Développement humain : le Pacifique plus vulnérable que les autres régions,

NOUMÉA, vendredi 4 novembre 2011 (Flash d’Océanie) – Les pays et territoires de la région Pacifique figurent parmi les plus vulnérables face aux défis qu’ils rencontrent, que ce soit au plan des changements climatiques ou d’une exploitation de leurs ressources, selon la dernière édition 2011 du rapport sur le développement humain, dévoilé jeudi au siège du Secrétariat général de la Communauté du Pacifique (CPS), à Nouméa.

Ce rapport, qui concerne cette année 187 pays dans le monde, tente d’élaborer un classement mondial et régional des pays, en se basant sur des critères aussi variés que l’éducation et la santé publiques, les revenus ou encore l’espérance de vie des habitants.
Intitulé « Durabilité et équité : Un meilleur avenir pour tous », le rapport a été lancé, pour toute la région Asie-Pacifique, en Nouvelle-Calédonie, coïncidant ainsi avec la réunion des instances dirigeantes de la CPS en mode CRGA (Comité des représentants des gouvernements et administrations).

Cette publication du PNUD (Programme des Nations-Unies pour le Développement) répertorie aussi pour la première fois des pays n’y figurant pas jusqu’ici, comme Palau, les États Fédérés de Micronésie et Kiribati.
Palau, en guise d’entrée, se place en tête de peloton pour les neuf pays océaniens répertoriés, dans un groupe considéré comme « développement humain élevé » et à la 49ème place mondiale.
Vient ensuite Tonga (90ème mondial) puis, dans un groupe de développement humain « intermédiaire », des pays comme Fidji (100ème), Samoa (99ème), les États Fédérés de Micronésie (116ème), Kiribati (122ème) et Vanuatu (125ème).
En bas du classement mondial, eux des pays océaniens et mélanésiens les plus peuplés, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et les îles Salomon, sont classés dans la catégorie développement humain « faible » avec respectivement les 153ème et 142ème places.

« Il n’y aura pas de développement durable si notre mode de vie et de croissance continue à détruire les écosystèmes dans lesquels nous vivons tous sur cette planète », a souligné Ajay Chhibber, directeur régional du PNUD pour la région Asie-Pacifique.
« Nous devons surveiller nos actes, et comment ils affectent notre propre environnement, les autres aussi, ainsi que les générations à venir », a renchéri Knut Ostby, qui dirige le centre régional du PNUD basé à Suva (Fidji), devant les responsables océaniens.
Au plan mondial, afin de stimuler les actions en vue de promouvoir le développement durable pour tous, la lutte contre les effets des changements climatiques ou l’extrême pauvreté, l’ONU promeut l’idée de la mise en place d’une taxe sur les transactions de change (des devises) ou même, plus généralement, sur les transactions financières.

« À 0,005 pour cent et sans frais administratifs supplémentaires, une taxe sur les transactions de devises pourrait lever $40 milliards de revenus par an. Cela représente plus de 15 fois les dépenses mondiales des bailleurs de fonds sur les biens publics (sans compter les forces de maintien de la paix de l’ONU) qui s’élèvent à 2,7 milliards de dollars US par an. Une taxe sur les transactions financières générales de 0,05 pour cent pourrait générer environ 600 à 700 milliards de dollars US par an. La monétisation du surplus des droits de tirage spéciaux du FMI pourrait générer jusqu’à 75 milliards de dollars US avec très peu ou pas de coût budgétaire supplémentaire pour les gouvernements contributeurs », estime l’ONU.
Dans ce classement 2011, en tête, on retrouve peu ou prou les mêmes pays que l’année précédente : la Norvège, l’Australie, et les Pays-Bas arrivent en tête, alors que la République démocratique du Congo, le Niger et le Burundi sont les mauvais élèves de cette hiérarchisation annuelle des pays en fonction de leurs niveaux de santé, d’éducation et de revenu.
Les États-Unis, la Nouvelle-Zélande, le Canada, l’Irlande, le Liechtenstein, l’Allemagne et la Suède complètent les 10 premières places du classement 2011.

( sources : tahiti info)

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