Jacques Chirac condamné pour détournement de fonds et abus de confiance

L’ancien président de la République a été condamné dans l’affaire des emplois fictifs ce jeudi, jugé par le tribunal correctionnel de Paris.

Jacques Chirac a été reconnu coupable dans l’affaire des emplois fictifs par le tribunal correctionnel de Paris ce jeudi. L’ancien président français n’avait pas assisté à son procès, qui s’était déroulé du 5 au 23 septembre, pour des raisons médicales. Il était aussi absent pour le verdict, remplacés par ses avocats. L’ex-maire de Paris risquait dix ans de prison et 150 000 euros d’amende pour « prise illégale d’intérêt », « abus de confiance » et « détournement de fonds publics ». « Votre jugement sera la dernière image donnée de Jacques Chirac », avait rappelé Me Kiejman, qui a plaidé pour la relaxe de son client âgé de 79 ans.

Jacques Chirac a finalement été condamné a deux ans de prison avec sursis pour détournement de fonds et abus de confiance. Il a en revanche été relaxé des faits d’ingérence et de prise illégale d’intérêts pour un certain nombre d’emplois. Le président Dominique Pauthe de la séance a déclaré : « Jacques Chirac est l’initiateur et l’auteur principal du délit de prise illégale d’intérêts de d’abus de confiance ». Ajoutant qu’il « a manqué à l’obligation de probité qui pèse sur les responsables publics, au mépris de l’intérêt public des Parisiens ».

François Debré, frère de Jean-Louis Debré, président du Conseil constitutionnel et de Bernard Debré député UMP, est reconnu coupable de recel d’abus de confiance alors que Michel Roussin est relaxé pour la charge similaire. Le petit-fils de Charles de Gaulle, Jean de Gaulle est reconnu coupable de recel d’abus de confiance et de recel de détournements de fonds publics et condamné à trois mois de prison avec sursis.

C’est avec calme que Jacques Chirac a appris sa condamnation dans l’affaire des emplois fictifs de la Mairie de Paris.

Cependant Jacques Chirac décidera ce soir une poursuite en appel de la décision du tribunal correctionnel de Paris selon l’un des ses avocats Me Kiejman. L’ancien chef d’État a pourtant dix jours de réflexion avant de se lancer dans une autre poursuite judiciaire.

Son second avocat M. Veil, a assuré sur RTL que l’ex-président français a pris la décision « avec sérénité. Il est satisfait qu’à tout le moins, le tribunal reconnaisse qu’il n’y a eu aucun enrichissement personnel », a ajouté Me Veil. Il « a depuis le début toujours souhaité assumer ce qui était dans le dossier, a-t-il assuré. Il a toujours eu une colonne vertébrale très forte (…) Il a toujours dit: ‘si quelqu’un dans cette affaire doit être condamné, ça ne peut être que moi et pas mes collaborateurs’

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