IMPLANTS MAMMAIRES DÉFECTUEUX : LA SÉCU VA PRENDRE EN CHARGE

Elles n’auront pas à payer de leur poche. C’est une  victoire pour les quelque 30 000 femmes porteuses d’implants mammaires défectueux  de la société Poly implant prothèse (PIP). La ministre de la Santé Roselyne  Bachelot a annoncé mercredi matin sur RTL la prise en charge médicale et  chirurgicale de leur nouvelle opération dont le coût peut s’avérer très élevé. Parmi  elles, « 20% relèvent de la chirurgie réparatrice suite à un cancer du sein et 80% de  la chirurgie esthétique », a-t-elle précisé. « Je prendrai en charge pour toutes ces femmes les échographies, les analyses, la  désimplantation de ces prothèses non adaptées ainsi que les examens de contrôle qui  suivront la période opératoire », a indiqué Roselyne Bachelot. « Pour les femmes qui relèvent d’une chirurgie du cancer du sein, j’ai demandé que  l’assurance maladie paie la nouvelle prothèse ».
Un gel moins cher

Mardi, l’Agence française de sécurité sanitaire des  produits de santé (Afssaps) a annoncé que les prothèses étaient encore plus  fragiles que ce que l’on pensait. Le taux de rupture, qui d’ordinaire est de 1%,  s’élève à 10% pour les implants PIP. Selon l’Afssaps, ce sont donc potentiellement  3 000 femmes qui peuvent être exposées à une rupture de l’enveloppe de leur  prothèse et voir le silicone se répandre dans leur organisme. C’est un gel moins  cher mais qui n’était pas à usage médical qui aurait été utilisé depuis 2006.  Fin mars, l’Afssaps a demandé le retrait de ces implants mammaires  défectueux et la suspension de leur utilisation. Une enquête préliminaire a été ouverte  par le parquet de Marseille. La société varoise PIP a été placée elle en  liquidation judiciaire.

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