Eric Zemmour dérape (ou pas) sur l’immigration

Eric Zemmour a l’habitude de créer la polémique. Invité samedi soir sur le plateau de l’émission de Thierry Ardisson « Salut les terriens », le chroniqueur de Laurent Ruquier (« On n’est pas couchés ») a fait honneur à sa réputation. Avec une autre invitée, Rokhaya Diallo, présidente de l’association antiraciste les Indivisibles, le débat s’est engagé sur l’intégration des immigrés en France.

« Ce n’est pas un dérapage, c’est une vérité. »

Au sujet des nombreux contrôles d’identité visant les Français noirs et arabes, Eric Zemmour rétorque : « C’est parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c’est un fait ». Joint par « le Parisien », Eric Zemmour persiste et signe : « Ce n’est pas un dérapage, c’est une vérité. Je ne dis pas que tous les Noirs et les Arabes sont des délinquants ! Je dis juste qu’ils sont contrôlés plus souvent parce qu’il y a plus de délinquance parmi eux. Demandez à n’importe quel policier. » Pour lui, ce débat « n’en était pas un, puisque Rokhaya Diallo m’a coupé la parole sans arrêt, m’a agressé délibérément ».

Interviewé par lePost Eric Zemmour reagit :

Quelle est votre réaction face aux remous que provoquent votre intervention dans l’émission Salut les Terriens diffusée ce week end?
« J’avoue que je suis furieux. Je ne retire rien de ce que j’ai dit mais j’ai été très désagréablement surpris par la titraille employée: ‘Immigration: Zemmour dérape’.
Ce terme ‘dérapage’ est devenu la nouvelle manière de censurer les gens. Je l’avais déjà observé et analysé et là je le constate à mes dépens. Dès que quelque chose déplaît à la ‘bien-pensance’, qui a peur de la réalité, elle le taxe de ‘dérapage’. C’est devenu un anathème comme ‘raciste’, ‘fasciste’ ou ‘antisémite’ qui permet de diaboliser l’interlocuteur et de couper court à toutes discussions. »

De manière générale, qu’avez vous pensé de ce débat?
« C’était très désagréable. On ne pouvait pas discuter avec mon adversaire Rokhaya Diallo (présidente de l’association antiraciste les Indivisibles). Elle n’a fait qu’enchaîner les lieux communs politiquement corrects et n’a pas cessé de me couper la parole. C’était du harcèlement, pas un débat. On sort de là en se disant qu’on a plus envie de vivre ça… »

Avec le recul, voyez-vous l’émission comme une sorte de guet-apens?
« Non, je n’ai pas l’habitude de me défausser sur les autres. C’est aussi de ma faute, j’ai accepté pour faire la promo de mon livre. Par contre je trouve vraiment regrettable qu’Ardisson n’ait pas résister à la tentation de faire un coup en titrant le débat ainsi. »

Et le montage de l’émission vous semble-t-il juste?
« Je ne sais pas, je ne l’ai pas vu. Je ne me regarde jamais, je déteste ça… »

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