Un vote UMP très élastique et à géométrie variable aussi à Nouméa. Ce scrutin local aussi suspect ici qu’en métropole augure mal de la sincérité du scrutin RUMP à bulletin secret du 15 décembre en Calédonie, de la « démocratie interne », des « riches débats », de « l’esprit constructif », de la « diversité » et des « courants » réclamés à corps et à cris par Gaël Yanno et les yannistes, et en particulier par Sonia Backes ce matin dans les colonnes des Nouvelles Calédoniennes en page 10.

 Sources : J.Tardy

L’ UMP de Nouvelle-Calédonie proteste

L’UMP de Nouvelle-Calédonie a indiqué jeudi qu’elle « refusait d’être prise en otage » dans l’imbroglio de l’élection du président du parti, après que le camp Fillon a déclaré que ses voix n’avaient pas été prises en compte. « Nous refusons d’être pris en otage pour arbitrer une querelle que nous estimons dépassée depuis la publication des résultats par la COCOE », a déclaré Pierre Frogier, sénateur et président du Rassemblement-UMP (R-UMP).

Ce texte est également signé par l’autre sénateur de l’archipel, Hilarion Vendégou, par le député européen, Maurice Ponga, ainsi que par le sénateur de Wallis et Futuna, Robert Laufoaulu.

Pierre Frogier a précisé que la fédération de Nouvelle-Calédonie avait été la première à voter samedi (en raison du décalage horaire, ndlr) et que « tous les résultats avaient été transmis dès dimanche matin à 7 heures, heure locale (21h samedi à Paris) ». « Après, ce qui s’est passé à Paris c’est leur problème! », a déclaré le sénateur.

En Nouvelle-Calédonie, l’ancien premier ministre a devancé son rival, obtenant 643 voix contre 535, sur un total de 1.186 votants. A Wallis et Futuna, François Fillon n’a eu que trois voix et Jean-François Copé, 14.

UMP: scrutin néo-calédonien aussi suspect

Des irrégularités auraient été commises en Nouvelle-Calédonie lors de l’élection du président de l’UMP, ne permettant pas la prise en compte des voix, ont affirmé des proches de Jean-François Copé dans l’archipel. Le vote de la fédération UMP de ce territoire d’Outre-mer est cité avec deux autres par les fillonistes pour contester l’élection du député-maire de Meaux.

« En creusant l’affaire, la COCOE s’est aperçue que le vote en Nouvelle-Calédonie n’était pas conforme aux consignes. La direction juridique de l’UMP me l’a indiqué cette nuit », a déclaré un responsable du Rassemblement-UMP, qui n’a pas souhaité être cité. Il a expliqué qu’en Nouvelle-Calédonie, on avait voté physiquement dans une urne, par procuration mais aussi par correspondance, ce qui n’était pas autorisé par le réglement.

Selon cette source, les 1.178 suffrages exprimés en Nouvelle-Calédonie, dont 643 pour François Fillon et 535 pour Jean-François Copé, ne pourraient pas être réintégrés au décompte global.

5 COMMENTS

  1. Victor, on veut la chronique de la semaine écroulée au Rump.

    Elle a quoi EN, en manque d’inspiration ou bien il fait ses cartons?

    Non, parce que si Gael et ses potes prennent le pouvoir au Rump, il y aura tres certainement une purge et EN risque d’être dans la charette avec la bande a Frogier.

  2. Gaël Yanno réclame un débat interne au RUMP, de la transparence, que l’on redonne la parole aux militants et que chacun puisse s’exprimer… Et bien, qu’il se dise que ce n’est pas demain la veille.

    Interrogé par sa radio RRB sur la crise à l’UMP, Pierre Frogier en a profité pour un rappel à l’ordre qui pourrait concerner le RUMP.

    « Nous avons, chez nous, la culture du chef. Et donc, j’espère que le chef tapera sur la table et puis que chacun retrouvera ses marques ».

    Quant à la démocratie participative, la parole aux militants, le vote des militants, le RUMP peut s’asseoir dessus. Et Pierre Frogier déclare :

    « Je continue de penser, même si ce n’est pas politiquement correct, que ce type de consultation n’est pas dans l’ADN de l’UMP. On voit bien que ça a ses limites ».

    Tout le monde au RUMP est donc informé qu’au congrès de décembre, s’il a bien lieu, il ne se passera rien !

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