UNIA – « L’AVANT » et « L’APRES » INTRONISATION

UNIA – « L’AVANT » ET « L’APRES » INTRONISATION.

Que de belles paroles ont été dites dans les Nouvelles : « C’est en installant le Nouveau chef qu’on pourra reprendre la médiation sereinement » ou « réunir tout le monde, le plus vite possible » ou « tant qu’il n’y a pas de chef, l’antagonisme reste ouvert et on ne peut pas reconstruire » ou « il faut arrêter de s’invectiver et retrouver une autorité dont la parole pèse ».
Il est vrai que les coutumiers d’UNIA ont mis les bouchées doubles pour leurs déclarations dans la presse. Même sur « Radio Djido » nous avons eu droit à « nous allons nous occuper du retour des réfugiés ».
Vitriss AKARO, un de ces interviewés, avait même dit à Marcel TARA que : « l’expulsion des WEDE n’avait pas été faite avec la coutume mais avec un bout de papier et que, de ce fait, il pouvait les faire revenir ».
Tout cela avait l’air de partir d’un bon sentiment mais qu’en est-il en réalité sur le terrain ???? Au pays de la langue de bois, tout est possible.
L’intronisation passée, si l’on en juge les derniers évènements, rien n’a changé sous le soleil à UNIA. Le dialogue ?ils ne connaissent toujours pas la signification de ce mot. Jugez en vous-même : le week-end du 7 et du 8 mai a été tout sauf calme.
Samedi les deux filles du vieux Marcellin OUTIOUTE – KEKEMOI, qui a eu le malheur de prendre fait et cause pour les WEDE, se sont rendues au cimetière d’UNIA pour nettoyer la tombe de leur frère Bernard, à l’approche du premier anniversaire de sa mort pour préparer la levée de deuil en compagnie de sa veuve. Alors qu’elles étaient entrain de nettoyer sa tombe, elles sont apostrophées par Katia, une des filles de Martin ATINOUA et par leur propre nièce, Davina OUTIOUTE, par ces termes : « vous n’avez rien à foutre ici – arrêtez de faire mentir vos morts que vous avez abandonnés ». Une altercation s’en est suivie.
Après ça, en retournant à pied, jusqu’à la maison de leur père, sur le trajet, elles sont à nouveau prises à partie par Zéphyrin AOUPI qui leur a dit : « ça y est, vous êtes sortis de votre parc à cochons !! Vous n’avez rien à foutre ici !! » Ce à quoi elles ont répondu « on a rien à voir avec toi espèce de vieux pervers ». Pris de honte (lui sait pourquoi !) ce dernier est rentré chez lui.
De retour à la maison du vieux Marcellin, où ce dernier les attendait avec la voiture, elles sont tombées sur un attroupement à la tête duquel il y avait Etienne OUTIOUTE, le propre fils du vieux Marcellin, catéchiste de son état. Davina, sa fille, était en train de dire à l’encontre de son propre grand-père que « ce n’était plus chez lui et qu’il dégage d’ici et qu’il retourne à TOUHO ».
Une nouvelle altercation s’en est suivie.
Où va-t-on ? Un fils, catéchiste de surcroît, laissant sa propre fille tenir des propos pareils à son grand-père sans rien dire ! Où est l’éducation chrétienne ? Où est le respect ?

Dimanche, c’est au tour de Silver ATINOUA et toute sa petite bande, qui n’ont rien trouvé de mieux que d’arracher la guérite où les enfants de Marcel TARA attendent le bus à l’aide de cordes et de leur véhicule. Il est à noter que Silver est le fils d’un deuxième catéchiste et qu’il n’est pas à son premier coup d’essai contre les TARA comme aller tirer à la longue portée devant la maison de la veuve du Grand-chef TARA, Grégoire en proférant des insultes et en lui disant de dégager!!!!!
Entre hier et aujourd’hui, des tôles ont encore été volées sur la maison de Glen WEDE à « Petit Lifou » à UNIA ;
Ce jour, vendredi 13, le clan OUTIOUTE a du se faire escorter par la gendarmerie pour pouvoir assister à la cérémonie de lever de deuil à UNIA en toute tranquillité. Malgré ce, une bande d’excités a trouvé le moyen d’insulter le cortège en passant en voiture
Si c’est ça leur façon de dialoguer à UNIA, c’est à croire qu’ils ont appris à dialoguer chez « BEN LADEN » !!!!

Et pendant ce temps que font les coutumiers d’UNIA ? Ils se réunissent à la Mairie de YATE avec un représentant de la Province Sud.
Pour parler du sort des réfugiés ? Que nenni !!!
On se réunit pour parler du projet d’assainissement du futur lotissement sur les terres coutumières d’ UNIA ; Projet qui est, quoi qu’on en dise, à l’origine de l’expulsion des WEDE et ce, afin d’avoir les « coudées franches ». Heureusement qu’un élu municipal s’est élevé contre ce projet en disant qu’il fallait d’abord régler le problème des réfugiés.
Le Conseil coutumier de l’aire risque d’avoir du travail durant les mois qui vont suivre si certains persistent à essayer de faire avancer ce projet de lotissement.
En effet, les terres coutumières sont régies par la coutume et ne relèvent pas du Droit commun en matière de propriété foncière ni des règles d’Urbanisme.
Conformément à l’article 18 de la Loi Organique du 19 mars 1999, les terres coutumières répondent à la règle dite des 4 « i » : elles sont inaliénables, insaisissables, incommutables et incessibles ce qui se résume par le fait qu’elles ne peuvent changer de propriétaire sous aucun motif, que ce soit volontaire, comme une vente, un échange ou une donation ou forcé (saisie ou prescription) la seule chose qui peut être possible étant simplement et uniquement la location.
D’autre part, cet endroit a été le théâtre de nombreuses guerres tribales ; lieu qui a connu des massacres sanglants et qui pourrait également avoir une valeur archéologique si l’on entreprend des fouilles.
Donc affaire à suivre !!!!!

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3 commentaires

  1. A tous les détracteurs de UNIA, de KOUTIO et d’ailleurs, je dis tout simplement qu’il est très facile de tirer sur l’ambulance mais ce ne sont pas mes commentaires qui enveniment la situation. Qui est le criminel : celui qui commet l’acte ou le journaliste qui ne fait que rapporter les faits ?
    Je ne fais que rapporter ce qui se passe réellement à UNIA afin que tout le monde sache. Il est trop facile de rejeter la faute sur les autres et ce ne sont pas vos menaces sous-entendues qui me feront taire. Vous dites que ce sont mes propos qui nuisent à la « future réconciliation » avec les « quelques égarés » de la Tonnelle. Quand on voit votre comportement à leur égard je doute que mes commentaires y soient pour quelque chose.
    Puisque vous dites que, depuis que les WEDE sont partis le calme est revenu à la tribu tout va très bien dans le meilleur du monde, y a-t-il quelqu’un qui pourrait m’expliquer le saccage qui vient de se produire au niveau de la nouvelle chefferie ?
    Quand j’écris que vous ne respectez rien à UNIA, ni la parole des vieux, ni les accords écrits, ni la propriété d’autrui, ni le respect dû aux morts et maintenant, même la nouvelle chefferie ?
    Qui a tort, qui a raison?
    Vous vous plaignez parce que les gens d’UNIA se font « astiquer » sur NOUMEA vous oubliez que sur un « lampiste » qui est condamné par la Justice pour avoir incendié les maisons il y avait tous ceux qui étaient là entrain de regarder, de danser et de rigoler devant les flammes alors s’il y a un retour de bâton qui est à plaindre ou à blâmer dans l’histoire ?
    Alors arrêtez vos jérémiades et prenez vos responsabilités, déjà en commençant par mater les « turbulents » de la tribu, selon vos propres termes, maintenant que vous avez votre Grand-Chef et, qu’en principe, d’après vos déclarations, l’Autorité est revenue et en venant vous expliquer devant le conseil coutumier de l’Aire au lieu de pratiquer le principe de la chaise vide quand vous êtes convoqués.
    Par contre si les exactions continuent, quoique vous en pensiez et quoique vous disiez, je serai toujours là pour les dénoncer.
    A bon entendeur, salut !!!

  2. A l’attention d’une certaine personne qui se reconnaitra: Pas la peine d’aller se baigner tous les matins à Mamié dans l’eau salée et d’aller chercher des « tonnes » de boucan au VANUATU pour berner et endormir les gens. A un moment ou à un autre il faudra bien rendre des comptes sur les GDPL d’UNIA et sur le reste!!!!!

  3. UNIA – LA TRIBU Où, HEUREUSEMENT, LE RIDICULE NE TUE PAS.

    Quel a été notre étonnement d’apprendre sur le journal des Nouvelles puis aux actualités télévisées que la Chefferie d’UNIA attaquait l’Etat pour sa « passivité » dans le conflit qui secoue la tribu depuis près d’un an.
    Quand on sait que ce sont les coutumiers d’UNIA qui ont pris la décision (décision sujette à caution) d’expulser les WEDE et qui ont signé un accord écrit avec ces derniers garantissant l’intégrité de leurs biens après leur départ ; départ motivé par l’insistance de la Gendarmerie qui ne pouvait plus assurer sereinement la sécurité dans la tribu. La suite on la connaît plus d’une trentaine de maisons pillées et brûlées.
    Où est la responsabilité de l’Etat là dedans ? Les responsables sont ceux qui les ont expulsés et qui ont signé cet accord car ce sont eux qui se sont engagés vis-à-vis des WEDE et non l’Etat.
    Quand on sait que la propre fille du Grand chef fait partie des incendiaires et que des comptes soient maintenant demandés à l’Etat, on aura tout vu dans cette histoire.

    A force de dénigrer l’action d’un Etat « colonialiste » il a été mis en place un Sénat Coutumier et des conseils coutumiers d’aire justement pour pouvoir procéder au règlement des conflits coutumiers de ce type.
    Qui sont les gens qui ont été convoqués à trois reprises devant le Conseil Coutumier pour venir s’expliquer et essayer de trouver une solution et qui ne se sont jamais présentés : c’est l’Etat ??? Non !! Ce sont les coutumiers d’UNIA qui avaient là, peut-être l’occasion de régler le conflit, les mêmes qui se retournent contre l’Etat maintenant.
    Qui a fait sa propre loi dans le ressort de la tribu en instaurant des barrages et en s’attaquant aux biens immobiliers de tous ceux qui avaient eu le malheur de prendre fait et cause pour les WEDE. C’est l’Etat ??? Non !! Ce sont les coutumiers qui encadraient « les turbulents (comme ils disent) » de la tribu.
    Qui rigolait et dansait devant les maisons de « Petit Lifou » en flammes, c’est l’Etat ?? Non une grande partie de la tribu.
    Qui a dit : « notre tribu est autonome et n’a pas de directive à recevoir » Est-ce l’Etat ? Non !! le Vieux Jules ATINOUA
    Qui était à la tête du « commando » qui a attaqué en pleine nuit et dans leur sommeil les réfugiés à La Tonnelle ??? C’est l’Etat ??? Non c’est le Président du Conseil des Anciens de la tribu.
    Qui a dit la veille de l’intronisation : « Tant qu’il n’y a pas de chef l’antagonisme reste ouvert et on ne peut pas reconstruire, ni les relations entre clans –seuls responsables de ce qui s’est passé -, ni les maisons qui ont été détruites. Il faut arrêter de s’invectiver et retrouver une autorité dont la parole pèse ». C’est l’Etat ?? Non !! Ce sont Jules ATINOUA et Raphaël MAPOU. Venant de ce dernier, rien d’étonnant car il a pris l’habitude de s’exonérer de toute responsabilité en se déchargeant sur les autres. Rappelez vous du grand rassemblement des jeunes kanaks à PAITA ; rassemblement au cours duquel l’internat avait été vandalisé. En tant qu’organisateur qui a-t-il accusé : une mauvaise organisation et un service de sécurité inexistant ??? Non bien évidemment, c’était la faute de la Gendarmerie qui n’était pas intervenue assez tôt.
    Le malheur, c’est qu’il laisse croire aux gens d’UNIA que l’Etat va payer pour eux leurs exactions. Ils peuvent toujours rêver mais la réalité va les rattraper tôt ou tard lorsque l’heure des réparations va sonner.
    Quand on voit déjà que, l’intronisation passée, l’ambiance est encore pire, car les alliances « contre – nature » passées entre certains clans pour expulser les WEDE prennent l’eau de toutes parts. Les groupes de jeunes qui ont été utilisés, au départ, par les coutumiers pour faire régner la loi de la tribu, deviennent incontrôlables et les mêmes coutumiers en appellent maintenant aux institutions pour créer une police tribale. Mais n’est ce pas une des attributions du Grand-Chef ???
    « Qui sème le vent récolte la tempête » et chercher des responsabilités ailleurs pour fuir les leurs ; et ce, devant les médias, nous fait dire que, fort heureusement « le ridicule ne tue pas » car ce soir il y aurait des morts à UNIA.

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