Louis Fouché est médecin anesthésiste et de réanimation. Avec sa femme Carole, médecin-scientifique aussi elle-même, et ses trois enfants, ils vivent dans un banlieue de Marseille, avec un magnifique petit jardin d’Eden où se baladent leurs deux poules et leur tortue.
Fin octobre, il a officiellement quitté son poste à l’hôpital de Marseille, où il a travaillé pendant 15 ans après 12 ans d’études. Durant la crise, il a mis sur pied le mouvement Réinfo-Covid, dont il est le porte-parole.
Un mouvement qui compte aujourd’hui plusieurs centaines de milliers de personnes, tous répartis sur la France, mais aussi sur la Nouvelle Calédonie, la Suisse, la Belgique, l’Australie, l’Espagne, le Québec et j’en passe.
Un mouvement avec des personnes de toutes horizons, prêtes à faire naître la nouvelle terre. Pour Louis, ce que nous vivons, « est une crise de tout ». Mais crise veut aussi dire « opportunité ».
Après la tempête, vient le calme : « Tu n’entends plus rien, et c’est le début d’autre chose. Actuellement, le vent souffle encore de tous les côtés, et soudainement, tout s’arrêtera ».
Durant cette crise, il a rencontré de merveilleux êtres qu’il ne connaissait pas avant. Tout son discours regorge d’espoir, et il dit que «c’est le moment de se lever, de faire ce qu’il faut et de changer le monde».
Car : « Tout seul tu ne peux rien faire, tu ne peux rien changer. Mais ensemble, OUI ! » C’est donc le moment d’aller à la rencontre de ses frères et sœurs et de relever le défi. Suivre son cœur.
Faire ce que l’on a envie de faire ensemble. Il nous invite à renouer avec le réel, de revenir dans le concret pour transformer la matière, et de se rendre compte que l’on a besoin de l’autre. Puis laisser éclore sa force, sa puissance infinie.
Et Louis Fouché souligne encore une fois que nous avons besoin de héros et de héroïnes… tout en nous présentant l’exemple du ‘Jardin des Fadas’ où quelques habitants de plusieurs grands immeubles proches de chez lui ont commencé à planter des fleurs, des arbres, faire un potager sur un immense terrain complètement aride, sans demander l’avis de quiconque.
« Petit à petit, des personnes âgées sont venues, au lieu de rester plantées devant la télé. Elles ont regardé, elles ont apporté leur gratitude et leur aisance matérielle, et ensuite, les enfants sont venus, et l’eau est arrivé…
Tout cela a permis de faire grandir le projet d’année en année : le jardin est devenu, pour finir, un lieu de rencontres, de partages.. » « Quand tu veux contraindre la vie, elle se défend. Elle envahit tout et la jungle prend pied… c’est très rassurant. » « C’est ce putain de facteur humain qu’il faut tourner en précieux facteur humain ».
« Il faut sortir du triangle de Karpman, bourreau-victime-sauveur, car ce triangle est éternel. » « On ne nous a pas dit que ça allait être facile ce que nous allons vivre. Mais il nous faut de l’utopie, elle nous aide à nous regrouper.
Et je crois que nous en sommes à ce moment-là où nous vivons quelque chose de très dur pour faire face à cette période cruciale où il est temps de grandir, de devenir responsables des fleurs, des plantes, des animaux, des êtres humains. Mais ce n’est pas facile, ça nécessite un travail… ».
Oui, Réinfo-Covid, est un mouvement qui va rentrer dans l’histoire. Une nouvelle terre est en train de naître, elle a besoin des héros et des héroïnes des temps modernes, et ces êtres là sont en train de se trouver et retrouver.
« De l’autre côté de la noirceur, il y a la grâce. Il s’agit de complètement se transformer. »
« Cette crise est une révélation, un dévoilement, une apocalypse. Et après l’apocalypse vient un autre monde. Nous ne reviendrons jamais au monde d’avant, n’en déplaise à ceux qui s’y accrochent encore ».

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