Pour y voir un peu clair

(pour y voir un peu clair)

Avril 2013, Nouvelle-Calédonie,

Un week-end de Pâques radieux s’achève dans l’archipel.

Le Chef du Rump dénonce violemment le FLNKS, le SG de l’UC, la volonté indépendantiste d’être majoritaire au congrès, après avoir hissé leur drapeau et créé une coalition indépendantiste majoritaire au Congrès, attitude de pionnier cow-boy de façade tout en implorant les mânes de Tjibaou et de Pidjot.

Le chef de l’UC reconnait que son alliance avec le RUMP et le drapeau FLN, imposés et non partagés, ont perturbé et déstabilisé le pays, attitude d’indépendantiste kanak pur et dur de façade tout en prônant un Bloc Nationaliste, qui n’est en fait que la Coalition rechapée.

Avec l’UC et le RUMP, le PT et l’AE ainsi que les dissidents du RUMP auto-proclamés MPC ont été aussi complices de cette perturbation et de cette déstabilisation dénoncée par l’UC et de cette alliance avec la « débilité » du FLNKS et de l’UC dénoncée par le RUMP.

Le RUMP, l’UC, l’AE, le PT, le MPC sont donc disqualifiés dans la course politique pour une Calédonie stable, démocratique, libre et donc prospère.

Pendant les perturbations et les déstabilisations les affaires continuent : les grosses fortunes s’allient et se partagent le pays et les médias comme un monopoly.

Pendant les perturbations et les déstabilisations les petites manœuvres et les parades d’opérette et spectacles pour enfants continuent : des petits partis ultra, alliés aux repentis du RUMP qu’ils n’avaient pas de assez durs pour les dénoncer six mois auparavant, davantage Unis Pour la Fortune qu’Unis Pour la France, s’agitent fébrilement avec de petits gobelets pour récupérer les fuites d’électeurs du RUMP et de l’AE, multipliant les pantomimes et les fumées pour occuper la scène, combler le vide de programme et d’idées et masquer leur stricte équivalence avec le RUMP et l’AE quant aux pratiques et aux projets.

Pendant les petites parades des généraux d’opérette et les grosses affaires des capitaines d’industries, on musèle, on censure et on condamne les curieux et les esprits critiques et caustique.

Pendant ce temps-là, en Nouvelle-Calédonie, les prix n’ont jamais été aussi chers, les inégalités aussi criantes, les monopoles aussi hégémoniques.

Pendant ce temps-là, en avril 2013, en face des forces conservatrices réactionnaires proches de leur porte-feuille, il y a des forces progressistes proches du peuple et il y a des partis qui ne se sont pas disqualifiés comme les autres : CE qui a fait le pari du maintien dans la France, le PALIKA qui a fait celui de l’indépendance. Mais au-delà de cette divergence franchement et ouvertement assumée, les convergences sont nombreuses : respect de la démocratie, volonté de grandes réformes et de maîtrise des ressources, priorité donnée au social et au développement, sérénité des démarches.

Avril 2013, Nouvelle-Calédonie, un week-end de Pâques radieux s’achève dans l’archipel.

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