Un-rapport-s-inquiete-de-la-situation-en-Nouvelle-Caledonie_article_mainLors d’une mission d’information effectuée en septembre sur l’archipel, des députés ont constaté des « fragilités » dans le processus de réconciliation à l’œuvre depuis les accords de Matignon (1998) et Nouméa (1988).
Un rapport s’inquiète de la situation en Nouvelle-Calédonie

Lors d’une mission d’information effectuée en septembre sur l’archipel, des députés ont constaté des « fragilités » dans le processus de réconciliation à l’œuvre depuis les accords de Matignon (1998) et Nouméa (1988).

Ils appellent de leur vœu « l’émergence d’un nouveau consensus » entre les forces politiques du territoire.

En Nouvelle-Calédonie, après plusieurs années de violences, les points de vue des grandes formations indépendantistes et non-indépendantistes s’étaient, sous l’égide de l’État, rapprochés en 1988 dans le cadre des accords de Matignon, qui ont ensuite été précisés par les accords de Nouméa signés en 1998.

Un quart de siècle plus tard, la situation sur l’archipel n’est pas des meilleures sur les plans politique et social, s’il faut en croire le rapport de trois députés, Jean-Jacques Urvoas (PS, Finistère, président de la commission des lois constitutionnelles), René Dosière (PS, Aisne) et Dominique Bussereau (UMP, Indre-et-Loire). Après s’être rendus durant une semaine sur place, les trois élus ont publié, hier, le compte-rendu de leur mission d’information.

Les accords de Matignon et de Nouméa ont permis « de très larges progrès », notent en préalable les trois rapporteurs. La mise en œuvre des seconds a en effet donné à ce territoire du Pacifique des institutions stables fonctionnant dans un esprit de réconciliation. Trois provinces ont ainsi été constituées, dont deux avec une population à majorité kanak, tandis que l’ensemble de l’archipel est administré, sur la base d’un scrutin proportionnel, par une assemblée délibérante (appelée « congrès ») et un gouvernement élu par cette dernière.

« Des rivalités politiques et personnelles »

En dépit de ces avancées, ces députés estiment qu’il ne faut « pas occulter les quelques fragilités qui se sont fait jour » et qui mettent la collégialité de la gouvernance « à l’épreuve ». Ces fragilités, précise le rapport, sont la conséquence de « rivalités politiques et personnelles » qui ont pris prétexte de la question du choix du drapeau néo-calédonien – posée en 2011 – pour éclater.

Il en résulte « une frappante dispersion des formations politiques » du camp non-indépendantiste (ou « loyaliste »), qui est aujourd’hui divisé en cinq partis. En 1988 et 1998, au moment de la signature des accords de Matignon et Nouméa, celui-ci était globalement uni sous la bannière du Rassemblement pour la Calédonie dans la République (RPCR), fondé en juillet 1977 par Jacques Lafleur. Quant au camp indépendantiste, s’il apparaît plus homogène, il n’en connaît pas moins « des divisions internes ».
« De fortes disparités sociales »

Les trois rapporteurs soulignent deux autres sujets d’inquiétude, qui compliquent un peu plus la situation politique. La persistance de « fortes disparités sociales » sur fond de « vie chère », et le « retard pris dans le transfert de compétences » de l’État français au gouvernement de Nouméa.

Aussi, dans la perspective du lancement du processus d’autodétermination, prévu l’an prochain après les élections provinciales de mai 2014, ils souhaitent « l’émergence d’un nouveau consensus » entre les parties prenantes aboutissant enfin à « une solution politique et institutionnelle pérenne ».

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L’affaire du drapeau a laissé des traces

– Au début du mois de février 2010, le gaulliste Pierre Frogier, alors président de l’assemblée de la province du Sud, suggère – en application des accords de Nouméa – de choisir un double drapeau, celui de la France et celui de l’organisation indépendantiste FLNKS. Le président de la République Nicolas Sarkozy et son premier ministre François Fillon approuvent ce choix.

– En juillet 2010, le gaulliste Harold Martin, président du congrès de la Nouvelle-Calédonie, émet également le voeu que ce double emblème soit arboré. Mais Calédonie ensemble, formation dissidente du parti gaulliste RPCR et présidée par Philippe Gomes, refuse de voter et propose un drapeau unique.

– En mars 2011, les ministres étiquetés Calédonie ensemble démissionnent du gouvernement de Nouméa et le congrès ne parvient pas à élire un nouvel exécutif stable.

– En juillet 2011, à Paris, le parlement vote une loi organique qui prévoit un mécanisme pour limiter la paralysie des institutions.

ANTOINE FOUCHET pour lacroix.com

8 COMMENTS

  1. Moi je propose de balayer tous ces opportunistes et d élire des nouvelles têtes plus jeunes et moins corrompus indépendantistes et non indépendantistes de supprimer ces postes de « ministres » d une fausse république .On se plaint de la multiplicité des postes de fonctionnaires en métropole et l on fait pareil pour 250000 habitants c est scandaleux cela suffit de jouer avec notre argent. il va falloir que ces gens sachent ou se rappellent que nous sommes leurs patrons nous qui votons .
    Qu ils se mettent au boulot et fissa !

  2. Bla bla bla comme d’habitude et puis deux ou trois infos avec date à l’appui dont une qui fait sourire…

    « Mais Calédonie ensemble, formation dissidente du parti gaulliste RPCR et présidée par Philippe Gomes, refuse de voter et propose un drapeau unique. »

    Ben non CE ne propose pas un drapeau unique, mais la recherche d’un drapeau qui soit celui de tous les Calédoniens avec le tricolore !!! En fait CE ne fait que proposer d’appliquer ce qui est prévu dans les ADN et rien d’autre ??? Ils ont même proposé un drapeau « commun », drapeau que je n’aime pas d’ailleurs…!!!

  3. Non Eric, CE n’a fait que surfer sur la peur du drapeau « indépendantiste » en refusant d’allier de dernier au drapeau Français niant par ce fait tous symbole visible du destin commun pourtant tant appelé par toutes les instance politique (CE compris) du pays tout en argumentant d’une pseudo négociation d’une indépendance « dans le dos du peuple » et ce à l’unique fin électoraliste … comme à son habitude.

    Bilan des courses : une élection de CE aux législatives (à quel prix …), une interdiction formelle de discussion entre indépendantistes et non indépendantistes sans risquer d’être considérés comme des traitres à la cause et un retour de 20 ans en arrière.

    En conclusion : une « brillante » stratégie électoraliste mais une pitoyable stratégie d’avenir pour la Nouvelle Calédonie.

    – On a gagné … on a gagné …
    – Oui mais qu’avez vous gagné ?
    – On en sait rien mais on a gagné … on a gagné …

    Tu peux sourire oui : bravo !!

    • ???
      Pas du tout Victor, tu continus à te convaincre de quelque chose qui n’existe pas et n’a jamais existé parce que cela ne pouvait pas exister !!!

      Il n’est pas question de « peur » du drapeau indépendantiste, il est question de son acceptation en dehors des ADN, c’est pas pareil… Vous avez été plus loin, volontairement ou non d’ailleurs, vous en avez fait le drapeau de la NC « non indépendante », c’est pire !!!

      Quand à la « négo » dans le dos des Calédoniens, elle n’est pas tout à fait liée à ce geste, elle peut éventuellement en découler, mais elle n’est pas concomitante… PF a d’abord voulu se remettre dans la course politique parce qu’il en avait été écarté, et ce geste est une surenchère vis à vis des loyalistes qui avançaient avec les indépendantistes à l’époque…

      Le double drapeau n’est et ne pourra jamais être une solution, même transitoire, c’est juste une connerie et rien d’autre…

      Heu par contre je vois pas pourquoi tu parles d’interdiction de discussions avec les indépendantistes ???

      Discuter n’est pas un problème, mais se mettre d’accord, s’arranger entre certain dans son coin sur l’avenir de la NC, çà c’est pas bien et c’est surtout pas la même chose, là aussi…

      Mais tu sais tout çà, c’est le désespoir qui t’anime mon pauvre ami, t’as plus que tes yeux pour pleurer la bonne époque celle ou tu étais dans le camp de ceux qui compte…. Malheureusement aujourd’hui tu soutiens un mouvement qui ne pèse plus rien, en tous les cas pour le moment…

    • Pourquoi gros raciste ???
      T’as vu ou que les blancs c’était tous des gros ???
      Non non je t’assure qu’il y a des gros même chez les mélanésiens…. Ah ben tient LKU, c’est pas un maigre et en plus c’est un raciste, alors tu vois ton exemple n’est pas bon mon lapin…

      En fait mon cher « convers » je trouve que tu sens un peu mauvais… Serait-ce à cause de ton blase ??? Sans dec avoir un pseudo de godasse, çà ne s’invente pas pas pour un mec qui pu dans ces interventions !!!

  4. Les racistes existent dans l les deux camps alors il faut trouver mieux comme excuse il fallait faire un referendum pour demander l avis des gens pour ce drapeaux et arrêter de nous imposer tous les quatre matin une nouveauté pondu en petit comite sans notre aval.Ces rigolos nous prennent pour des abrutis .Il faut exiger notre avis pour des décisions de cette importance

  5. On s’en fout du drapeau, y’a plus important comme le chomage, le pouvoir d’achat. Arrêtons avec ces conner…… Franchement le débat politique devient détestable. De toute façon c’est comme, le mariage pour tous, pendant ce temps la on occulte les vrais problèmes, et les magouilles continuent en douce jusqu’a ce que ce système explose…

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