Ton profil Facebook en cartoon : comment un jeu « innocent » est devenu une affaire de pédophiles

Au départ, l’initiative était simple et légère : remplacer sa photo de profil Facebook par un personnage de dessin-animé. Mais une rumeur de réseau pédophile a torpillé la campagne, tant et si bien que Facebook et un conseiller de Barack Obama se sont senti obligés d’intervenir.

Comment l’affaire a-t-elle pu si mal tourner ? Explications.

1. Au départ, un mouvement « innocent »

Mi-novembre, vous avez peut-être remarqué sur Facebook que vos amis, en guise de photo de profil, ont mis un personnage de dessin-animé.

Le but de ce mouvement : « ne plus voir aucun visage humain sur Facebook, mais une invasion de souvenirs d’enfance », rapporte AllFacebook.com, citant un message relayé sur le réseau social.

C’est aussi une manière d’honorer la journée internationale contre les violences faites aux enfants, le 19 novembre, et la journée internationale pour les droits de l’enfant, le lendemain, précise Snopes.com.

Certains profitent de l’occasion pour communiquer contre la pédophilie, à l’image de ce groupe :

Le mouvement est alors perçu comme « innocent et plutôt drôle », note AllFacebook.com.

Même la chaîne de télé pour enfants Cartoon Network emboîte le pas, en lançant sa « semaine » du 21 au 28 novembre, où chacun sera sur Facebook Mickey, Candie ou que sais-je encore.

2. La rumeur des pédophiles se propage

Une page Facebook attire l’attention. Sobrement intitulée « Change your profile picture to a cartoon character campaign », c’est la plus puissante du mouvement avec plus de 95.000 fans.

Elle se fait remarquer par la NSPCC, la société de protection de l’enfance britannique. C’est elle, involontairement, qui va mettre le feu aux poudres avec un message publié sur Twitter samedi.

« Bien que la NSPCC ne soit pas à l’origine de la campagne Facebook sur les dessins-animés d’enfance, nous saluons l’attention qu’elle a attirée sur notre travail ».

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CONTRE-COUP
Ton profil Facebook en cartoon : comment un jeu « innocent » est devenu une affaire de pédophiles

08/12/2010 à 17h51 – mis à jour le 08/12/2010 à 18h23 | – vues | – réactions
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Au départ, l’initiative était simple et légère : remplacer sa photo de profil Facebook par un personnage de dessin-animé. Mais une rumeur de réseau pédophile a torpillé la campagne, tant et si bien que Facebook et un conseiller de Barack Obama se sont senti obligés d’intervenir.

Comment l’affaire a-t-elle pu si mal tourner ? Explications.

1. Au départ, un mouvement « innocent »

Mi-novembre, vous avez peut-être remarqué sur Facebook que vos amis, en guise de photo de profil, ont mis un personnage de dessin-animé.
Le but de ce mouvement : « ne plus voir aucun visage humain sur Facebook, mais une invasion de souvenirs d’enfance », rapporte AllFacebook.com, citant un message relayé sur le réseau social.

C’est aussi une manière d’honorer la journée internationale contre les violences faites aux enfants, le 19 novembre, et la journée internationale pour les droits de l’enfant, le lendemain, précise Snopes.com.

Certains profitent de l’occasion pour communiquer contre la pédophilie.
Le mouvement est alors perçu comme « innocent et plutôt drôle », note AllFacebook.com.
Même la chaîne de télé pour enfants Cartoon Network emboîte le pas, en lançant sa « semaine » du 21 au 28 novembre, où chacun sera sur Facebook Mickey, Candie ou que sais-je encore.

2. La rumeur des pédophiles se propage

Une page Facebook attire l’attention. Sobrement intitulée « Change your profile picture to a cartoon character campaign », c’est la plus puissante du mouvement avec plus de 95.000 fans.

Elle se fait remarquer par la NSPCC, la société de protection de l’enfance britannique. C’est elle, involontairement, qui va mettre le feu aux poudres avec un message publié sur Twitter samedi:
« Bien que la NSPCC ne soit pas à l’origine de la campagne Facebook sur les dessins-animés d’enfance, nous saluons l’attention qu’elle a attirée sur notre travail ».

Sitôt, une rumeur se répand : si cette association n’est pas à l’origine de la page, ce sont des pédophiles, qui espèrent attirer des enfants et devenir « amis » avec eux sur Facebook.

Tout le week-end, les messages sur Facebook accusant « un groupe de pédophiles » d’orchestrer la campagne se multiplient, à l’instar de celui-ci.
Lundi, le tabloïd britannique The Daily Mail fait écho de la rumeur, générant une panique de masse.

3. Facebook calme le jeu

Que le plus gros réseau social du monde soit accusé d’être un repère de pédophiles, voilà qui fait tâche dans le paysage 2.0. Tant et si bien que le porte-parole de Facebook intervient dès lundi pour rectifier le tir.

« La rumeur est fausse », assure-t-il à Fox News.

Et d’expliquer qu’il y a tant de participants à cette campagne qu’il est impossible d’identifier leur âge, à partir de leur photo de profil. La démarche pédophile, si elle était réelle, serait vaine, selon lui.

4. Un conseiller de Barack Obama met en garde

Sollicité par Fox News, un collaborateur du Président des Etats-Unis, spécialiste de la sécurité en ligne, entre dans la ronde.
« Le coeur du sujet n’est pas de savoir si la campagne a été orchestrée par des pédophiles », confie à Fox News Hemanshu Nigam.
Le plus important, et ce dont il faut s’alarmer, c’est que n’importe qui sur Facebook peut envoyer des messages à des enfants, souligne-t-il.

5. Finalement, qu’en est-il de cette page Facebook ?
Pour de nombreux blogs et médias anglo-saxons, cette campagne est une parmi d’autres, comparable à celle sur la couleur du soutien gorge pour sensibiliser sur le dépistage du cancer du sein.

L’administrateur de la page incriminée, quant à lui, veut manifestement montrer qu’il est du bon côté de la barrière. Ainsi dans son profil, il est précisé : « Cette page n’est pas une page pédophile, mais beaucoup de gens ont abusé de cette page, ce qui en a fait un débat mondial ».

Et d’encourager les internautes à faire un don aux organisations qui luttent pour la protection de l’enfance.
L’administrateur a aussi choisi comme favoris 3 pages Facebook qui luttent contre les violences faites aux enfants.

Une chose est certaine , il faut faire attention lorsque l’on clique sur des pages « j’aime » ….

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