À l’horizon 2014, et au plus tard en 2018, un référendum d’autodétermination, prévu par l’accord de Nouméa de 1998, doit être organisé en Nouvelle Calédonie.

En ce sens donc Les signataires de l’accord de Nouméa, qui a organisé, voici douze ans, la marche vers l’autonomie – voire l’indépendance – de la Nouvelle Calédonie se sont retrouvés jeudi à Matignon et à l’Elysée, où l’atmosphère était au consensus. Les participants ont notamment acté la mise en place d’un comité de pilotage, comprenant des experts, pour commencer à réfléchir à l’élaboration d’un statut définitif pour l’île… ca rassure 😀

parlons peu parlons bien ,Signé entre l’État, la droite non-indépendantiste et les indépendantistes, l’accord organise la décolonisation de l’archipel français du Pacifique situé à 18 000 km de la métropole au travers de transferts de compétences, de la création d’une citoyenneté ou de la reconnaissance de l’identité kanake.Bien que sa mise en œuvre ait pris du retard, l’accord de Nouméa stipule qu’à son terme, la France n’exercera plus que les compétences régaliennes (justice, ordre public, monnaie, défense et affaires étrangères).

« Le Haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie présente un bilan des actions menées en termes de formation et de priorité à l’emploi local, qui constituent l’une des déclinaisons de la citoyenneté calédonienne.
Au 31 décembre 2009 les programmes « 400 Cadres » et « Cadres Avenir » concernaient 1058 stagiaires, dont 69 % d’origine mélanésienne. L’insertion professionnelle se réalise pour plus de 95 % des stagiaires dans les trois mois qui suivent leur retour en Nouvelle-Calédonie. Au 31 décembre 2009, 700 personnes dont 490 Kanaks sont insérées. A la signature des Accords Matignon, il y avait 143 cadres kanaks en Nouvelle-Calédonie.
Par ailleurs, des conventions ont été signés en 2009 entre Sciences-Po Paris et des lycées de Nouvelle-Calédonie, sur le modèle des conventions « ZEP ». Pour la première année, deux jeunes calédoniennes ont réussi les épreuves d’admission à Sciences-Po Paris. Ce dispositif est en cours d’extension à d’autres lycées de Nouvelle-Calédonie.
Concernant la priorité à l’emploi local, elle a été inscrite dans l’Accord de Nouméa et précisée par l’article 24 de la loi organique n°99-209 du 19 mars 1999 relative à la Nouvelle Calédonie, qui a renvoyé à des lois du pays le soin de définir la durée et les modalités des mesures destinées à favoriser l’accès des citoyens de la Nouvelle Calédonie, et des personnes justifiant d’une durée suffisante de résidence à un emploi salarié, à la fonction publique de la Nouvelle Calédonie et à la fonction publique communale et à une profession libérale.
Le projet de loi du pays a été adopté par le Congrès le 30 décembre 2009. Sur le fondement de l’article 103 de la loi organique, onze élus du Congrès ont sollicité la soumission de ce projet à une nouvelle délibération du Congrès. Les signataires forment le voeu que ce projet de loi de pays puisse être soumis au Congrès à l’occasion de la prochaine session administrative. »

Pourtant  le président Nicolas Sarkozy a souhaité que « bien avant 2014 » des discussions s’engagent pour aboutir à une solution consensuelle, à même d’être approuvée par « une très large majorité », semblant exclure la possibilité de l’indépendance pourtant prévue par l’accord de Nouméa.

Du coup sur la question sensible des signes identitaires, qui n’avance pas depuis douze ans, indépendantistes et droite calédonienne se sont entendus sur deux drapeaux flottant côte à côte : le drapeau tricolore et un autre à cinq couleurs représentant l’île.

« Le Comité des Signataires constate qu’il n’y a pas d’opposition à ce que la loi du pays relative aux trois signes identitaires : l’hymne, la devise et le graphisme des billets de banque, soit soumise au vote du congrès avant le 31 août 2010.
Concernant les autres signes identitaires, le Comité des Signataires recommande l’engagement de travaux sur ces questions conformément au point 1.5 de l’Accord de Nouméa. A ce stade, dans la perspective des prochains jeux du Pacifique et dans l’esprit de la poignée de main entre Jacques LAFLEUR et Jean-Marie TJIBAOU, il recommande que le drapeau tricolore et celui du FLNKS flottent côte à côte en Nouvelle-Calédonie. »

Le président du gouvernement local, Philippe Gomes (Calédonie ensemble, droite), qui milite pour un seul drapeau, n’y adhère pas. Il a quitté la réunion sans assister au pot qui a suivi.

L’État et les dirigeants calédoniens sont en revanche parvenus à un accord sur le calendrier des transferts de compétences (enseignement, circulation maritime et aérienne, droit civil) et les mesures d’accompagnement de l’État. Unanimité également sur les contrats de développement 2011-2015 avec la reconduction d’une enveloppe de 45 milliards de francs pacifiques.

La réunion intervenait sur fond de rivalités internes aux deux camps. Les indépendantistes se déchirent entre, d’un côté, l’Union Calédonienne, et, de l’autre, Palika. Les deux mouvements semblent avoir mis leurs différends de côté à l’occasion de ce comité.

En revanche les bisbilles se poursuivent à droite. Le député Pierre Frogier, leader de l’UMP locale et Harold Martin (L’Avenir Ensemble) sont en conflit ouvert avec Philippe Gomes, tant sur les dossiers de gestion courante qu’à propos des discussions sur l’avenir.

Bref blabla blablaa quand de vrais reponses sur de vrais problemes de la vie au quotidien:

La diversification de l’économie par l’agriculture, la pêche ou le tourisme est jusqu’à présent un échec.

Notre  paysage économique est trop marqué par une répartition des richesses fortement inégale. Entre les quartiers du sud de Nouméa, dignes de la Côte d’Azur, et les zones tribales de la côte est, il existe un véritable abysse.

Toutes les enquêtes économiques attestent que la forte croissance a profité au capital, et non aux salaires.

La Nouvelle-Calédonie est l’endroit au monde où proportionnellement, on vend le plus de Porsche Cayenne. En revanche, un quart des foyers vit en dessous du seuil de pauvreté (899 € mensuels).

Parce qu’elle est également ethnique — Kanaks et Polynésiens forment l’essentiel des classes populaires — la fracture sociale est potentiellement porteuse d’instabilité.

Les prix ne cessent de déraper

Lors de la réunion jeudi à Matignon du comité des signataires de l’accord de Nouméa, les dirigeants calédoniens ont demandé au gouvernement d’étendre à la Nouvelle-Calédonie des mesures relatives au plafonnement des frais bancaires.

Alors que la lutte contre la vie chère constitue la principale priorité du gouvernement local, celui-ci tente en vain depuis plusieurs semaines de faire baisser ces frais, largement supérieurs à ceux pratiqués en métropole.

Un virement permanent est facturé 180 % plus cher en Nouvelle-Calédonie qu’en métropole et les frais d’opposition sont 312 % plus cher.

Il n’existe pas de chiffres officiels sur le différentiel de prix avec la métropole, mais il peut atteindre 90 % sur certains produits, selon l’Union fédérale des consommateurs de Nouméa.

Hausse du salaire minimum garanti, relèvement du minimum vieillesse, contrôle des prix, réglementation des marges arrière de la grande distribution : une série de mesures ont récemment été adoptées pour augmenter le pouvoir d’achat et infléchir les prix. Ces dispositions n’ont cependant pas permis de contrebalancer la hausse simultanée d’autres prix (carburants, eau), ni l’entrée en vigueur de nouvelles taxes.

Sur les douze derniers mois, l’inflation a atteint 3,2 %……a méditer

La diversification de l’économie par l’agriculture, la pêche ou le tourisme est jusqu’à présent un échec.

Le paysage économique est en outre marqué par une répartition des richesses fortement inégale. Entre les quartiers du sud de Nouméa, dignes de la Côte d’Azur, et les zones tribales de la côte est, il existe un véritable abysse.

Toutes les enquêtes économiques attestent que la forte croissance a profité au capital, et non aux salaires.

La Nouvelle-Calédonie est l’endroit au monde où proportionnellement, on vend le plus de Porsche Cayenne. En revanche, un quart des foyers vit en dessous du seuil de pauvreté (899 € mensuels).

Parce qu’elle est également ethnique — Kanaks et Polynésiens forment l’essentiel des classes populaires — la fracture sociale est potentiellement porteuse d’instabilité.

Les prix ne cessent de déraper

Lors de la réunion jeudi à Matignon du comité des signataires de l’accord de Nouméa, les dirigeants calédoniens ont demandé au gouvernement d’étendre à la Nouvelle-Calédonie des mesures relatives au plafonnement des frais bancaires.

Alors que la lutte contre la vie chère constitue la principale priorité du gouvernement local, celui-ci tente en vain depuis plusieurs semaines de faire baisser ces frais, largement supérieurs à ceux pratiqués en métropole.

Un virement permanent est facturé 180 % plus cher en Nouvelle-Calédonie qu’en métropole et les frais d’opposition sont 312 % plus cher.

Il n’existe pas de chiffres officiels sur le différentiel de prix avec la métropole, mais il peut atteindre 90 % sur certains produits, selon l’Union fédérale des consommateurs de Nouméa.

Hausse du salaire minimum garanti, relèvement du minimum vieillesse, contrôle des prix, réglementation des marges arrière de la grande distribution : une série de mesures ont récemment été adoptées pour augmenter le pouvoir d’achat et infléchir les prix. Ces dispositions n’ont cependant pas permis de contrebalancer la hausse simultanée d’autres prix (carburants, eau), ni l’entrée en vigueur de nouvelles taxes.

Sur les douze derniers mois, l’inflation a atteint 3,2 %.

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