Chronique annoncée d’un désastre inimaginable à venir

C’est totalement par hasard que je suis tombee sur cet article on ne peut plus alarmiste , a lire, a digerer, a mediter :

Personne n’en parle ces temps-ci, pourtant pour la troisième et avant-dernière séance de négociation sur les accords de « compétitivité emploi », le 27 mars, le patronat a décidé d’accélérer en soumettant aux syndicats un texte permettant aux entreprises de supprimer le code du travail. La CGT a dénoncé le chantage. L’entreprise pourra revenir sur ses engagements contractuels et sur la parole donnée en fonction de la situation économique estimée. Le salarié qui refuserait s’exposerait à un licenciement privé de toutes indemnités, pour insubordination. Ainsi un ouvrier ou un employé engagés avec un contrat de travail, une activité à temps plein et des horaires de 8 heures à 12 heures et de 14 heures à 17 heures, pour une rémunération de 2000 euros bruts par mois pourrait, compte tenu de la fluctuation du « carnet de commandes », se voir imposer une activité six jours par semaine, de 17 à 23 heures, dimanche compris, pour une rémunération de 1200 euros bruts par mois.

Ces « accords compétitivité-emploi » qui annulent le code du travail camouflent l’une des mesures les plus réactionnaires que l’on ait connues depuis 1848. Ça paraît extravagant ? C’est pourtant ce qui est en train de se faire dans les autres pays d’Europe et contre quoi manifestent les travailleurs en Italie et en Espagne.

Du coup j’ai fait un peu de recherche …. et ca fait peur : http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=2429

parceque sous le prétexte que les syndicats ont bloqué sa proposition d’accords compétitivité-emploi, Nicolas Sarkozy s’en prend violemment aux syndicats qui lui rendent bien. Mais savez-vous vraiment ce qu’impliquerait l’application de ces accords pour les salariés ?

Il est bien loin le temps où Nicolas Sarkozy, le tout nouveau président élu réunissait les syndicats de salariés. Il parlait alors d’organiser de nombreuses conférences sociales et, réaffirmait : « (…) à plusieurs occasions qu’il ne voulait pas mettre les organisations syndicales en difficulté, qu’il souhaitait réformer le pays par le dialogue (…) »

En effet, cinq ans plus tard, les tensions sont extrêmes et les attaques du Président candidat contre les syndicats de salariés sont quasi quotidiennes.

Même si le candidat affirme que les syndicats sont sortis de leur rôle et font à tord de la politique, il est assez probable que ces derniers payent leur refus de céder aux propositions du patronat, reprises par Nicolas Sarkozy, lors du sommet de crise, rebaptisé sommet social.

De quel ordre étaient ces propositions ?

Si certaines mesures étaient réclamées par les syndicats eux-mêmes, et ont été bien accueillies comme : Le développement du chômage partiel grâce à des simplifications administratives et des crédits budgétaires supplémentaires, ils avaient clairement flairé le piège des accords compétitivité-emploi.

Inutile de préciser que Laurence parisot au nom du Medef avait trouvé cette réunion : « très riche » notamment sur : « la question de l’emploi en partant des besoins de l’entreprise »

Problème : A quelques mois de la présidentielle, les syndicats refusaient à juste titre d’aborder le sujet des accords compétitivité-emploi, dans des délais aussi brefs, bloquant toutes les velléités du Président.

Mais, direz-vous : ça changerait quoi dans la vie des salariés ces accords ?

La CGT a mis en ligne sur son site un tableau édifiant qui vous explique les différences entre l’actuelle situation et celle que connaitraient les salariés au cas ou les accords s’appliqueraient (voir ci-dessus)
CGT qui précise que : « (…) le Medef indique clairement que les dirigeants et actionnaires ne seront pas contraints de faire le même effort que les salariés ! En clair, pendant que les salariés voient leur rémunération baisser, celles des dirigeants restent intactes et les actionnaires continuent à toucher des dividendes ! Au final, les entreprises pourraient donc baisser les rémunérations pour augmenter leur profit ! (…) »
Et la CGT de conclure : « Bel exemple de justice sociale ! »

Eh bien, si pour un syndicat, s’opposer à ce genre de mesures c’est faire de la politique,moi j’en redemande !

( sources : Slovar, action justice)

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  1. la grenouille verte

11 commentaires

  1. Cela se fait aussi en allemagne ou les employés sont payés a un nombre d’heures moyen reparti sur l’année.
    Le salaire reste le meme mais on adapte les heures de travail en fonction des commandes.

  2. En temps de crise économique, les pays qui assouplissent fortement les règles du marché du travail sont ceux qui absorbent le mieux le chômage. Les exemples de manque pas. Au début des années 90 la NZ avait été complimentée par l’OCDE pour avoir eu le taux de chômage le plus bas avec ce mode de fonctionnement.

    En France, ma foi, que voulez-vous ? la démagogie et la théorie intello-politique l’emporte toujours sur le pragmatisme; c’est culturel.
    Souplesse et pragmatisme d’un côté (résultat prouvé) rigidité et démagogie irréaliste de l’autre (résultats… ma foi, seule Martine Aubry et autres gauchos attardés y croient encore…)
    La rigidité française n’est que la traduction de la démagogie française, qui ne manque pas de clients-électeurs.

    En effet, cette lecture est très intéressante.

  3. VIVEMENT LA GAUCHE AU POUVOIR, LES OUVRIERS, EMPLOYES ET TOUS LES AUTRES, LES MOINS RICHES, SERONT RESPECTES ET LEURS DROITS DEFENDUS, LES PROGRES SOCIAUX NE SE SONT FAIT QU’AVEC LA GAUCHE !!!

  4. Quels progrès sociaux ? l’assistanat à coup de milliards d’euros financé par emprunts aux banques capitalistes ( eh oui…), des méthodes avec des emplois financés par l’argent public pour faire illusions sur les chiffres ?

  5. Il y a assez d’argent pour tous le monde, la richesse est mal partagee, les depenses de l’etat sont trop importantes, c’est pour cela que la gauche va revenir au pouvoir et Hollande il a un plus grand sens de justice que le president des riches, quel erreur d’avoir mis ce mec au pouvoir, c’etait previsible, mais non, le Caillou lui a fait confiance pour quel resultat(s)? Vous vous etes fait baise, ceux qui ont vote pour lui, il est au service des banques et des plus riches ses solutions a la crise l’ont prouve, n’importe qui aurait u faire un aussi sale boulot, meme si il est presente comme le sauveur, il ne l’est pas, il y avait d’autres solutions a la crise, il a protege ses potes bourres jusqu’aux as, ca va lui couter in deuxieme mandat…

  6. « les depenses de l’etat sont trop importantes, c’est pour cela que la gauche va revenir au pouvoir »

    ah elle est bonne celle-là ! la gauche va réduire les dépenses de l’Etat !

    cela dit, je te rassure, je ne suis pas Sarkoziste; qu’il gagne ou qu’il perde, peu importe pour moi.

  7. Merci, jojo, c’est facile a comprendre, je ne sais pas quelles etudes tu as faites mais celui qui fait droit, comme Sarko, c’est (souvent, tres souvent, mais pas toujours, il y en a qui ont la vocation, de rares exceptions…) qu’il n’est pas bon a grand chose d’autre, (et c’etait son cas, preuves disponibles si necessaire), DONC, Sarko, il a de la memoire, mais l’intelligence d’un elephant, et les maths et un etudiant en droit, ca fait ‘DEUX’… C’est aussi simple que cela, il est nul le mec, un petit avocat de quartier que beaucoup ont mis sur le ‘trone’ ! Les nostalgiques des Rois Caldoches, je suppose, des Lafleur, qui en pas mal d’anneees de regne, n’ont meme pas su faire du caillou un departement d’outre mer, pour les raisons que tous le monde connais (l’integrite et la droite, ca fait deux!), mais eux, ils etaient fort en maths…

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