fête de la citoyenneté ou fête de l’identité canaque ?

J’ai vu des réactions ,au travers des supports varies de notre web caledoniens, et des analyses que j’ai jugé pertinentes .. Je tiens a les partager avec vous:

« Cette  fête dite de la citoyenneté mais qui ressemble plus à la fête de l’identité canaque, il semble bon de se poser la question quant à la nationalité à venir ! Car là est la vrai question ! En cas d’une indépendance ou d’un protectorat élargi qu’en adviendra t il de notre nationalité ! La citoyenneté à venir et le transfert du droit civil semble être le glas qui annoncera la perte de notre nationalité Francaise.

La France, contrairement à d’autres pays, ne fait pas de différenciation entre nationalité et citoyenneté. Pourtant, en Nouvelle-Calédonie, l’Accord de Nouméa prévoyait que l’on mette en place une citoyenneté locale indépendamment d’une future autodétermination, quelle qu’en soit l’issue. A partir de 1998, nous ici pouvions et devions aller au delà, et former un seul peuple pluriethnique et multiculturel afin d’exercer communément nos droits et nos choix à partir de 2014.

Mais rien n’a été fait en ce sens, celui de la communauté de destin, de l’identité, de la citoyenneté. Pas le moindre projet pour l’avenir du pays non plus. Et plutôt que de penser et créer nos propres solutions originales et adaptées, depuis la levée du double drapeau, on (RPCRUMP/FLNKS/AE/UC/PT/…etc) tend à récupérer et monter en épingle de fausses oppositions ethno-communautaristes calquées sur des problèmatiques (notamment) occidentales alors que notre histoire, notre identité, sont autrement profondes et subtiles. Une question d’argent et de pouvoir, semble-t-il, sur le vieux thème : diviser pour mieux régner.

Maintenant certains nous parlent de nationalité kanak et de citoyenneté kanak. Mais c’est quoi? Personne ne m’a répondu, pas plus là-dessus que sur la place de la coutume là-dedans. Même le terme ‘consensus’ semble devenir une insulte, alors qu’à la base ça veut simplement dire que tout le monde a pu se mettre d’accord pour agir de concert. Le sens se perd, surtout quand on voit comment on nous assène du destin commun en méprisant intégralement une bonne moitié de la population! Et d’accuser les partisans de la démocratie et de l’égalité de fascisme et racisme! Sommes-nous donc devenus fous? Dans ces circonstances, je ne vois pas pourquoi je resterai diplomate.

En toute objectivité je ne pourrai dire grand bien de la France, ni accréditer les méthodes/mensonges/illusions de cet état; mais au moins la constitution de cette Vème République pourrie est transparente. Donc, modifiable, n’en déplaise à ceux qui l’abusent. Mais ici, bien loin de cette France, aucun de ceux qui nous assènent la panacée-kanaky ne sont capables de définir les termes dont ils usent; ils veulent simplement ‘nous’ y soumettre sans autre forme de procès. C’est une forme d’opression aussi grave que la colonisation, puisqu’elle est basée sur une suprémacie raciste du droit du sang. Arrêtez, les gars/filles : nous sommes aussi français les uns que les autres pour l’instant, et aucun de nous n’a choisi sa naissance. Mais en l’état, ni la France ni la Kanaky se sont le DESTIN COMMUN.
Le sentiment d’appartenance et le métissage n’ont rien à voir avec le sang où le sol, tout est dans le coeur et l’esprit, et il existe à un carrefour culturel en Océanie, ‘ici’. Où est passée cette TERRE DE PAROLE, TERRE DE PARTAGE, sur laquelle nous pourrions réellement tous ensembles pratiquer une véritable LIBERTE, EGALITE, FRATERNITE? »

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4 commentaires

  1. Contrairement à ce que les aficionados du double drapeau ont cru, le bras de fer pour imposer une légitimité sur les autres continue.

    L’affiche du 24 septembre avec le drapeau de la Kanaky en haut du Mwa ka et le drapeau BBR sur un bateau est révélatrice;

  2. Les indépendantistes se sont enfermé (grace à Frogier) dans un carcan politico-identitaire avec leur drapeau (FLNKS/Knky/nationaliste). En gros, on leur a dit, « démerdez-vous maintenant » avec votre drapeau et votre identité.
    Alors tout le monde tourne en rond autour de son drapeau réspectif FLN ou BBR. Dans ces conditions une citoyenneté régionale commune est impossible alors que tout le monde sait qu’un drapeau commun pourrait féderer, en grande partie, tous les habitants de ce pays.

    MAIS voila, y’a un bloquage et ça coince parce qu’un homme dit qu’il ne veut pas entendre parler d’un drapeau commun. Ben voyons, pas très consensuel comme positionnement pour quelqu’un qui se dit ouvert et rassembleur. Alors comment faire? Simple, il faut un bon vieux remède de cheval, cad virer Frogier, pas de poste de senateur, ni de réelection aux prochaines législatives ou provinciales.
    Il nous faut du TSF, Tout Sauf Frogier. Certains militants du Rump y pensent sérieusement déjà.

    Avec un PF au placard, à ce moment on verra que beaucoup de nos problèmes et frustrations seront résolus.

    PS: Le Rump avait « fait le ménage » en virant le vieux Jacquot, je crois que qu’il est temps de repasser un bon coup de balai.

  3. En effet derriére la question de la citoyenneté se cache la question de la nationalité.
    Or personne ne souhaite en dessiner les contours car elle a géométrie variable en fonction de la sensibilité politique et humaniste de chacun.

    Le principal facteur d’opposition est celle des droits politiques qui font partie de la citoyenneté.
    Or, en cas d’indépendance,
    – la nationalité française est perdue, restitution des passeports.
    http://fr-fr.connect.facebook.com/topic.php?uid=145872885429752&topic=294
    – La perte de la nationalité française peut résulter d’une décision de l’autorité publique, comme celle, possible, du transfert de la compétence du code civil puisque, de facto, par simple décret la NC pourra promulger une nationalité unilatéralement
    http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/les-francais-etranger_1296/vos-droits-demarches_1395/nationalite-francaise_5301/index.html
    http://www.facebook.com/topic.php?uid=145872885429752&topic=473

    Il est illusoire de croire que le nombrilisme calédonien pourra obliger l’Etat à revoir ses textes en la matiére : ce serait ouvrir la boite de Pandore pour la PF, la Corse, Bretagne pour sortir du giron français en devenant un Etat associé par exemple, et à l’inverse, les Algériens, Tunisiens, etc pourraient demander à récupérer la nationalité française.

    Si les calédoniens souhaitent conserver les acquis métropolitains (nationalité, monétaires, juridque, éducation, santé,etc.), le seul projet de société est un POM qui permet une autonomie la plus large via les ADN tout en restant français et européen;
    Si c’est le choix d’une indépendance souveraine ou type Etat LIBRE associé (commonwealth), il suffit de regarder les pays décolonisés aujourd »hui qui ont tous en commun une régression économico-monétaire et des institutions ou la corruption est monnaie courante.

    Sur ce point de la corruption, sur FQSP concernant le nickel, le maitre de conférence Lagadec à confirmé que sans la France, la corruption serait plus marquée sur le territoire face au multinationale qui dégage plus de richesse que le territoire à lui seul : le CA de Valé est 6 fois le PIB de la NC lui permettant des bénéfices de 1,5 fois notre PIB.

    Face à l’idéologie, le pragmatisme reste la meilleur option mais difficile d’ouvrir des négociations sur la définition de la citoyenneté lorsque l’idéologie, la suprématie ethnique entrave la construction d’un destin commun visant à rendre les calédoniens égaux en droits et en devoirs. Il suffit de voir les ravages des guerres ethniques qui ont suivies à l’indépendance de certains Etats, dont le plus terrible reste celui du Rwanda.

  4. Purée, Vale qui dégage un bénéfice égal à une fois et demi le PIB de la Nouvelle-Calédonie ,

    Et après on va nous faire croire qu’ils sont pas capables de nous mettre au pas si la France part ,

    Avec une telle puissance financière face à un pays aussi petit, n’importe quelle multinationale n’aurait aucun scrupule à financer son propre parti politique, à avoir ses élus de complaisance, soutenue par son propre armée privée.
    Et là il suffit de voir ce qui se pratique par les anglo-saxons en Irak, avec les contracteurs privés, pour réaliser qu’on est complètement dans la réalité.

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