De nouvelles revelations sur Marilyn Monroe

CULTURE – La parution des confidences de la star fait l’événement…

« La vérité peut seulement être retrouvée, jamais inventée », écrivait Marilyn Monroe en 1955. Fragments*, le livre qui paraît aujourd’hui au Seuil, c’est précisément ça : des mots retrouvés. Lettres, extraits d’agendas et de journaux intimes, croquis, poèmes, tous écrits entre 1943 (elle a 17 ans) et 1962 (elle va bientôt mourir). La plupart inédits.

«Ces fragments sont la confirmation la plus éclatante de ce qu’on pressentait, analyse le critique de cinéma Michel Boujut : le stress sous le strass, la face cachée, douloureuse, angoissée, éprise d’absolu de l’amoureuse qui irradiait sur les écrans du monde. L’image d’ice-cream sexuel de l’Amérique cachait une petite fille en quête de l’impossible étoile. » Mais aussi captivantes soient-elles, ces confessions resteraient anecdotiques si elles ne parvenaient à renforcer un mythe.

« La Vénus du XXe siècle »

Comme à chaque fois qu’un nouvel événement en appelle à la mémoire de Marilyn Monroe, il provoque une indéfectible curiosité. «Parce qu’elle est entrée dans notre inconscient avec ses vertiges et ses fragilités, analyse Michel Boujut. Et parce que sa beauté nous fait baisser les yeux.» «C’est la Vénus du XXe siècle », s’exclame le président du musée Maillol, Olivier Lorquin. Il se souvient que son expo sur Marilyn, en 2006, avait touché « tous les publics, jeunes et moins jeunes». Pour quelle raison ? «Marilyn avait un rapport surnaturel à l’image qui l’inscrit dans l’histoire de l’art. Tous les photographes, tous les chefs opérateurs l’ont dit : sa façon de provoquer l’objectif, la complicité qu’elle savait créer, donnait à chaque fois l’impression qu’un ange tombait du ciel.»

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