Début en novembre de l’examen des bilans de 124 banques de la zone euro

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Le mot du jour avec ce genre de nouvelles: « Mouhahahahaha », excusez du peu. La Dexia a passé les stress-tests haut la main avant d’être sauvée à grands coups de milliards de la par de plusieurs pays dont la France, et avec notre argent. Quand à Max Keiser (pour ne citer que lui), cela fait longtemps qu’il explique que les banques sont insolvables, donc encore une fois, c’est du grand cinéma pour nous rassurer, mais en grattant un peu, on se rend vite compte que la vérité n’est pas aussi rose que cela…

La Banque centrale européenne (BCE) a annoncé mercredi le démarrage début novembre de l’examen des bilans de 124 banques de la zone euro, dont le résultat sera connu dans un an, en même temps que celui des tests de résistance de l’Autorité bancaire européenne (EBA).

« La BCE concluera l’examen du système bancaire en octobre 2014, avant d’assumer son nouveau rôle de superviseur en novembre 2014″, a-t-elle précisé dans un communiqué.

Il sera mené en coopération avec les autorités de supervision nationale, et avec le soutien d’un cabinet de conseil externe, Oliver Wyman.

Les banques seront soumises à un « examen exhaustif » de leur comptes, qui comprendra un examen de leurs risques (liquidités, endettement, financement) et une revue de tous leurs types d’actifs au 31 décembre 2013 dont les prêts non-performants, restructurés ou leur exposition à la dette des Etats de la région.

Il sera basé sur un niveau de fonds propres de 8%, composé d’un ratio de solvabilité Tier 1 de 4,5% associé à un matelas de protection de 2,5%, plus 1% supplémentaire pour tenir compte du risque systémique représenté pour le système par les banques d’importance significative.

Outre ces deux étapes, les banques de la zone euro seront soumises à de nouveaux tests de résistance pour déterminer leur capacité de résistance à des chocs importants, qui seront menés « en étroite coopération » entre la BCE et l’EBA et dont les détails seront communiqués ultérieurement.

Ces examens ont trois objectifs, souligne encore la BCE: assurer la transparence du système bancaire de la zone euro, permettre de « réparer » en identifiant et menant à bien les corrections nécessaires et améliorer la confiance des investisseurs en leur assurant que le système est sain.

Source: Boursorama

Et pour reprendre l’article sur Max Keiser dont je parle plus haut:

Âmes sensibles s’abstenir, c’est du lourd, du tragique, et cela tire sur toutes les banques dont les françaises! En résumé, Max Kaiser nous explique que:

la Société Générale, elle est foutue!
La BNP: elle est foutue
le Crédit Agricole: il est foutu
La JP Morgan: elle est foutue
les monnaies: elles sont foutues
les dettes souveraines: elles sont foutues
Et le reste: c’est foutu aussi!

Comme ça on a fait le tour, on a relayé nombre d’alertes, mais le discours de Max Kaiser que j’apprécie beaucoup m’a encore plus fait rire, c’est tellement tragique… Heureusement que demain on vote!!! Le parti socialiste est persuadé qu’il peut sauver le pays, les autres partis aussi d’ailleurs… C’est à se demander pour qui voter… Je n’ai pas entendu UN SEUL CANDIDAT dire le quart de ce qui est dit dans cette vidéo, pas un seul, donc demain, voter….. ne pas voter….. je me tâte….

Une mise à jour qui ne cache plus l’état des lieux qui est fait de nos banques, des stress-tests vont être réalisés, mais ils savent bien que de toute manière, les banques ont encore besoin d’être recapitalisées:

Zone euro: les banques ont encore besoin d’être recapitalisées

Les analystes financiers de Royal Bank of Scotland ont tiré les premiers. Mercredi 23 octobre, la Banque centrale européenne (BCE) avait à peine publié son calendrier et sa méthode pour évaluer l’état de santé des grandes banques de la zone euro et exiger le cas échéant des recapitalisations – les actifs et les risques de 124 établissements seront examinés à partir de novembre, pour des résultats publiés à l’automne 2014 -, qu’ils publiaient leur estimation des besoins en capitaux futurs : selon leurs calculs, les onze plus grosses banques de l’Union monétaire (dont BNP Paribas, Deutsche Bank, ou encore Santander) auront besoin de 47 milliards d’euros supplémentaires au cours des trois à cinq ans à venir.

Pour important qu’il soit dans un contexte de ralentissement économique, ce chiffrage serait parfaitement gérable, estiment les analystes de RBS. Il suffirait ainsi de trois années de mise en réserve des résultats de ces banques pour obtenir 18 milliards d’euros. Le reste pourrait être trouvé auprès des investisseurs sur les marchés financiers par le biais d’augmentation de capital et également au moyen d’efforts accrus pour réduire la taille des bilans…

DÉLESTER LES BILANS

De fait, s’agissant de ce dernier point, moins une banque a d’engagements, moins elle doit mettre en face des capitaux propres pour couvrirses risques. Toutefois, pour RBS, cet effort devra être conséquent, avec une réduction des bilans, pour ces onze banques, de 661 milliards d’euros au total. Pour les établissements de petite et moyenne tailles, en revanche, « le tableau est moins rose », écrivent les auteurs de l’étude.

Selon leurs travaux, l’ensemble des banques de la zone euro (y compris celles de petite et moyenne taille qui ne font pas partie de l’examen conduit par la BCE) auraient besoin, pour renforcer leurs fonds propres au niveau exigé par les nouvelles règles dites de Bâle III, de délester leurs bilans d’un total de… 2 800 milliards d’euros au cours des trois à cinq prochaines années.

Ce qui signifie, pour elles, d’importantes ventes d’actifs et d’activités… et devrait avoir un effet non négligeable sur certains types de financements. Déjà, depuis mai 2012, rappelle RBS, l’ensemble des bilans bancaires  – jugés hypertrophiés, après la crise de la zone euro – ont décru de 3 300 milliards d’euros…

LA PRESSION VA MONTER

L’évaluation publiée par RBS sera suivie de nombreuses autres d’ici la publication des résultats de la revue des bilans conduite par la BCE, avec l’aide des banques centrales nationales, dans un an, et la parution, à la même échéance, des tests de résistance menés en parallèle par l’Autorité bancaire européenne (sur la base d’hypothèses de chocs financiers plus ou moins sévères).

La pression va donc monter sur les banques européennes, notamment les grandes, pour qu’elles renforcent leurs capitaux propres sans attendre, en vue des recapitalisations de précaution qu’exigera la BCE. L’enjeu de ces travaux est important : doter les investisseurs de la zone euro d’une vision claire et incontestable de la santé des banques européennes, à l’horizon 2014… Soit sept ans après le début de la crise bancaire de 2007.

Un préalable au retour de la confiance, indispensable en économie de marché. Selon toute vraisemblance, les banques situées dans les pays fragiles ou sous assistance financière (Irlande, Espagne, Portugal, Italie…) afficheront les plus gros déficits en capitaux.

Source: Le Monde

Les médias « papier » et leur version en ligne ne cachent même plus la réalité de la situation, au vu des articles, seule la télévision entretient l’illusion voir le déni face à l’effondrement du système, pans par pans. Mario Draghi l’a lui-même expliqué: « Trop en savoir sur nos grandes banques pourrait provoquer la panique« .

Suivant un article du quotidien l’Express version belge, nous pouvons apprendre que « la décision sur la méthode à employer pour le plan de sauvetage sera prise avant de connaître l’ampleur des sommes en cause« . Pire encore, ce passage:  «La vérité ne sera pas connue avant que les Eurocrates ne décident qui devra payer pour ces plans de sauvetage. Et les audits des banques ne seront pas achevés avant cela, parce que si quelque chose concernant ces audits devait filtrer, tout le jeu de cartes viendrait à s’effondrer, et aucun contribuable ne serait d’accord pour payer la facture, maintenant que son total d’une ampleur énorme serait connu ! »

Et pour en finir avec les banques, vu que c’est quand même le sujet principal de l’article, une petite vidéo qui a beaucoup de succès ces jours-ci sur internet et qui m’a été proposée par e-mail notamment: Lettre ouverte à ma banque.

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