Vale dément des rumeurs de vente de son projet

La direction de Vale  a démenti vendredi que son usine de Goro, à l’arrêt depuis plusieurs mois suite à des incidents techniques, puisse être abandonnée, a-t-elle indiqué à Nouméa.

« La direction des métaux de base reste un actif clé du groupe. Aujourd’hui, il n’y a pas de décision qui ait été prise relative à la vente de quelque actif que ce soit », a déclaré Stuart James Mac Naughton, directeur de Vale NC.

Il réagissait à des informations de plusieurs sites internet spécialisés selon lesquelles le géant brésilien serait prêt à se séparer de ses actifs les moins rentables après la publication de résultats trimestriels décevants et des cours du nickel en net repli.

D’une capacité annuelle de 60.000 tonnes de nickel et 4.000 tonnes de cobalt, l’usine de Goro dans le sud de la Nouvelle-Calédonie, dont la mise en production est sans cesse différée, pourrait figurer au rang des projets susceptibles d’être abandonnés.

« Certaines mines au Canada pourraient être suspendues. La situation de Vale Nouvelle-Calédonie est différente car nous sommes en phase de montée en production. Si nous réalisons une performance satisfaisante au premier trimestre 2013 (…) alors nous serons en bonne position », a-t-il ajouté.

M. Mac Naughton a précisé que dans le cas inverse « nos actionnaires évalueront d’autres options ».

Depuis le 8 mai, l’usine de Vale est à l’arrêt après une fuite d’acide dans l’unité de production d’acide sulfurique, nécessaire à ce procédé de traitement novateur du nickel latéritique (faible teneur).

« La phase de remise en route a commencé. La période jusqu’à la fin du premier trimestre 2013 est vraiment critique pour nous », a déclaré à l’AFP une porte-parole de Vale-NC.

En début d’année, le deuxième groupe minier mondial s’était fixé pour objectif de produire en 2012, 20.000 tonnes de NHC (Nickel Hydroxide Cake) et d’oxyde de nickel en Nouvelle-Calédonie.

Depuis son démarrage, le chantier de Goro accumule les différends avec les populations locales et les incidents techniques.

Selon des sources dans le milieu minier calédonien, le coût du chantier atteindrait désormais les 6 milliards de dollars. Vale-NC a démenti ce chiffre et s’en tient aux 4,5 milliards USD annoncés par le groupe.
cw/lo

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *