Découvrez qui fera partie du gouvernement Hollande

Le 15 mai prochain, le président sortant Nicolas Sarkozy remettra les clés de l’Elysée à François Hollande, son successeur depuis sa victoire à la dernière élection présidentielle. Dans la foulée, il donnera le nom de son Premier ministre, qui dévoilera son gouvernement le lendemain. Découvrez quels sont les hommes et les femmes qui sont susceptibles de le former.

Jeudi, François Fillon et son gouvernement ont démissionné de leurs fonctions ministérielles. Cela marque une étape de plus dans l’alternance au plus haut sommet de l’État depuis la victoire de François Hollande à la dernière élection présidentielle. Le 15 mai, juste après avoir pris ses quartiers à l’Elysée, le nouveau président de la République nommera son Premier ministre. Celui-ci dévoilera le lendemain son gouvernement, qui comptera 15 grands pôles et où primera la parité homme-femme. Découvrez ceux qui ont le plus de chances de figurer dans ce premier gouvernement de l’ère Hollande.

Ils sont en course pour Matignon:

Depuis la victoire du 6 mai, cinq noms se dégagent pour occuper la fonction de Premier ministre. Le favori est Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et président du groupe PS à l’Assemblée Nationale. Proche de Hollande depuis 15 ans, il sait gérer une majorité… et a l’avantage d’être germanophone, chose qu’Angela Merkel devrait apprécier. L’homme a toutefois quelques points faibles. Son premier est qu’à 62 ans, il n’a jamais eu de fonction ministérielle. L’autre est sa condamnation en 1997 pour favoritisme dans le cadre d’ une affaire de marché public. Or, François Hollande a dit qu’il n’aurait pas autour de lui « des personnes jugées et condamnées ».

Le deuxième favori est Martine Aubry. A 61 ans, la première secrétaire du Parti Socialiste pourrait tirer profit de son côté rassembleur après la victoire de François Hollande au primaire socialiste. Aussi, elle a déjà exercé dans un ministère entre 1991 et 1993, ainsi qu’entre 1997 et 2000. Ses défauts: ses relations parfois conflictuelles avec le président élu, ainsi que le score plus faible qu’annoncé de Jean-Luc Mélenchon.

Derrière, on retrouve trois outsiders avec Pierre Moscovici, Manuel Valls et Michel Sapin. Le premier pourrait être récompensé pour sa fidélité en tant que directeur de la campagne. Son côté trop discret pourrait cependant le nuire. Pour le second, qui était directeur de la communication du candidat socialiste, sa jeunesse est autant un atout qu’une faiblesse. Son côté droitiste et son faible score à la primaire socialiste pourrait également peser négativement. Le troisième, ancien ami de trente ans, était chargé de la rédaction du programme présidentiel. S’il peut être récompensé à ce titre, ses imprécisions en matière de nucléaire et de fiscalité durant la campagne pourraient le disqualifier.

Ils seront ministres:

Certains membres du Parti Socialiste ont l’assurance de faire partie du prochain gouvernement. Parmi eux, on compte Laurent Fabius, qui devrait arriver au Quai d’Orsay, ou postule aussi Pierre Moscovici. Vincent Peillon sera très certainement à l’Education, tandis que Marisol Touraine devrait arriver au poste de ministre des Affaires Sociales. Le poste au ministère de l’Intérieur est lui disputé entre François Rebsamen et Manuel Valls. A La Défense, on retrouvera sans nul doute Jean-Yves Le Drian, et celui de l’Agriculture à l’eurodéputé Stéphane Le Foll. Aurélie Fillipetti serait à La Culture et Valérie Fourneyron aux Sports. Enfin, Arnaud Montebourg et André Vallini se disputent le ministère de la Justice, tandis que Michel Sapin, Pierre Moscovici ou Jérôme Cahuzac espèrent les Finances, l’Economie et le Budget.

Ils espèrent avoir un rôle à jouer:

Derrière cette liste de parfaits ministrables, on retrouve d’autres personnalités qui n’ont aucune garantie, mais qui pourraient bien faire leur trou dans ce premier gouvernement de l’ère Hollande. Parmi les personnalités du PS, on retrouve Delphine Batho, Najat Vallaud-Belkacem, Fleur Pellerin, Marie-Arlette Carlotti, Michèle Dalunay, Nicolas Bricq, Dominique Bertinotti. Du côté des partenaires (EELV, Parti Radical de Gauche), Jean-Michel Baylet, Christine Taubira, Eva Joly, Jean-Vincent Placé, Yannick Jadot, Michèle Rivasi, Stéphane Gatignon et surtout Cécile Duflot espèrent une place au soleil. Reste à savoir si François Hollande réussira à contenter tout le monde tout en respectant les règles fixées durant la campagne.

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1 commentaire

  1. Rappelons ce que certains « ministrables » disaient de François Hollande il n’y a pas si longtemps…

    Martine Aubry, brigant le portefeuille de 1er ministre, déclarait au JDD du 30 avril 2011 : “Arrêtez de dire qu’il travaille. François n’a jamais travaillé, il ne fout rien.” Elle déclarait au Nouvel Observateur le 23 juin 2011, en parlant de François Hollande, “Il n’est pas fiable”. Et elle rajoutait le 30 juin 2011 : “Il n’a aucune épine dorsale, il manque de caractère.”

    Manuel Vals, brigant le portefeuille de 1er ministre, à défaut celui de ministre de l’intérieur, déclarait au Figaro Magazine le 11 juin 2011 : « Quelqu’un qui me dit qu’il est normal, je commence à me méfier! »

    Laurent Fabius, brigant le quai d’Orsay, déclarait à Sud Ouest le 18 avril 2011 : “Franchement, vous imaginez Hollande Président de la République? On rêve!”

    Arnaud Montebourg, brigant le ministère de la Justice, déclarait à Canal + le 8 juin 2010 : “Hollande, c’est le principal défaut du Parti Socialiste!” .

    Si ces gens étaient ministres, ce serait une belle brochette de « faux culs! »

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