise le terme « pêcheurs Japonais » et non pas « Japonais » car il ne faut pas amalgamer ce peuple a leurs pêcheurs. Les japonais ont d’ailleurs eux même découvert ces pratiques grace a ce documentaire car au Japon comme partout dans le monde les médias sont controlés et l’information filtrée pour favoriser les pouvoirs économiques en place.

La majorité du peuple Japonais est contre le massacre des baleines et encore plus des dauphin !
Ce point est important a rappeler.

Autre chose important, si vous aimez un temps soit peu ces mamifères, voici ce que vous devez faire pour que cela s’arrete:
Louez le film, diffusez cet article et n’allait jamais dans un parc aquatique, aquarium, hotel ou tout autre endroit pour voir des dauphins apprivoisés ! En faisant cela vous contribuez a alimenter cette industrie !
Idem pour les zoos d’ailleurs, il faut boicoter tous ces endroits « Dysneytisé » car en payant le droit d’entrée vous légitimez leur captivité et le business de ces pêcheurs de mort.

5 COMMENTS

  1. autres articles du web sur ce sujet:
    On ne compte plus les récompenses que The Cove a reçu dans différents festivals… Bon allez, si, on compte : douze en tout ! Et alors que le film doit sortir dans les salles américaines le 31 juillet, c’est la communication qui s’amplifie, pour faire du documentaire, outre un succès critique, un succès en salles !

    La stratégie définie par l’équipe de Richard O’Barry n’est en aucun cas celle du boycott des produits japonais, mais celle de l’information et de la médiatisation. Cette dernière s’opère à différents niveaux, et en premier lieu sur le Net, en utilisant les outils numériques.

    A côté du groupe Facebook, du Twitter et du widget de The Cove (que je vous invite évidemment à rejoindre et à héberger !), on trouve des pétitions, l’une en anglais, destinée à l’administration Obama et l’autre en japonais, adressée au gouvernement nippon.

    Il manque encore une pétition à adresser à l’Union Européenne par exemple, mais j’ai contacté Richard O’Barry pour avoir de plus amples renseignements et les posterai sur ce blog dès que je les aurai. En attendant, vous pouvez lire l’interview que j’ai réalisé avec lui à cette adresse.

    Concernant l’information…

    Voici les cinq choses que VOUS pouvez faire :

    1. Ecrire à nos dirigeants et aider à faire connaître la situation au Japon. Avant d’avoir de plus d’infos à ce propos, vous pouvez partager cet article (ou celui-ci présentant le film) par email ou sur Facebook (voir en bas de page les liens à ce propos).

    2. En apprendre plus à propos de la captivité des dauphins. Notamment en consultant cette brochure (en anglais) ou ces 10 bonnes raisons de ne pas se rendre dans un delphinarium.

    3. Choisir quels poissons consommer. Le thon, par exemple, est à éviter, puisque les filets dérivants causent la morts de nombreux dauphins chaque année. Pour ceux qui vivraient aux Etats-Unis, l’équipe de The Cove fournit ces différents guides.

    4. Aider les efforts de l’association Save Japan Dolphins.

    5. Soutenir les réalisateurs du documentaire avec vos dons.

    Je vous invite également à aller visionner cette vidéo présentée par Richard O’Barry (qui n’est autre que l’ancien dresseur de Flipper) récapitulant les moyens dont vous pouvez agir pour faire cesser cette pratique.

  2. autres articles du web sur ce sujet:
    Il y a quelques années, j’ai eu la chance de rencontrer un homme qui, après avoir été le dresseur de Flipper, a décidé de consacrer sa vie au militantisme anti-captivité. Son nom est Richard O’Barry, et il est aujourd’hui l’un des défenseurs les plus actifs de la libération des dauphins.

    Au cours d’un échange de mails que nous avons eu cet après-midi, il m’a conseillé de jeter un œil sur le site officiel de The Cove, un film documentaire récompensé par le “Prix du Public” au Sundance Festival. En toute modestie, il ne m’avait pas précisé quel rôle il y jouait ; ce n’est donc qu’en surfant sur le dossier de presse que j’ai découvert qu’il en était l’un des principaux acteurs !

    Naturellement, je lui ai réécrit pour lui demander de m’expliquer un peu plus avant ce projet : “Qui en a eu l’idée ?”, “Comment s’est déroulé le tournage ?”, “Quel est le but visé par ce film ?”. Grâce aux informations qu’il m’a transmises, je peux désormais apporter quelques réponses à ces questions…

    La petite baie

    The Cove (“La Baie de la Honte” en français) est d’abord un film engagé et dénonciateur. Le titre fait référence à une petite baie située à Taiji, au Japon. Chaque année, entre septembre et mars, des pêcheurs locaux y procèdent à de grands regroupements de dauphins. En perturbant leurs sonars, ils parviennent à les désorienter, puis à les rabattre grâce à de grands filets de pêche.

    La baie de Taiji, au Japon, est située au coeur d’une réserve nationale et constitue une forteresse naturelle ©2009 Oceanic Preservation Society LLC. All rights reservedDans cette baie, qui fait partie d’un parc naturel national, se déroule ensuite un spectacle macabre. Les pêcheurs procèdent tout d’abord à un tri : les plus beaux spécimens sont sélectionnés dans le but d’être revendus à des delphinariums, à des prix pouvant atteindre jusqu’à 150 000 $. Mais que se passe-t-il pour les milliers d’autres dauphins capturés ?

    L’information peut surprendre… Ces derniers sont vendus pour leur viande, qui finit sur les étales des marchés, dans les restaurants japonais ou encore les cantines scolaires ! Un dauphin mort rapporte ainsi environ 600 $.

    Des pêcheurs de la baie de Taiji avec leurs harpons ©2009 Oceanic Preservation Society LLC. All rights reserved.jpg

    Ce bain de sang dont les victimes sont des êtres intelligents et sensibles constitue un spectacle difficilement supportable. Contrairement à ce qu’affirme Joji Morishita de la Commission Baleinière Internationale (IWC), les dauphins ne sont pas tués instantanément ni de manière humaine : ils sont extirpés de l’eau, tirés sur le macadam, puis égorgés vifs – leur agonie se prolongeant souvent de longues minutes. Le film se termine par les images de ces mises à mort – une séquence choc, qui a pour but de montrer la réalité des choses et de faire réagir le spectateur.

    Car cette crique n’est pas un endroit isolé. Chaque année, de part et d’autres des régions côtières du Japon, ce sont pas moins de vingt-trois mille dauphins qui sont ainsi tués pour leur chair.

    Keep out – Le gouvernement japonais tient le public à l’écart de ce qui se déroule dans cette baie. ©2009 Oceanic Preservation Socie
    ty LLC. All rights reserved

    Tant qu’il y aura de la demande, ces massacres continueront. Pour cette raison, les réalisateurs du film insistent sur le fait que la viande de dauphin constitue un danger sanitaire. En effet, vivant dans une mer du Japon extrêmement polluée et se trouvant au bout de la chaîne alimentaire sous-marine, leur chair concentre des taux extrêmement élevés de mercure – jusqu’à plus de 3500 fois le seuil autorisé !

    L’industrie des delphinariums

    La demande menant à ces massacres ne provient pas seulement des quelques consommateurs japonais (moins de 1% de la population) de viande de dauphin.

    Elle est également liée à l’industrie multi-milliardaire des delphinariums, qui requiert en permanence de nouveaux spécimens pour ses parcs. Or, les dauphins présentent le désavantage de ne se reproduire que très difficilement en captivité. De nouveaux “clowns” doivent ainsi être capturés en pleine mer, et une bonne partie d’entre eux provient de la baie de Taiji.

    Derrière l’image joyeuse des delphinariums se cache une réalité plus tristeRichard O’Barry, qui constitue le héros de ce documentaire, est bien placé pour le savoir. Ce spécialiste des mammifères marins, ancien dresseur des dauphins ayant joué le rôle de Flipper dans la série éponyme, se sent en effet en partie responsable de l’essor de cette industrie du divertissement, ainsi qu’il le confie dans cette interview. Ce documentaire lui sert de tribune pour dénoncer le mensonge duquel s’entourent les parcs aquatiques. Le dauphin n’est pas un animal « toute douceur et gaiété », mais un animal sauvage, intelligent, et méritant de vivre dans son environnement naturel, en toute liberté.

    The Cove constitue ainsi un plaidoyer contre l’industrie des delphinariums – qui nous renvoient une image faussée du dauphin et contribuent à ce que Ric O’Barry appelle une forme de “mauvaise éducation”.

    Une vérité qui dérange

    Une Vérité Qui DérangeCertains journaux américains comparent déjà The Cove au film d’Al Gore, « Une vérité qui dérange ». Sorti en 2006, ce documentaire consacré à l’exposé des causes et des conséquences du changement climatique avait remporté un grand succès, engendrant des bénéfices de 50 millions de dollars et valant à son auteur un Prix Nobel de la Paix.

    La différence qui caractérise The Cove est son utilisation des techniques narratives propres au cinéma hollywoodien. A la différence du documentaire écologiste d’Al Gore, qui se présentait comme une conférence illustrée de quelques images et vidéos, The Cove se situe à mi-chemin entre le film d’action à la Ocean’s Eleven et le film d’horreur.

    The Cove tente ainsi d’allier le fond et la forme, sachant que, dans une société du spectacle vouée au sensationnalisme, le meilleur moyen de se faire entendre est parfois d’user des codes que, par son message même, il récuse en partie. Il n’a pas échappé à l’esprit des réalisateurs qu’une diffusion massive restait le gage le plus prometteur de la prise de conscience de cette réalité et, par là-même, de la transformation les mentalités.

    C’est tout ce que je souhaite pour ce film : qu’il serve de vecteur à une évolution des comportements. Et peut-être que dans six mois ou un an, ce coup d’éclairage médiatique portera ses fruits, engendrant de nouveaux débats, des mobilisations plus suivies, et des législations de plus en plus poussées. Et vous, qu’en pensez-vous ? Un film est-il susceptible de faire changer les choses ?

    Distribué en France par la société de Luc Besson, The Cove – La Baie de la Honte est sorti le 30 septembre. Le DVD sortira en France le 3 février. Vous pouvez le commander à prix réduit en cliquant ici.

  3. En Réponse au Reportage Japonais sur "The Cove"

    Éditorial du Capitaine Paul Watson

    AP/Mainichi Daily News

    La ville de la chasse aux dauphins désapprouve l'Oscar de "The Cove"

    Légende de photo: Un dauphin fait la démonstration d'une pirouette lundi dans un bassin de Taiji, dans la préfecture de Wakayama, où les visiteurs peuvent jouer avec les animaux. Le village de pêche japonais où a été tourné le film The Cove, vainqueur de l'Oscar du meilleur documentaire, a défendu lundi sa pratique de la chasse aux dauphins comme faisant partie de sa tradition. Les habitants de ce village excentré, niché sur la côte rocheuse, ont exprimé leur dégoût concernant ce film secrètement filmé, qui, ont-ils dit, a travesti la vérité, alors que peu d'entre eux ont reconnu l'avoir vu dans son intégralité.

    Capitaine Paul Watson: C'est extraordinaire. Les hommes qui abattent brutalement et cruellement des dauphins et remplissent la baie de sang ont l'audace de déclarer que ce film, basé sur ce qu'ils font, est "dégoûtant". Ils admettent que beaucoup de villageois n'ont pas vu le film et déjà l'accusent de détourner la vérité. Je ne pense pas qu'il soit possible de filmer l'abattage des dauphins autrement qu'en capturant la vérité. Sont-ils en train de suggérer que ces dauphins ne sont pas morts? Suggèrent-ils que le sang dans la baie est factice? Je serais curieux de savoir comment la vérité a pu être dissimulée…

    TAIJI, Wakayama (AP) — Le public présent au gala des Oscars a chaleureusement applaudi quand The Cove a gagné l'Oscar du meilleur documentaire pour sa représentation effroyable de la chasse au dauphin. De l'autre coté de la planète, les habitants du petit village japonais, montrés dans le film, ont détesté cette distinction et ont indiqué que tout ceci ne mettrait pas fin à leur tradition pluri-centenaire.

    Capitaine Paul Watson: Les habitants de Taiji ont l'arrogance de déclarer que le reste du monde a tort, et pas eux. Le mouvement de conservation ne se lassera jamais de défendre les vies des dauphins de la sauvagerie barbare des pêcheurs de Taiji.

    À Taiji, dans la préfecture de Wakayama, les habitants se sont regroupés dans des restaurants où l'on sert de la baleine et ont fait des roulements d'yeux à l'annonce de l'attribution de l'Oscar au film qu'ils voient comme une nouvelle vision étrangère biaisée de leur culture.

    Capitaine Paul Watson: Qu'est ce qui est biaisé quand on dépeint le massacre brutal des dauphins ? Il semble que la menace de l'empoisonnement par le mercure ne semble pas beaucoup les tracasser. Cela a du être humiliant de voir la foule encourager un film qui expose leurs crimes barbares au monde entier.

    Le village de 3.500 personnes chasse les dauphins et les baleines depuis le début des années 1600. Il se proclame "la ville des baleines" et a un couple de statues massives de baleines apparaissant au-dessus de la route principale. "The Cove" fait référence à Taiji et à sa pêche des dauphins comme "une petite ville avec un très grand secret", mais le conseiller municipal local Hisato Ryono a dit qu'il n' avait rien à cacher.

    Capitaine Paul Watson: Le long de la Côte d'Ivoire et de la Côte des Esclaves en Afrique, on capturait et vendait des esclaves bien avant 1600. Les baleiniers de Cape Cod ont tué des baleines à partir de 1600. La tradition est juste une excuse pour perpétuer des pratiques barbares et archaïques. La référence des statues de baleines me rappelle les têtes en pierre de Rapa Nui où ils ont coupé le dernier arbre et ont ainsi fait s'effondrer leur propre société juste pour continuer une "tradition environnementale" destructive. Naturellement, il n'y a plus rien à cacher maintenant. Grâce aux efforts de Sea Shepherd en 2003 et la sortie de The Cove en 2009, il n'y a plus de secret à cacher. La vérité au sujet de Taiji est maintenant révélée au monde entier.

    "Tout le monde le sait ici. L'eau tourne presque au rouge pendant la chasse. L'abattage se déroule dans un secteur caché parce qu'il est désagréable à regarder, de la même façon qu'il l'est pour les vaches, les porcs ou n'importe quel autre animal", a dit Ryono, qui raconte avoir été dupé en apparaissant dans le film.

    Capitaine Paul Watson: Les tueurs de dauphins comparent constamment ce massacre à l'abattage des porcs ou des vaches. Pourtant il n'y a aucun abattoir dans le monde qui pardonnerait la cruauté vile de l'abattage de Taiji où les animaux sont frappés avec des clubs, harponnés à plusieurs reprises dans différents endroits de leur corps, frappés et noyés dans leur propre sang. C'est comme comparer une cellule de prison municipale à un camp de concentration nazi. Je suis sûr que les gardiens de prison allemands ont probablement dit "Pourquoi cette agitation? Vous devez bien avoir vous aussi des gens en prison?" L'endroit où le massacre a lieu était ouvert au public jusqu'à ce que Sea Shepherd expose l'abattage en Octobre 2003. Je me demande comment Ryono "a été dupé" dans son apparition dans le film? Tout le monde à Taiji savait que l'équipe de tournage était là.

    "C'est un groupe très uni de pêcheurs. Plus ils se sentent coincés, plus ils repousseront les étrangers. Ils n'arrêteront pas cette chasse même avec cette pression," dit Ryono.

    Capitaine Paul Watson: Ils ne se seraient jamais arrêtés sans cette pression. Agir pour exposer et s'opposer à l'abattage des dauphins semble plus logique que de ne rien faire. Au moins, en agissant, il y a une chance de succès. En ne faisant rien, il n'y a aucune chance de succès.

    Le gouvernement japonais permet de tuer environ 19.000 dauphins tous les ans.

    Taiji chasse environ 2.000 dauphins chaque année pour la viande — moins que dans d'autres endroits — mais cette singularité vient en partie de sa méthode dite "oikomi" de les rabattre en groupe et de les tuer près du rivage.

    Capitaine Paul Watson: Nous nous sommes opposés et avons arrêté l'abattage de dauphin sur l'île d'Iki et nous nous opposons à l'abattage des dauphins à Futo au Japon. Cependant, Taiji reste le meilleur endroit pour illustrer la cruauté et l'horreur de mise à mort du dauphin.

    Les dauphins, en plus d'être de la nourriture, sont également reconnus à Taiji comme des amuseurs de foule avec leur nature espiègle, ceci menant à des contrastes bizarres. Les pêcheurs de Taiji en capturent pour les vendre aux aquariums et l'endroit est constellé de cages marines offrant des sessions de rencontres avec les dauphins. La Dolphin Base fait payer 2.000 Yens ($22) pour une séance de 20 minutes à moins d'un kilomètre de la crique où des centaines des animaux sont poignardés et traînés à terre.

    Capitaine Paul Watson: Les nazis ont utilisé des filles juives réduites à l'état d'esclaves pour leur divertissement tout en assassinant leurs parents et enfants. Le manque d'empathie et l'incroyable ignorance des pêcheurs sont stupéfiants. Ils semblent manquer de tout sens moral. Les bordels près des chambres à gaz ressemblent tout à fait au fait de nager avec des dauphins dans des bassins le long d'une crique rouge de leur sang.

    Comme la plupart des résidents de Taiji, les soigneurs de dauphins ont à plusieurs reprises évité de parler à un journaliste étranger — une jeune femme a couru au loin quand elle a été interrogée.

    Au Dolphin Resort, un complexe moderne d'hôtel avec son propre bassin à dauphin, le directeur Kiyo Ikeda a accepté d'être interviewé à condition qu'il n'y ait aucune question au sujet des dauphins.

    Capitaine Paul Watson: Les habitants de Taiji sont intimidés par les gangsters sur les bateaux de pêche.

    "Nous n'avons pas beaucoup de clients étrangers dans cet hôtel" dit-elle.

    Capitaine Paul Watson: Je me demande bien pourquoi ?! Certainement, les visiteurs étrangers ne considèrent pas l'abattage sadique des dauphins comme une attraction touristique.

    Beaucoup d'habitants de Taiji ont déclaré qu'ils ne parleraient plus aux visiteurs étrangers en étant sous écoute, suite aux nombreux articles écrits de façon partiale avec des photos sanglantes et hors contexte.

    Capitaine Paul Watson: Je ne vois pas de quoi ils parlent. C'est comme dire qu'un tueur en série a le droit de justifier ses crimes. Comment voulez-vous montrer le massacre d'un dauphin sans défense "hors contexte" ? Dans quel contexte cela serait-il acceptable ? Y a-t-il un certain moment ou endroit où un massacre peut être documenté "dans son contexte" ?

    Après la victoire, la municipalité a publié un court communiqué de presse.

    "Il y a différentes traditions culinaires au Japon et dans le monde" dit le rapport. "Il est important de respecter et comprendre les cultures culinaires régionales qui sont basées sur des traditions historiques."

    Capitaine Paul Watson: Ce n'est pas une tradition culinaire. Derrière cet abattage, la principale force économique est de sélectionner et de capturer quelques dauphins pour les vendre aux aquariums et de faire une boucherie du reste. La tradition n'est pas une excuse pour anéantir une espèce. Les Japonais mangent également des hamburgers et consomment en fait plus de boeuf que toute l'Australie. Ainsi, il est inexact de dire que leur "culture culinaire" dépend des dauphins.

    Le documentaire, dirigé par Louie Psihoyos, suit Ric O'Barry, un soigneur pour la série télévisée des années 60 "Flipper" qui affirme qu'il est devenu activiste en raison du suicide d'un dauphin à cause de lui.

    L'équipe du film ont pénétré une zone interdite pour mettre en place les caméras qui ont enregistré le massacre.

    Capitaine Paul Watson: Le secteur en question est un parc national illégalement restreint.

    The Cove n'est pas encore sorti au Japon, mais sera diffusé en Juin dans une trentaine de cinémas du pays. Il a été montré au festival de film international de Tokyo en Octobre où les spectateurs lui ont donné des critiques d'avis multiples.

    Plusieurs Japonais qui apparaissent dans le film, y compris Ryono, le Conseiller Municipal, et Tetsuya Endo, un Professeur agrégé de l'Université des Sciences de Santé d'Hokkaido, disent qu'ils ont été dupés au sujet du film.

    Capitaine Paul Watson: Au Japon, c'est un stigmate social que de critiquer le gouvernement ou des pratiques. Ça n'est pas étonnant qu'ils réfutent leur apparition dans le film alors qu'ils ont signé pour, mais ça ne change en rien ce qu'ils ont dit. Il est malheureux qu'ils manquent de courage quant à leurs affirmations en raison de la coercition sociale.

    Endo, joint par téléphone lundi, a dit qu'il préparait une action en justice. "J'estime qu'ils devraient refuser cette récompense", a-t-il dit

    "J'estime qu'ils devraient avoir refusé la récompense", a-t-il dit.

    Capitaine Paul Watson: Je doute qu'Endo aille au bout de sa menace. Une plainte a peu de chance d'aboutir. Il a signé ce qu'il fallait en terme de responsabilité et a dit ce qu'il a dit. Il est trop tard pour revenir dessus.

    Les fonctionnaires japonais du gouvernement ont défendu les droits des pêcheurs à chasser des dauphins et ont qualifié le film de partial.

    "Il y a beaucoup de pays qui mangent des vaches et quelques autres qui mangent des baleines ou des dauphins", a dit Yutaka Aoki, directeur de la Division des Pêcheries au Ministère des Affaires étrangères. "Un film au sujet de l'abattage des vaches ou des porcs pourrait également être préjudiciable aux ouvriers de cette industrie."

    Capitaine Paul Watson: Il y a en fait beaucoup de films au sujet des abattoirs de vaches et de porcs, mais aucune séquence ne rivalise avec le massacre des dauphins à Taiji. Si un réalisateur de film devait exposer des pratiques cruelles et sadiques dans un abattoir, ce film se ferait remarquer. D'ailleurs, il y a à peu près deux ans, un film a été tourné secrètement par les ouvriers d'un abattoir brutalisant des poulets. Ces hommes furent licenciés, et c'est la cas presque à chaque fois où des violences dans les abattoirs sont dénoncées. La différence ici est que le gouvernement, local ou national, donne carte blanche à ces gangsters pour continuer leur comportement sadique.

    (Mainichi Japon) 9 mars 2010

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