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Un simple médicament générique permet de soigner l’alcoolisme, le tabagisme et les addictions

Le baclofène est un médicament ancien vendu en France sous le nom de Liorésal. Ce médicament, qui est maintenant devenu générique, est bien connu des neurologues pour son action contre les spasmes musculaires, notamment chez les paraplégiques et dans les douleurs lombaires sévères. Il est aussi doué d’un pouvoir tranquillisant, avec très peu d’effets secondaires.

 

La découverte du professeur Ameisen : l’usage du baclofène comme médicament anti-addictions

Le professeur Ameisen, un professeur de cardiologie français exerçant aux Etats Unis, s’est guéri lui-même de son addiction à l’alcool grâce au baclofène. Il avait été alerté des effets du baclofène sur les addictions par une amie qui lui avait transmis un article publié dans le New York Times. Cet article racontait l’histoire d’un homme traité, dans un service de l’université de Pennsylvanie, à Philadelphie, par 60 mg/jour de baclofène pour des spasmes musculaires. Or, ce patient était aussi cocaïnomane, alcoolique et fumeur. En augmentant spontanément et très légèrement la dose de ce myorelaxant, pas assez efficace à son goût pour ses spasmes musculaires, ledit malade avait remarqué que cela réduisait son envie et son plaisir de consommer les diverses drogues.

Le professeur  Ameisen retrouva également des travaux montrant que les rats rendus dépendants à la cocaïne s’arrêtaient complètement de consommer la drogue lorsqu’ils recevaient du baclofène. De tous les médicaments de l’alcoolisme, le baclofène était le seul à provoquer cet effet. Mais, si les chercheurs avaient montré que cela se vérifiait pour l’alcool, l’héroïne, les amphétamines et la nicotine, les médecins spécialisés dans la dépendance étaient complètement passés à côté de cette mine d’or. Le professeur Ameisen, qui avait suivi en vain plusieurs cures de désintoxication, en parla aux médecins qui le suivaient, mais aucun n’avait entendu parler du baclofène. Après avoir interrogé de grands neurologues sur son innocuité, le professeur Ameisen décida de se traiter seul. Le 22 mars 2002, il commença à raison de 5 mg trois fois par jour. Premiers effets : une détente musculaire magique et un sommeil de bébé. Il a alors augmenté progressivement les doses jusqu’à 180 mg/jour. Il se sentais calme, avec un sentiment de bien-être et d’assurance jamais éprouvés, un réconfort qu’aucun autre médicament contre l’anxiété ne lui avait apporté. Et son envie de boire  commença à diminuer. Comme effet secondaire, il éprouvait parfois un peu de somnolence, mais, même s’il prenait de l’alcool en même temps, il n’avait aucun autre effet secondaire.

Pour prouver le bien-fondé de son traitement et après avoir questionné d’éminents spécialistes qui prescrivaient du baclofène, il mit au point un protocole thérapeutique rigoureux qui lui permit d’expérimenter sur lui-même ce médicament à haute dose, seul et contre l’avis de ses médecins. Début 2004, après une période sans traitement, il reprit du baclofène à raison de 30 mg/jour. Il augmenta progressivement la dose jusqu’à 270 mg/jour. Il avait alors les idées claires et, surtout, les autres pouvaient boire devant lui sans que cela ne le tente. Il a ensuite réduit progressivement la dose à 120 mg/jour, car il était un peu somnolent, tout en l’augmentant de 20 à 40 mg/jour dans les situations de stress. Depuis, il vit un conte de fées : plus d’attaques de panique et surtout une indifférence totale à l’alcool. Il se sent en totale sécurité et a pleinement confiance en lui.

Persuadé que son expérience pouvait servir à de nombreux autres toxicomanes, il a rédigé un article, publié par la revue scientifique Alcohol and Alcoholism. Il fut ainsi le premier médecin à révéler son addiction. Il reçut les félicitations des plus éminents spécialistes mondiaux, essentiellement neurologues et physiologistes, qui saluèrent cette suppression complète, rapide et sans effort de l’alcoolisme comme une découverte capitale. Mais malgré cela, le traitement restait pratiquement inutilisé. Un autre de ses articles a été publié en août 2005 dans le Journal of the American Medical Association , l’une des plus prestigieuses revues médicales au monde. Il y demandait à nouveau la réalisation d’essais cliniques en double aveugle avec le baclofène. Il en avait même rédigé le protocole, mais cet essai ne fut pas mis en place. Les industriels du médicament n’ont rien à gagner avec un médicament génériqué depuis longtemps. Les neurologues ne traitent pas les addictions. Les spécialistes des addictions, et plus encore les généralistes, hésitent à prescrire un produit qu’ils connaissent mal, qui plus est à ces doses (la posologie légale du baclofène est inférieure à 80 mg/jour). Et puis il y avait toujours le dogme selon lequel l’alcoolisme est irréversible.

Pour faire bouger les choses, il écrivit alors un livre  “Le dernier verre”. Il reçut les témoignages de malades auxquels leurs alcoologues prescrirent ce traitement, notamment aux Etats-Unis et en Suisse. Tous lui dirent que cela les avait libérés de leur dépendance, qu’elle soit à l’alcool, à la drogue ou à la nourriture. Quasi sans effet secondaire, en dehors d’une légère somnolence et parfois d’une faiblesse musculaire qui s’estompent toujours très rapidement.

En Nouvelle-Calédonie, la prescription de ce médicament générique permettrait à la CAFAT de faire des économies substantielles … Pourtant, il serait interdit aux médecins du territoire de prescrire du liorésal pour soigner les addictions à l’alcool, à la drogue, au tabac … parce que ce traitement ne figure pas dans la notice et l’autorisation de mise sur le marché dudit  médicament …

49 réponses

  1. Gribby

    Voici également les adresses de l’association BACLOFENE – http://www.baclofene.orghttp://www.baclofene.com

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  2. Oui le baclofène peut faire économiser beaucoup d’argent et sauver des vies mais certains n’en veulent pas.
    Trop d’intérets financiers en jeu
    Et non, il n’est pas interdit de prescrire en France métropolitaine au moins, la prescription est encadrée par des règles dont le non remboursement des médicaments

    L’association BACLOFENE se bat pour faire reconnaitre le baclofène
    Aidez nous, signez la pétition le SCANDALE du baclofène, obtenons au plus vite une extension de l’AMM http://liencs.fr/040

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  3. moneo1

    il faut avaler des quantités très importantes du médicament et une hirondelle ne fait pas le printemps… quand on aura 10/15 ans de recul sur une consommation importante et ses conséquences sur la santé des patients ,il sera temps de direOK
    pour l’instant c’est intéressant mais doit être étudié

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    • Gribby

      Ce médicament qui doit encore être étudié en France a guéri de nombreux patients dépendants de l’alcool, des drogues, du tabac … aux USA, en Suisse…

      S’il faut attendre 10 ans pour être traité au baclofène, on a largement le temps de crever tout en ayant gâché sa vie!

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  4. Faux il ne faut pas avaler des quantités impressionnantes de baclofène. La dose moyenne permettant d’être guéri est de 140mg/j soit le double de ce que prennent les malades spastiques
    De plus cela ne dure qu’un temps, quelques mois puisque ensuite on diminue la dose
    Quant aux hirondelles elles se comptent désormais par centaines alors faut il laisser mourrir des gens avant de dire on y va ?

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    • Gribby

      Tout à fait. En plus, le baclofène, par son effet anti craving, peut aussi traiter le tabagisme et la boulimie, addictions pour lesquelles les doses sont plus faibles (30 mg pour la boulime)…

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      • Malheuresement, je ne pense pas. Les doses sont au contraire extrêmement élevées pour la boulimie. A telle point qu’à ma connaissance peu y arrivent

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        • Gribby

          ça dépend des gens! Pour ma part, 10 mg suffisent!
          Dans l’étude américaine qui a été faite sur le sujet, je crois me rappeler que la moyenne était de 30 mg et pour certains, la dose journalière était de 10 mg. L’étude concluait que pour ceux qui étaient réceptifs au médicament, 30 mg suffisaient en général… et pour ceux qui n’étaient pas réceptifs au médicament, ça ne servait à rien d’augmenter la dose…
          c’est vrai que pour la boulimie, ce n’est pas comme pour l’alcool! Il y a ceux pour lesquels ça marche et ils le savent rapidement… et il y a ceux pour lesquels ça ne marche pas. Dans l’étude, c’était 50/50 à peu près.

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  5. La Grenouille Verte

    le probleme avec la medecine moderne (je ne vais pas elaborer…), celle qui soigne des maladies et pas des hommes, celle qui est super si tu as une appendicite aigue, mais qui est aussi celle a la solde des labos, c’est que l’on soigne les symptomes, pas les causes, donc, l’alcoolisme, tu ne tombes pas dedans par hasard (Obelix, fini, je sais que tu aimes bien les Gaulois, les Gauloises, moneo1 ?…), et la premiere chose a faire, c’est soigner les raisons de cet alcoolisme, la c’est moins facile (surtout sans les labos…) et apres que les traumas de la vie ont ete elimines, la tu soignes la dependance, ok? Tout le reste c’est voue a l’echec…

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    • Gribby

      Je crois que les addictions ont de multiples causes : des causes culturelles et sociales mais aussi des causes inhérentes au physique de la personne elle-même.

      Par exemple, les récepteurs cérébraux aux endorphines seraient impliqués dans la boulimie, selon une découverte récente (2005) qui explique le caractère addictif de ce trouble du comportement alimentaire.
      Publiée dans le « Journal of nuclear medecine« , l’étude menée par Angela Guarda, psychiatre à l’école de médecine John Hopkins à Baltimore, identifie pour la première fois, une cible moléculaire potentielle, les récepteurs aux endorphines. Les chercheurs ont alors examiné le métabolisme cérébral de chaque patient en recourant à la tornographie par émission de positions (TEP), qui utilise un composé radioactif se fixant sur les récepteurs µ-opioïdes du cerveau.
      La fixation sur les récepteurs µ-opioïdes du cerveau était plus faible au niveau du cortex insulaire gauche chez les boulimiques que chez les autres. Cette région du cerveau est impliquée dans le processus du goût, ainsi que dans l’anticipation et la récompense d’un repas.

      De ce fait, un traitement chimique est souvent nécessaire, en conjugaison avec d’autres approches : psychologique, cognito-comportementale …

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  6. Pas d’accord avec toi, tout le monde a des soucis dans la vie et tout le monde ne devient pas dépendant.
    Donc pour moi l’alcoolisme est une maladie neurobiologique à soigner avec un médicament.
    On tombe dedans parce que l’on a un déficit en GHB

    Je précise que je n’avais aucune raison psy de devenir dépendante, vie tranquille et équilibrée, enfance normale, pas de traumatisme. Mais mon grand père était alcoolique, d’où pour moi un coté héréditaire

    L’alcoolisme peut bien sur entrainer des pbs psy ou il peut y en avoir par ailleurs. Soignons les en complément

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    • La Grenouille Verte

      j’ai une reponse, ma chere Sylvie, mais elle est en en attente de moderation…

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  7. La Grenouille Verte

    je ne parle pas de ‘soucis’, je parle de traumatismes,, qui peuvent etre d’enfance, ou apres, mais plus serieux que les factures a payre…Par la meme occasion, une chute quand on est enfant, ou etre un peu bouscule par les autres, c’est un trauma. Le trauma il peut aussi se produire pendant la grossesse de la maman, enfin, tout un repertoire… Tu peut tout soigner -ou presque, surtout ce qui rapporte aux labos..- avec les medicaments, souvent par contre, tu soigneras… les symptomes… Mon experience de specialiste, c’est quil y a une cause sous-jacente qu’il faut d’abord traiter, si trauma, evacuer… Il y aura toujours l’exception, bien sur ou la, le Baclo, sera adapte, et le facteur genetique peut aussi etre pris en compte…

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    • Je ne crois pas du tout à cette théorie des traumas qui seraient la cause de l’alcoolisme.
      De part mon expérience en premier lieu et parce que sur notre forum, nous voyions des personnes guérir de leur alcoolisme en 2 mois alors qu’ils avaient auparavant sans succès cherché le pourquoi du comment de leur maladie.

      Qu’il y ait très souvent des troubles psy par ailleurs est indéniable et il faut les soigner mais pour moi c’est à coté de la maladie alcoolique

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      • La Grenouille Verte

        Les traumas (il faudrait que j’elabore aussi sur ce qu’est un trauma, trop long, bien evidemment, mais je vous ai mis sur la voie en parlant des etres in utero, lui/elle/eux/elles aussi victimes quelque fois de traumas, traumas qui vont avoir une influence nefaste beaucoup d’annees plus tard… une fois un client m’a dit quand je lui est demande si il avait eu des traumas ds sa vie, il m’a repondu: ” oui, j’ai eu des traumas, mais dans une autre vie”… Il etait bouddhiste… J’ai accepte cette possibilite, et ai traite ses traumas d’une autre vie… avec succes- sans vouloir me vanter et a ma grande stupefaction-. Certains auraient souri, je l’ai pris au serieux… On est loin de bien connaitre l’etre humain, l’univers ds lequel il evolue, dont il fait partie, imagine un instant ce que sera la medecine dans 200 ans, on rigolera bien du Baclofene, c’est sur, comme on rigole maintenant des toubibs du 19eme siecle…) Les traumas (tous) sont, non seulement -mais pas seulement- la cause, de l’alcoolisme, mais aussi la cause de beaucoup de problemes psy… Souvent refoules dans les profondeurs de l’inconscient, du subconscient et ailleurs (pas dans le sens psychanalytique du terme, pour les traitements -souvent de pointe- a mettre en place…), oui, c’est sur aussi…
        Tu ne deviens pas alcoolo par hasard, les genes jouent un role, oui, dans certains cas, le mode de vie (Lifestyle) aussi, oui, mais ceux/celles- la ne representent qu’un petit nombre… Quand un alcoolique se presente chez moi, son alcoolisme je le vois comme un arbre qui cache une foret, a moi de reveler la foret, les autres arbres la composant… Les traitements a mettre en place s’apprenn, puisqu’ils existent, mais si le praticien reste dans l’orthodoxe, la aucune chance de traiter avec succes (ou le taux de reussite sera faible, les psy ils n’ont que 4% a 5% statistiquement environ de taux de reussite avec leur ‘merde’ -souvent, encore…- de medicaments, les psyCHOLOGUES et autres psy en tout genres, ils ont aussi 4 a 5%, donc, ils faut se tourner vers d’autres modalites, techniques si l’ont est serieux est que l’on a comme priorite l’interet du patient… Il faut SORTIR DU CERCLE !

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        • Gribby

          Grenouille, ton approche est intéressante! Qu’est-ce que tu fais exactement? Comment s’appelle ta discipline?

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          • La Grenouille Verte

            impossible de te repondre, Gribby, les lois francaises me l’interdisent, meme -surtout- ici…

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          • La Grenouille Verte

            l’article du code de ‘la route’ en question (ou tu vas croire que je suis une charlatane…):

            Article 19 (article R.4127-19 du code de la santé publique)

            La médecine ne doit pas être pratiquée comme un commerce.
            Sont interdits tous procédés directs ou indirects de publicité et notamment tout aménagement ou signalisation donnant aux locaux une apparence commerciale.

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  8. moneo1

    vous écrivez
    “Début 2004, après une période sans traitement, il reprit du baclofène à raison de 30 mg/jour. Il augmenta progressivement la dose jusqu’à 270 mg/jour. Il avait alors les idées claires et, surtout, les autres pouvaient boire devant lui sans que cela ne le tente. Il a ensuite réduit progressivement la dose à 120 mg/jour, car il était un peu somnolent, tout en l’augmentant de 20 à 40 mg/jour dans les situations de stress. Depuis, il vit un conte de fées : plus d’attaques de panique et surtout une indifférence totale à l’alcool. Il se sent en totale sécurité et a pleinement confiance en lui.”
    ça fait beaucoup, et il est probable que chaque individu étant unique chaque fois la dose utile sera différente ;il manque donc une étude suffisamment longue sur suffisamment d’individus. il ne faudrait pas mourir guéri de l’alcoolisme
    encore que cette expression est inappropriée on ne guérit pas de l’alcoolisme ;je suis d’accord avec vous sur les causes génétiques.
    quand on est alcoolique la seule façon de s’en sortir définitivement c’est de ne plus boire comme dirait un Alcoolique Anonyme certes 24 heures à la fois tout en ne précisant pas qu’il n’ y a pas de limites aux 24H….

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  9. Oui chaque individu est différent et la dose est propre à chacun, et alors ?
    On augmente le baclofène jusqu’à trouver la dose qui nous convient

    Mourrir guéri de l’alcoolisme ? Tout le monde meurt y compris et surtout les abstinents qui finissent quasoiiment toujours par rechuter
    Et malheureusement pour eux, ils ont du affronter la souffrance que représente cette contrainte

    L’abstinence n’est pas la seule solution et c’est tant mieux

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  10. Gribby

    Monéo 1 a écrit : “quand on est alcoolique la seule façon de s’en sortir définitivement c’est de ne plus boire comme dirait un Alcoolique Anonyme.”

    Oui, c’est le dogme en matière de lutte contre l’alcoolisme. Pour s’en sortir, il fait être abstinent, il faut être vertueux! On comprend alors pourquoi le baclofène dérange … parce qu’il va à l’encontre de ce dogme! Pendant des années, on nous a fait croire que l’abstinence à vie était la seule solution … et- maintenant les addictologues découvrent que d’anciens alcooliques soignés au baclofène peuvent reboire, et de plus, de manière raisonnable…ça bouleverse toutes leurs certitudes! L’une des raisons profondes de l’hostilité de certains professionnels à l’usage du baclofène, c’est qu’il les oblige à se remettre en question!

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  11. Gribby

    Au-delà de la frilosité de certains professionnels chamboulés dans leur petit confort intellectuel, l’hostilité au baclofène serait surtout motivée par des questions de gros sous.

    D’abord, les professionnels ne se sont pas bousculés pour faire des essais … parce ce que cela ne leur rapporte rien car le baclofène est un médicament générique!

    Ensuite, les laboratoires doivent rentabiliser les investissements qu’ils ont effectués pour développer les produits anti-addiction actuels tels que les patchs, méthodes pour arrêter de fumer… De ce fait, l’usage généralisé d’un médicament générique comme le baclofène, n’arrangerait pas leurs affaires…

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  12. moneo1

    Gribby l’alcool est une drogue qui te bousille les neurones et tout le corps: un véritable alcoolique est celui qui ne maitrise plus sa consommation ;une consommation régulière mais quotidienne est aussi néfaste pour ta santé…tu ne seras pas bourré mais..
    Contrairement à sylvie imbert je ne crois pas au complot ou alors au complot inverse les alcooliers savent qu’on boit beaucoup plus en buvant tous les jours de petites quantités de manière dite sociétale.
    c’est marrant que dés qu’on touche à une certitude aussitôt ça bloque ,je ne suis pas contre le baclophène mais je dis ça nécessite des études complémentaires ;au point ou nous en sommes …
    remarque complémentaire avec à0,5 gr d’alcool t’es bourré pour le code de la route alors baclophène ou pas vaut mieux tutut le p’tit pépère avec grande modération

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    • Gribby

      Pourtant, le whisky à petites doses, c’est bon pour les artères!

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      • La Grenouille Verte

        Le Whisky BLANC est mieux, aussi pour la ‘gueule de bois’… J & B, etc…

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  13. Ce n’est pas le complot des alcooliers, quoi que cela les arrange bien parce que quand même 2 millions d’alcooliques ça boit
    Je dis que ceux qui bloquent sont les alcoologues et en premier lieu les membres de la SFA et FFA

    Parce que le jour où le baclofène sera reconnu, le changement va être énorme et les profits en baisse pour pas mal

    Il est bien connu que personne n’aime le changement ni perdre de l’argent

    Ca bloque surtout quand on ascène une certitude : celle que l’abstinence est la seule solution
    Même les alcoologues la remettent en question, il n’y a plus guère que les AA pour ne pas en démordre

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    • Gribby

      Pour les alcooliques anonymes, c’est dur de réaliser qu’ils ont fait des sacrifices pendant des années sans raison, qu’ils ont bâti leur vie sur du vent… le réveil est rude! Toute proportion gardée, ça me rappelle un peu le choc des calédoniens auxquels on a fait croire pendant des années qu’ils resteraient toujours français…

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  14. moneo1

    et ça arrangera beaucoup le laboratoire fabricant cette molécule ce sera même le jackpot..

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    • Gribby

      Pour le labo, c’est trop tard! Le baclofène est générique depuis des années maintenant… il n’y a plus de royalties dessus depuis des années … ça explique pourquoi les labos ne se sont pas bousculés pour faire des essais! Ils n’ont pas d’intérêt financier…

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      • La Grenouille Verte

        VRAI !!

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    • La Grenouille Verte

      VRAI !!!

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  15. Gribby

    Les essais de médicaments ne devraient être motivés que par des considérations thérapeutiques… Or, les considérations financières prennent souvent le dessus… Entre les laboratoires, c’est la course à la découverte de nouvelles molécules à breveter pour pouvoir toucher le jackpot!

    Faire des essais pour vérifier d’autres usages d’un médicament générique ne les intéresse pas parce que cela ne leur rapporte rien!

    La même attitude scandaleuse existe pour le dichloroacetate (DCA), médicament générique qui permettrait de soigner le cancer
    http://www.cagou.com/blog/international/actualite/decouverte-dun-medicament-anticancer/

    Dans notre monde moderne, l’argent est roi : les malades semblent bien souvent être considérés comme des clients dont le lobby des laboratoires voudrait retirer le maximum de profit en leur offrant au prix fort de nouvelles molécules, en leur faisant subir des traitements longs et coûteux … bien souvent avec la complicité démagogique des pouvoirs publics…

    Soigner les gens à moindre coût avec un médicament générique semble être le cadet de leur souci!

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    • Gribby

      Et surtout, il est permis de se demander si l’objectif est toujours de guérir les gens !

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    • La Grenouille Verte

      VRAI !

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  16. moneo1

    une étude officielle est en cours sur 3ans depuis l’an passé sur le baclofène;pour une fois,il me semble que le principe de précaution devrait s’appliquer
    quant au manque d’intérêt du labo car la molécule est publique……vous n’allez pas me dire que si les ventes augmentent seuls les labos concurrents vont en profiter ,là c’est du surbénéfice ,les dépenses initiales étant amorties depuis longtemps
    bon pour moi c’est stop,je pense qu’il est utile d’attendre la conclusion de l’étude publique en cours , je comprends que d’autres ne veuillent pas attendre (s’il y a un loup dans quelques années tant pis pour eux)

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    • Pour l’instant aucune étude n’a encore démarré.
      Il y en avait une en 2006, arrétée au dernier moment
      Une en 2009, jamais démarré et une acceptée l’an dernier et toujours pas commencée

      De plus il y a de serieux doutes concernant le fait que cette étude permette d’obtenir l’AMM, en effet elle est faite contre placebo et la nouvelle loi sur les médicaments précise bien que ce type d’étude n’est pas suffisante.

      Si les ventes augmentent une myriade de labos pourra en profiter, diluant le profit de chacun et empêchant toute nouvelle molécule de prendre une part de marché

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  17. La Grenouille Verte

    Par contre, le medecin generaliste, ou autre, devrait pouvoir l’utiliser, sa patente ayant expiree (permettant les generiques) il vaut absolument rien, quelques centimes d’Euro seulement maintenant, l’emballage est ce qu’il y a de plus cher dans la boite…

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  18. La Grenouille Verte

    C’est d’ailleurs la que le systeme de sante a l’anglaise est bien superieur au notre (sauf Nouvelle-Zelande, un desastre leur ssteme de sante, surtout le cote pharmacie…) , les ordonnances du medecin sont en termes GENERIQUE, le Doliprane, par exemple (tres utilise, trop en fait, mais c’est un autre debat) il apparaitra sur une ordonnance anglaise comme ‘PARACETAMOL’, son nom generique, le medecin est impartial (tellement de labos qui en fabriquent du paracetamol, la patente -dure de vie? 15 a 20 ans, a cause des proces qui prolongent pour les labos ‘originateurs’…-, y-compris les generiques, le meme labo a une version pas generique et une version generique quelque fois, dite version de ‘combat’ !) le pharmacien est donc le roi, il est celui qui dicte quelle version vendre a son patient, il a les mains libres, et pourquoi pas, il est le roi de la pharmacologie (domaine peu connu du generaliste) et la secu anglaise, le contribuable, il y gagne 9;e pharmacien malin aussi) , mais ce n’est pas vraiment ce que veulent nos dirigeants, Sarko et sa ministre de la sante, donc, nous payons, vous payez, et nous sommes plus pauvres (le pharmacien compris, puisque lui, il devrait gagner une petite fortune sur ces generiques, rappelez vous, ils ne valent rien, quelques centimes d’Euros seulement, la patente etant perimee), un comble, non? …
    Mercenariat? voir photo :

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  19. gribby

    Tout à fait, le sucre saccharose est une “drogie” légale qui rend les gens dépendants à leur insu. ça fait des années que le lobby agroalimentaire a fidélisé sa clientèle en mettant du saccharose partout!

    Aujourd’hui, on dénonce la malbouffe et les boissons sucrées. Mais ne sont-t-elles pas les victimes expiatoires toutes désignées comme responsables de l’épidémie d’obésité qui sévit actuellement?

    Il est à craindre que la malbouffe et les boissons sucrées ne soient que la face émergée de l’iceberg.

    Au début, les pouvoirs publics ont encouragé la nourriture grasse et sucrée pour relever le défi de nourrir tout le monde à moindre coût. L’objectif était de construire un monde meilleur qui ne connaîtrait plus la faim.

    Le lobby de l’agroalimentaire a profité de l’aubaine pour maximiser ses profits et fidéliser sa clientèle.

    Pour tirer les prix, il a réutilisé la graisse dans la charcuterie industrielle. Pour rendre les saucisses industrielles appétissantes, il a rajouté des colorants et du sirop de glucose qui masque le goût rance de la graisse et donne envie de se resservir.

    Le sucre saccharose étant également un exhausteur de goût qui donne envie de se resservir, l’industrie agro-alimentaire l’a rajouté dans pratiquement tous les aliments : ketchup, mayonnaise, plats préparés, sauces préparées, légumes préparés …

    Mêmes les produits que nous croyons maigres (steacks hachés, légumes surgelés, conserves de légumes …) contiennent bien souvent des additifs et présentent des qualités nutritionnelles moindres qu’autrefois…

    Nous grossissons donc souvent sans nous en rendre compte, en mangeant des aliments que nous croyons sains…

    Qu’à cela ne tienne, le lobby agro-alimentaire nous vend alors des produits allégés, des produits à O% de matière grasse … pour nous faire perdre les kilos que ses autres produits nous ont fait prendre.

    Les laboratoires nous proposent également des gélules amaigrissantes et le milieu médical différentes opérations (bypass, pose d’un anneau gastrique, pose d’un ballon, pliage de l’estomac…) qui nous permettront de résoudre notre problème de poids, sans compter les massages, les lippo-succions, les poudres de perlinpinpin et méthodes miracles vantés par la publicité…

    C’est que le marché des « addicts » à la nourriture engraisse beaucoup de monde! On comprend dès lors pourquoi l’addiction à la nourriture n’est pas considérée comme une maladie…

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  20. La Grenouille Verte

    Tiens, pour changer des elections:

    http://www.slate.fr/story/53301/baclofene-scandale-alcoolisme-medicament

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  21. philippe

    il n est jamais interdit de prescrire un medicament hors AMM ( aurorisation de mise sur le marché) , par contre dans ce cas le patient en supportera intégralement le cout ( hormis le cas de prescription hospitaliere sous autorisation temporaire d utilisation ATU prise en charge hospitalière)

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    • LA GRENOUILLE VERTE

      Oui, Philippe, lorsque le médicament est prescrit hors AMM, le médecin est tenu de préciser sur l’ordonnance la mention NR (non remboursable).

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  22. Facile à dire beaucoup moins à faire. L’alcool est omniprésent dans la société.

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  23. Gribby

    Nousomenombreu, vous avez raison dans l’absolu. Mais, dans notre société de consommation hypermédiatisée les gens sont incités en permanence à consommer les produits mis sur le marché par les puissances d’argent.

    En plus, l’alcool, le tabac, les drogues … peuvent aussi constituer des facteurs d’intégration dans des groupes, surtout chez les jeunes. Autrefois, un homme qui ne buvait pas d’alcool pouvait être considéré comme une mauviette dans un milieu masculin. De même, les adolescents qui ne fumaient pas étaient mal vus par les autres ados autrefois. Aujourd’hui, celui qui fume pas de joint peut être considéré comme “pas cool” dans des groupes de jeunes…

    Une fois que la personne y a goûté, elle risque, selon son capital génétique et son histoire personnelle, de basculer dans l’addiction… L’alcool, le tabac ou la drogue lui permet alors de calmer son anxiété et ses frustrations …

    Et que dire de l’addiction à la nourriture qui, bien souvent, n’est même pas considérée comme une maladie!

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  24. La Grenouille Verte

    Malsi a parle… Tu as raison ! Plus facile a dire qu’a faire, et le sucre pour les gosses CA c’est un vrai fleau… COCA et PEPSI (et tellemnt d’autres marques, parmi beaucoup de produits sucres, trop sucres, les jus de fruits aussi par exemple, considerez-les comme des ‘bonbons liquides…) , ils font tres mal a nos gamins -et aux adultes…-, les parents doivent prendre le controle…

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  25. La Grenouille Verte

    l’addiction au tabac, elle, est plus difficle a evacuer, le probleme etant le changement physiologique de la cellule qui transmet l’influx nerveux qui est remplacee, elle, par… la molecule de la nicotine, et change donc de forme, s’incruste a sa place (changement ressenti par le fumeur, effet lethargique au debut d’une clope)… Donc, apres avoir traiter le/les traumas responsables de l’addiction (presque toujours present) il faut traiter l’addiction a un produit tres tres toxique et qui ‘colle’ bien, trop, au fonctionnement des ‘systemes’ du fumeur (au moins trois mois jusqu’a ce que les globules rouges du sang -autre systeme, le sanguin, et comment il est affecte- se soient renouvelles, c’est pour cela que tout succes avec les addictions, ca demande trois mois pour en evaluer le succes, c’est la regle generale, quelque soit l’addiction a ce moment dans le temps)…Et une autre regle s’applique, si vous echouez, recommencez, il faut de nombreuses tentatives avant d’arreter de fumer, sauf motivation enorme, et bonne prise en main par un specialiste des addictions, certains s’arreteront de fumer 10, 20, 30 fois avant de vraiment reussir, ne pas se decourager, y-croire et persister est mon conseil,vous reussirez eventuellement, ou consultez un specialiste de la ‘chose…’ les patch, ca ne marche pas (prouve par etudes tres recentes), les labos ont quand meme reussi a convaincre les gouvernements de les endosser, une perte de fric enorme pour la secu, encore une fois…

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  26. gribby

    Surtout que le sucre saccharose s’insinue partout : dans les bonbons, les pâtisseries et les jus de fruits mais également là où on le l’attend pas : dans les plats cuisinés, les sauces toutes prêtes, les hachés de viande … parce que le saccharose est aussi un exhausteur de goût … il est censé enlever l’acidité des tomates et relever le goût … en fait, il inciterait surtout à se resservir et rendrait les gens accros au sucre, les becs sucrés…

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  27. La Grenouille Verte

    bien sur un jus frais, presse frais, pas achete tout pret (quelque soit le baratin sur l’emballage ’100% fruit, etc…) c’est bien, mais attention aux fruits tres sucres, la encore, comme banane (mure) et orange pour n’en citer que deux, il vaut ieux les donner a midi, pas le soir…

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  28. Concernant le sucre voici ce que m’a écrit récément un médecin qui vit aux USA, ça fait froid dans le dos

    Il faut en effet savoir que certaines industries (l’industrie de la bouffe, des casinos, de l’alcool, de la drogue, du tabac) ont bcp d’informations secretes connues depuis des decennies, mais qu’elles gardent comme un secret de fabrication).Par exemple ou je suis dans le Michigan il y a un enorme centre de recherche sur la nourriture, finance par Kelloggs. On induit la dependance a la graisse et au sucre chez les enfants des l’age de 3-5ans. Ensuite on a des consommateurs “accros” POUR LA VIE (le gout de sucre disparait vers 5-10 ans normalement, la croissance exponentielle de l’obesite des enfants par exemple en asie et Bresil est un phenomene nouveau, parfaitement controle et induit)

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