Aquilino Morelle démissionne de conseiller à l’Elysée – François Hollande réagit pour la première fois

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Dans un article sur Aquilino Morelle, conseiller politique de l’Elysée, chargé de la communication le site Mediapart révèle notamment que M. Morelle a effectué, en 2007, une mission de consultant pour le laboratoire danois Lundbeck.

Des missions auprès de laboratoires pharmaceutiques alors qu’il était fonctionnaire à l’Inspection générale des affaires sociales (IGAS), chargé de… surveiller les laboratoires .

En tant que fonctionnaire, selon l’article 25 de la loi du 13 juillet 1983, M. Morelle a effectivement le droit d’exercer certaines « activités annexes » si elles sont autorisées par le chef de service.

Contactés par Mediapart, ni l’IGAS, ni l’ancien chef de service n’arrivent à fournir ou à se rappeler cette autorisation.

M. Morelle, lui, dit qu’il n’a « pas retrouvé la trace de cette démarche en dépit de mes recherches. Ce sont des faits anciens –plus de sept ans ». Selon l’article 432-12 du code pénal, cette double activité pourrait pourtant être considérée comme une prise illégale d’intérêts.

Un député socialiste, Philip Cordery, appelle à la démission du conseiller du président.

Le site d’investigation détaille également comment un cireur de souliers se rend désormais tous les deux mois à l’Élysée pour s’occuper des chaussures d’Aquilino Morelle.

En mars 2013, Aquilino Morelle aurait « fait privatiser un salon de l’hôtel Marigny afin de se faire cirer les chaussures seul au milieu de cette pièce toute en dorures ».

David Ysebaert, le cireur de chaussure concerné assure à Mediapart que le chef du pôle communication de l’Élysée aurait « trente paire de souliers de luxe faits sur mesure, pour son pied qui a une forme particulière ».

Le cireur de souliers, aurait reçu un coup de téléphone musclé, après la parution de l’article sur le site Médiapart, lui demandant de cesser ses déclarations.


Le témoignage du cireur de souliers de Morelle by LeLab_E1

Aquilino Morelle vient d’annoncer à l’Agence France-Presse sa démission de conseiller à l’Elysée.

« Je veux redire que je n’ai commis aucune faute. Je n’ai jamais été en situation de conflit d’intérêts », affirme Aquilino Morelle, qui souhaite toutefois « mettre fin à (ses) fonctions » de conseiller du président à l’Elysée pour « être entièrement libre de répondre (aux) attaques ».

La Haute Autorité pour la transparence de la vie publique a désigné un rapporteur pour étudier les déclarations de patrimoine et d’intérêts d’Aquilino Morelle.

A la suite des accusations de Mediapart, la Haute autorité entame « une étude plus approfondie de ses déclarations d’intérêts et de patrimoine », remises en janvier dernier comme par tous les collaborateurs du président, a-t-on expliqué dans cette haute instance, confirmant une information du Monde.
La HATVP est une autorité administrative indépendante (AAI) chargée de promouvoir la probité des responsables publics. Elle a été créée fin 2013 suite à l’affaire Cahuzac et a pour mission d’examiner les déclarations d’intérêts et de patrimoine de quelque 7000 élus et hauts fonctionnaires.
Selon Mediapart , il a touché en 2007 12.500 euros d’un laboratoire danois, Lundbeck, alors qu’il était à l’Igas.
Ce matin, l’organisme a assuré ne pas avoir délivré d’autorisation à Aquilino Morelle pour travailler dans l’industrie pharmaceutique.

François Hollande a affirmé qu’Aquilino Morelle avait pris « la seule décision qui convenait », en démissionnant de ses fonctions de conseiller de l’Elysée.

« Aquilino Morelle a pris la seule décision qui s’imposait, la seule décision qui convenait, la seule décision qui lui permettra de répondre aux questions qui lui sont posées par rapport à des activitées qu’il a eues comme inspecteur des affaires sociales il y a quelques années », a affirmé le chef de l’Etat à la presse, en marge d’un déplacement chez Michelin près de Clermont-Ferrand, après la démission contrainte de M. Morelle, accusé par Mediapart de conflit d’intérêts.

« Ce qu’il a fait avant » d’être nommé à l’Elysée en 2012, « il a à en répondre, ça revient à lui et à lui seul, c’est ce qu’il a compris en présentant sa démission, que j’ai acceptée immédiatement », a dit le chef de l’Etat.

« J’ai considéré qu’il ne pouvait pas y avoir de confusion. Parce qu’il y a un principe que j’ai toujours posé: l’impartialité et l’indépendance. Et il convient donc que chacun puisse avoir des rapports qui soient conformes à ces principes », a-t-il poursuivi.

« Aquillino Morelle a été un conseiller politique, un conseiller tout au long de ces deux dernières années. Je ne suis pas juge de ce qu’il a fait avant. Il a travaillé pour la présidence de la République pendant deux ans, et il a bien travaillé », a ajouté le chef de l’Etat.

Mouep … ce qui me vient tout de suite a l’esprit : Dis moi qui sont tes amis je te dirais qui tu es » et « Qui se rassemble s’ assemble »

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