Arte renonce à la diffusion d’un documentaire suite à des menaces de morts

J’avais programmé de regarder  « La cité des mâles », un documentaire sur l’attitude des jeunes hommes des cités envers les filles et femmes.
Or, à ma grande surprise j’apprends qu’ Arte a raccourci son émission Théma sur le thème de : » Femmes, pourquoi tant de haine ».

Nous n’avons droit qu’à la deuxième partie du programme, c’est-à-dire le reportage « Quand le rap dérape », qui traitait de la violence des textes et des vidéos des rappeurs américains, et nous avons également un débat en fin d’émission qui  parle d’un documentaire… qui n’a pas été diffusé !

Sur Télérama, la critique de « La cité des mâles » trouvait les entretiens de ce reportage un peu trop complaisants, ne permettant guère de sortir des archétypes auxquels nous ont habitués les reportages dans les cités : le caïd, le français musulman, la fille studieuse, le petit trafiquant…..

Pour Télérama, ce documentaire n’aborde malheureusement jamais la question du pourquoi de ce machisme et de la haine des femmes entre les murs de ces grands ensemble.

Voici ci-dessous deux vidéos qui sont des extraits de ce reportage que j’aurais voulu tant visionner :

Mais alors pourquoi ce documentaire n’a-t-il pas été diffusé ce soir par Arte ? Ont-ils reçus des menaces ? L’Élysée est-il intervenu, afin de ne pas stigmatiser la population de ces grands ensembles ? A-t-on eu peur de mettre trop en valeurs les petits caïds violents des cités ?Dans tous les cas dans le débat qui a suivi entre une jeune femme française de culture algérienne et une jeune femme allemande de culture turque, on a pu les voir toutes les deux très unanimes pour mettre en cause la culture patriarcale et machiste importée du Maghreb et de Turquie, en pointant du doigt le laxisme des politiques sur ce sujet.Elles ont rendu responsable ces derniers de la violence envers les femmes qui règnent dans certaines cités, du fait de leur silence, en se cachant derrière le fait de ne pas stigmatiser une population.

c’est Peu avant minuit ( heure metropolitaine), après un échange avec Rue89, Arte.TV actualise la page dédiée au docu :

« Certains protagonistes du premier documentaire “La Cité du mâle” se sentant en danger, Arte a décidé d’une déprogrammation temporaire de ce film. »
Un peu énigmatique, sachant que, depuis deux jours, sa réalisatrice refuse de répondre à Rue89 « par prudence ».

Ce mercredi, au lendemain de la diffusion avortée, Doc en stock, qui a produit le 52 minutes acheté par Arte, apporte des précisions. Daniel Leconte, le producteur, explique que c’est le « fixeur » -qui défriche le terrain avant et pendant le reportage-, habitant de Vitry-sur-Seine, qui est à l’origine de cette déprogrammation. On apprendra par la suite par Alex Szalat, chez Arte, que le fixeur en question est une femme.

Précisions par Daniel Leconte :
« En milieu d’après-midi, Doc en Stock a été alerté par cette personne qui affirmait être directement menacée. Évidemment, nous avons d’abord cherché à faire le tri dans ce qu’elle nous disait, pour évaluer ce qu’il en était.
Sachant que toutes les personnes avaient formellement accepté d’apparaître dans le film et signé les autorisations nécessaires, j’avais du mal à comprendre. Fallait-il aller jusqu’au bout ?
La question se posait, difficile de trancher, d’autant que c’était au dernier moment, et que tout cela était impossible à vérifier si vite. »

La « fixeuse » a ensuite carrément appelé Arte. Qui a pris la décision d’annuler la diffusion jusqu’à nouvel ordre. Depuis, le producteur affirme être « solidaire de la chaîne ».

La production a prévenu la police afin de faire protéger les protagonistes du film qui le désiraient.
Mais Daniel Leconte parle d’une décision prise « la mort dans l’âme » :

« On donne un signal terrifiant à ces filles qui ont accepté de se confier à nous. C’etait une première, un tel film n’avait jamais été fait, et voilà qu’on leur signifie qu’il y a des zones de non droit où l’ont ne peut plus informer. Que ces types peuvent gagner et faire interdire un film.La question de la censure est beaucoup plus grave que tout le reste, finalement. »
Et la c’est vrai que le message est plus que clair: Quand ils veulent, ils brûlent une fille.Quand ils veulent, ils font interdire une émission de télé.Quand ils veulent, ils lapident un Sénégalais qui ose boire un café pendant le Ramadan.Un peu comme les chemises brunes en 1932…

Daniel Leconte est journaliste, il a 61 ans et a reçu le prix Albert Londres. Il affirme que c’est la première fois depuis 1982 qu’un de ses films est déprogrammé. Il s’agissait alors d’un documentaire tourné clandestinement en Union soviétique.

Arte, qui faisait sa rentrée ce 1er septembre, devrait entrer sous peu en négociation avec la boîte de production. Aucun communiqué de presse officiel du diffuseur n’est toutefois sorti ce mercredi.

1/ cela prouve surtout que nous ne sommes plus en démocratie.

2/ autant faire diversion avec les « roms » s’agissant de la sécurité (voler une poule est mis sur le même plan que violer une fille)

3/ personne n’en parlera ni la droite pour ne pas faire monter le FN , ni la gauche au nom du « multiculturalisme » et pour ne pas « ostraciser »

triste , triste …

Pourtant le problème de fond soulevé ici est la violence commise par des hommes contre des femmes (et d’autres hommes au passage). Et c’est une violence que moi je vois lié à un mélange de culture primitive, de religion et d’abrutissement. Toute culture ou religion qui n’accepte pas le postulat comme quoi hommes et femmes sont égaux en droit et en devoir doit être combattu au nom des Droits de l’Homme et de la laïcité. Il n’y a pas à manifester la moindre indulgence envers des comportements répugnants soient disant dictés par un pseudo droit coutumier !

Je n’oublie pas que c’est aussi parce que la barbarie a été culturellement encouragée que la malheureuse Sohane Benziane a été brûlée vive et qu’il y a encore aujourd’hui des personnes assez apathiques et stupides pour trouver des excuses à son bourreau…

Les gens originaires d’afrique du nord, importent leur culture, leur moeurs, leur façon de vivre… ben oui, ça fait mal de découvrir que ces importations ne collent pas avec la société française telle qu’elle a été façonnée depuis des générations.

On se bat tous les jours pour l’égalité homme/femme, on se bat tous les jours pour considérer les homosexuels comme des gens normaux. Pas eux… ils font même l’inverse.

Ah, ça fait mal aux yeux des bien pensants de le reconnaitre !! Si on ne faisait pas du déni de réalité depuis des dizaines d’années (pour pas être accusé de racisme), ben ce serait sans doute plus facile à gérer aujourd’hui.

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