Jusqu’ou le fascisme rampant rampera t’il ?

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JUSQU’OÙ LE FASCISME
RAMPANT RAMPERA-T-IL ?

Anne, ma soeur Anne, / Si j’ te disais c’ que j’ vois v’nir / Anne, ma soeur Anne, /J’arrive pas à y croire, c’est comme un cauchemar / Sale cafard

Raymond Aron, Emilio Gentile et Robert Paxton (1) ont abondamment questionné le totalitarisme et le phénomène fasciste. Emilio Gentile soutient l’idée que le fascisme fut le premier totalitarisme du XXe siècle. C’est Mussolini le premier qui a parlé « d’Etat totalitaire ».
Si les thèses de ces chercheurs diffèrent sur certains points, elles convergent sur l’essentiel. Le totalitarisme et le fascisme ne sont pas morts en 1945. La récente résurgence totalitaire en Hongrie en 2011 avec Viktor Orban est à cet égard éclairante. Fort au Parlement de la majorité des deux tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux tiers des députés. Or, une telle majorité semble à l’avenir hors de portée pour un gouvernement issu de l’opposition.
Nul peuple, nulle culture, nulle civilisation n’est vouée nécessairement au fascisme. Cependant l’observation des fascismes et totalitarismes du XXème siècle et de leurs avatars plus ou moins rampants de notre actualité dégage des conditions récurrentes favorables à son avènement :

 TERREAU FAVORABLE

1) un terreau favorable de crise économique, de « vie chère » et de difficultés quotidiennes des populations, liées aux suites et conséquences de conflits ou à une crise mondiale ou encore à une situation d’entente des élites économiques, sans réglementation et sans concurrence.

2) un sentiment populaire de ressentiment et de frustration lié à des amputations territoriales, à des plaies mémorielles entretenues dans une délectation morose de victimisation chronique et communautaire, à des captations industrielles et financières.

3) une survalorisation identitaire compensatoire et une surestimation communautaire, en corollaire à une réaction défensive et à une désignation instinctive de coupables extérieurs.

4) une sacralisation religieuse ou profane de la force, de l’unicité, de l’authenticité et de la pureté du peuple.

5) un terrain favorable d’agitation prolétarienne, de révolte des sans-terre et des groupes déplacés, de syndicalisme violent, d’extrémisme de gauche et de mouvements anarchiques.

6) une délinquance et une criminalité importantes, une corruption, une pègre et une maffia récupérables et exploitables.

7) une situation de base de démocratie de type parlementaire, sa reconnaissance et son exploitation, permettant au fascisme d’arriver au pouvoir légalement dans un premier temps, sans coup d’état et sans s’aliéner ni la police, ni l’armée, indispensables par la suite, ni l’oligarchie du pays, ni les états voisins ni le concert des nations.

8 ) des chefs, ou un chef, toujours masculins, hommes providentiels, investis par Dieu, ou par une Mission, ou par des « ancêtres » ou par l’esprit sacré de la nation, incarnant la destinée historique du groupe.

9) une désignation de boucs émissaires responsables de tous les maux et malheurs du peuple, d’abord floue et inconsciemment ressentie dans la population, puis récupérée, instrumentalisée et clairement formulée par les leaders.

10) la genèse progressive et l’apparition d’un parti unique, transcendant et annihilant les rapports conflictuels de classes classiques et les clivages partisans et régionaux.

Un premier petit QCM et quelques exemples. On aurait pu aisément trouver des illustrations pour chacun de ces points dans l’Histoire et la réalité récente : les frustrations territoriales de l’Italie au lendemain de la Grande Guerre, la crise économique et financière de la République de Weimar, l’antisémitisme et le fantasme de la pureté de la race et des premiers occupants de l’Allemagne, le parti unique soviétique ou chinois, le culte de la personnalité des Mao, Staline, Kim Jong-il, Mussolini, l’accession démocratique et légale du chancelier Hitler au pouvoir etc… Mais voici quelques exemples plus précis tirés d’une île ultramarine imaginaire. Reliez les chiffres des conditions favorables générales aux lettres des conditions favorables plus concrètes observées dans cette île et nous verrons si vous êtes un bon détecteur de terrains favorables au fascisme. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. ☺

a. (des métropolitains dans un territoire ultramarin, chargés de tous les maux, et exclus du travail, de la citoyenneté et du droit de vote) ;

b. (une démocratie héritée du passé, poreuse à la démagogie, aux influences, au vote clanique, familial et communautaire, légitimant des choix futurs non démocratiques) ;

c. (une criminalité « de quartiers », des agressions rurales de victimes isolées, des voleurs-violeurs, des destructions quotidiennes par la dégradation, par le saccage, par le feu, une délinquance « en col blanc » de corruption, de réseaux et d’exploitation d’une fiscalité complice) ;

d. (un recours aux onctions religieuses, aux puissances et aux structures animistes ancestrales pour « bénir » le destin commun national) ;

e. (une sous-estimation et une rancœur chroniques, conséquence du passé pénitentiaire et colonial et d’un isolement appauvrissant) ;

f. ( un immobilier et un foncier inabordables, la spéculation, l’affairisme, l’exploitation de la défiscalisation par les élites, les prix à la consommation parmi les plus prohibitifs du monde) ;

g. (un nombrilisme insulaire, une représentation mentale de supériorité, relativement aux petits voisins de la zone à défaut, au moins dans le domaine sportif par exemple) ;

h. (des répliques de guerres civiles coloniales, des résurgences de guérillas territoriales et de feux de conflits claniques jamais complètement éteints, des émeutes syndicales, des blocages) ;

i. (l’invocation lancinante des « anciens », un président de parti héritier des mânes du « père fondateur », un président d’assemblée héritier de « l’esprit » du révolutionnaire quasi mythique, tous deux réglant leur pas sur le pas de leur père) ;

j. (un double drapeau, fusionnant les extrêmes, les inconciliables historiques, des passions et des totems « obligatoirement consensuels », un volontarisme uniformisant)

Solution :
1 > f ; 2 > e ; 3 > g ; 4 > d ; 5 > h ; 6 > h ; 7 > b ; 8 > i ; 9 > a ; 10 > j

 EXPLOITATIONS OPPORTUNISTES DU TERRAIN FAVORABLE

Sur ce terreau, pour Robert Paxton, le fascisme se développe ensuite selon cinq phases :

a) Des extrémistes de droite méprisant la modération des conservateurs, et d’anciens extrémistes de gauche reniant la démocratie, forment une critique commune du libéralisme politique, au nom d’une synthèse nationale et sociale. / b) Ces mouvements, jusque-là marginaux, prennent de l’importance, car ils apparaissent, aux yeux des grands industriels et des grands propriétaires terriens, comme le seul moyen de rétablir l’ordre et leur prospérité. / c) Le parti fasciste accède au pouvoir. / d) Le pouvoir fasciste se consolide. / e) La phase de radicalisation : exclusion, proscription, élimination sous des formes diverses des opposants ou ennemis fantasmés du système.

Maintenant, pour que la phase c) succède à la phase b) , pour que du terreau favorable germe l’arbre totalitaire et pour que le fascisme parvienne et se maintienne au pouvoir, les fascistes ont à exploiter, à ensemencer et à arroser ce terrain favorable et ils doivent :

Social

I) exploiter les difficultés et les peurs d’une société aux abois, frustrée, en quête de coupables, en profitant des complicités située jusqu’au cœur de l’establishment.

II) exacerber les sentiments passionnels collectifs, affirmés plus « vrais » que les analyses et la réflexion vaine, exciter les passions mobilisatrices qui soudent la tribu populaire à son chef.

III) affirmer constamment la supériorité de l’inspiration et de l’instinct du chef ou des chefs sur la raison abstraite et universelle.

IV) forcer l’acceptation et la banalisation des entorses aux libertés publiques et des violences contre certaines catégories de la population.

Médias et culture

V) noyauter la presse, les medias et toutes les formes d’expression et de culture, en les étatisant, subventionnant ou en les cédant à des puissances privées complices, à des monopoles amis.

VI) instaurer une propagande incessante, une désinformation, un discours mécanique envahissant, empli de formules infiniment répétées comme autant de « moulins à prières », agissant davantage par populisme et démagogie que par des méthodes coercitives ; consolider, par un catéchisme culturel, le groupe en collectivité unie, homogène et solidaire, soudée par une identité forte, partageant une histoire et un destin commun, construite sur la volonté de perpétuer son ciment culturel.

Police

VII) instaurer un système de surveillance, attentif aux déviances, un système d’intimidation, de délation, de menaces, de promesses et de prébendes.

VIII) effectuer des démonstrations de force frappantes et enthousiasmantes, des « coups » spectaculaires, des mobilisations de foule motivantes.

économie

IX) associer étroitement les grandes puissances industrielles et financières du pays au projet totalitaire, instituant des duopoles ou des monopoles hyperpuissants, complices et soumis.

X) passer du modèle social et socialiste antibourgeois initial à un capitaliste débridé et à un libéralisme strict et sans contrôle.

politique

XI) éliminer toute opposition politique et tout contrepouvoir.

XII) supprimer progressivement les consultations démocratiques, le suffrage universel, les référendums, l’expression et la représentation populaire, la souveraineté populaire résidant suffisamment dans le chef ou les chefs, ayant reçu l’onction de la participation à un événement privilégié ou à des événements exceptionnels.

XIII) récupérer et instrumentaliser une jeunesse à la dérive, déclassée, sous cultivée, sous instruite, sous éduquée, sans valeurs, sans repères, en délinquance et en déliquescence, vecteur utile de peur, et l’enrôler en brigades fascistes, réorientant et encadrant son potentiel terrorisant, obéissant encore à des disciplines faisant passer le collectif avant le particulier.

XIV) dénoncer et nommer en boucle des ennemis externes et internes et mettre en place une législation pour les exclure.

XV) invalider et révoquer le pluralisme et la diversité dans la quête obsessionnelle d’une unité nationale totémique et d’un peuple mythifié d’où sont exclus les éléments d’hétérogénéité.

XVI) s’adjoindre la bienveillance, la collaboration et le soutien des pays totalitaires voisins par des pactes de non-agression et d’alliance.

Deuxième petit QCM et quelques illustrations à nouveau. On aurait pu aisément également trouver des exemples, pour chacun de ces points, dans l’Histoire et la réalité récente : la participation du groupe Krupp à la montée du nazisme ; le « coup » de la « marche sur Rome » des chemises noires du Duce, plus symbolique que violente, suffisant à produire la démoralisation et la démission de la majorité démocrate ; l’expropriation, l’expulsion et l’élimination physique des fermiers blancs au Zimbabwe par le dictateur Mugabé ; les « Livre Rouge » et « Livre Vert » de Mao et Kadhafi ; les « télés d’État » et « arts officiels » des dictatures communistes ; la pègre et la racaille utilisées par la Gestapo à Paris (Bonny et Lafont) ; les socialistes et communistes ralliés à Vichy et à l’extrême droite et auxiliaires virulents du pétainisme (Doriot et Déat) ; la complicité des puissances pétrolières avec la dictature militaire en Birmanie, les autodafés des livres jugés impurs et étrangers à la culture nationale à Berlin etc… Mais voici encore quelques exemples plus précis tirés d’une île ultramarine imaginaire. Reliez les chiffres des exploitations générales fascistes du terreau favorable aux lettres des exploitations fascistes plus concrètes et nous verrons si vous êtes un bon détecteur des exploitations fascistes. Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être, à nouveau, que fortuite. ☺

P. (union complice, dite du « Fer de lance », des petits états insulaires de la zone, coutumiers des coups d’états, des putschs, des régressions et de la corruption généralisée ; rapprochement avec la dictature et le dictateur d’un Fidji mis au ban des nations démocratiques et financement d’une police régionale ethnique) ;

K. (brandir constamment l’image du chaos, de la guerre civile, de l’anarchie en seule alternative à la solution-soumission de l’union totalitaire des contraires) ;

N. (mise en exergue du sport, des fêtes, du corps, des compétitions physiques, des victoires glorifiantes ; évocations récurrentes de la nature, des éléments et des beautés simples de l’environnement bien plus authentiques que les spéculations intellectuelles) ;

K. (privilégier et sacraliser le « nouveau », l’absolument moderne, l’inédit, l’ordre nouveau ; souligner l’inspiration visionnaire dirigée vers l’avenir des leaders, construisant le futur, faisant table rase du passé) ;

O. (acceptation fataliste des guérillas ancestrales, de zones de non-droit inaccessibles et infréquentables, des interdictions de consommation infantilisantes, des heures de la journée à éviter pour circuler, pour sortir ou travailler, par prudence) ;

D. (montage d’un monopole de la presse écrite après vente du quotidien d’un gros groupe et stratégies de découragement d’autres acheteurs éventuels ; montage d’un audio-visuel d’État de propagande et d’auto congratulation dédié aux alliés fascistes et financé par l’impôt et par la drogue entretenue des jeux d’argent ; montage de structures de culture et de littérature d’État par des centres culturels et des maisons du livre et de l’art autorisé) ;

E. (instauration de leitmotivs prégnants pour souder le peuple derrière des « destin commun, « avenir partagé », « citoyenneté », « construire le pays », « enfants du pays » ; création de symboles unitaires) ;

G. (utilisation de toutes les techniques de la carotte et du bâton au niveau du travail, de l’emploi, du logement, des subventions, des marchés publics, pour décourager les individus, les fonctionnaires, les employés, et les entrepreneurs de s’éloigner de la ligne totalitaire ; chantages à l’emploi et aux promotions, y compris au niveau de la famille et des enfants, que ce soit dans les entreprises privées complices ou dans le secteur public où les transferts de compétences ont donné les pleins pouvoirs aux élus de la coalition totalitaire) ;

I. (union des symboles irréductibles, des drapeaux antagonistes, proclamant la force et la puissance des magiciens capables d’unir l’eau et le feu) ;

A. (montage d’un monopole du transport aérien ; montage d’un monopole de la filière viande et des importations viande ; montage d’un monopole des télécommunications) ;

C. (ouverture, cession et regroupement des grosses entreprises et des gros projets du pays par l’alliance avec des groupes internationaux et avec des pays à la puissance financière invincible, favorables à un totalitarisme propice aux affaires) ;
B. (jeu d’alliances opportunistes avec d’autres opportunistes politiques de type fasciste pour éliminer des institutions les partis représentatifs et démocratiques) ;

H. (refus des consultations populaires et d’un retour devant les urnes en cas de revirements et de nouvelles alliances politiques ; renonciation aux référendums explicites en cas de restructuration institutionnelle du pays ; remplacer ces validations populaires par des accréditations religieuses de type papal ou coutumo-animiste ; perpétuer à l’infini la légitimité des signataires d’un pacte sacré fondateur et leur garantie décennale, bi-décennale, tri-décennale… éternelle, comme un certain Reich, qui devait durer mille ans) ;

J. (conseils aux casseurs et caillasseurs d’agir anonymement, masqués, cagoulés, pour ne pas invalider la provisoire crédibilité démocratique des élus et élites préparant le fascisme, bénéficiaires de cette insécurité et des peurs engendrées ; mutisme sur cette violence ; défense et impunité des violents sous couvert de leur légitimité et de leur légitime-défense en tant que victimes de la société et de l’Histoire) ;

L. (mention et dénonciation permanentes des anciennes puissances impériales ou coloniales et de leurs méfaits ; habile occultation de l’impuissance interne et projection de cette impuissance vers l’extérieur ; association des opposants démocrates internes avec le « mal », diabolisés en représentants de cette « force noire ») ;

M. (législation maniaque sur l’exclusion des exogènes ; fermeture et multiplication des difficultés sur les entrées et sorties des individus et des marchandises ; suspicion perpétuelle sur le non-citoyen, sur le non-local, sur le non-« national », qu’ils soient intellectuels, culturels ou physiques)

Solution :
I > F ; II > N ; III > K ; IV > O ; V > D ; VI > E ; VII > G ; VIII > I ; IX > A ; X > C ; XI > B ; XII > H ; XIII > J ; XIV > L ; XV > M ; XVI > P

 

CONCLUSION, EN FORME DE MOT D’ESPOIR

 

Mais avant que le cheminement fasciste ne parvienne jusqu’à sa dernière phase de « radicalisation », ne s’installe durablement et n’élimine ses opposants humanistes et démocrates, que ce soit moralement dans des « poubelles de l’Histoire », ou physiquement dans un sinistre « tri sélectif », les individus et les peuples promis à un destin de soumis, de couchés, de nourris à la gamelle, de sous-citoyens, de complices, de réfugiés et de chair à fascisme ont-ils un espoir ? Une perspective d’engagement et un champ d’action ?

Oui. Et cet espoir s’appelle courage, lucidité, dignité, expression, union, révolte, refus d’être les instruments et le bétail du fascisme, destin de vie de femmes et d’hommes debout valant la peine d’être vécue, même sous la botte et la menace. Aung San Suu Kyi, face à la junte militaire birmane, est l’image féminine radieuse de cette « possibilité d’une île », de cette puissance fragile, de cette grâce puissante, de ce refus du pire, de ce choix du meilleur et de cette belle insoumission aux cauchemars, aux cafards et au cafard que « les frères et les sœurs Anne » de tous les pays peuvent et doivent voir venir, peuvent et doivent ne pas laisser venir.

JT

(1)
Raymond Aron (Démocratie et totalitarisme, 1965)
Emilio Gentile (Quand tombe la nuit. Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 2001 ; La Religion fasciste, 2002 ; Qu’est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation, 2004 ; Les Religions de la politique. Entre démocraties et totalitarismes, 2005)
Robert Paxton (La France de Vichy 1940-1944, 1973 ; Le Fascisme en action, 2004)

 

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  1. la grenouille verte

56 commentaires

    1. Très intéressant, et puis ça fait peur un peu quand même, tellement c’est vrai…

  1. LE FASCISME RAMPERA JUSQU »A ATTEINDRE CES OBJECTIFS-LA, COMMUNS A TOUT LES PARTIS D’EXTREME DROITE SUR LA PLANETE, ATTENTION, DANGER:

    1. Les alliances
    Le danger de l’extrême droite ne réside pas uniquement dans son programme politique mais
    également dans l’influence qu’elle peut exercer sur les partis politiques traditionnels. Ceux-ci peuvent
    être tentés de reprendre certaines de leurs propositions pour récupérer une partie de l’électorat
    d’extrême droite. D’autres peuvent aller jusqu’à accepter des alliances avec les extrémistes pour être
    au gouvernement dans les différents niveaux de pouvoir.
    2. L’antisémitisme
    L’antisémitisme en tant que racisme dirigé contre les juifs fait partie intégrante de l’histoire de
    l’extrême droite en Europe et dans le monde. Poussé à son paroxysme avec l’extermination
    systématique des juifs par les nazis pendant la deuxième guerre mondiale, l’obsession antijuive reste
    une composante structurelle des principaux partis politiques d’extrême droite aujourd’hui.
    3. L’avortement
    L’avortement fait généralement l’objet de vives condamnations par les leaders de l’extrême droite. Il
    est considéré comme l’une des causes de la dénatalité en Europe, mais surtout, il constitue un
    argument électoral pour s’approprier le vote des catholiques intégristes et de ses officines anti-IVG
    (interruption volontaire de grossesse). D’autre part, pour certains théoriciens d’extrême droite,
    l’avortement fait partie des outils utilisés par la “haute finance internationale” qui complote pour la
    destruction de la “race blanche”.
    4. La collaboration
    Beaucoup d’anciens collaborateurs se retrouvent dans les différents mouvements d’extrême droite en
    Europe. La proximité entre leurs idées et celles défendues par l’extrême droite fait de celle-ci un milieu
    accueillant pour tous ceux qui ont jadis collaboré avec le régime nazi.
    5. Le complot
    Dans l’idéologie de l’extrême droite, l’histoire s’explique par une suite de complots orchestrés par des
    forces occultes qui cherchent à dominer le monde. Les régimes fascistes des années 30 dénonçaient
    le “complot juif” ou “judéo-maçonnique”. Aujourd’hui, l’extrême droite dénonce le “complot mondialiste
    et cosmopolite” de la “haute finance internationale, vagabonde et apatride”.
    6. Le culte du chef
    Qu’ils soient au pouvoir ou dans l’opposition, les partis d’extrême droite et les régimes fascistes
    s’organisent autour du chef dont le charisme et l’autorité assurent le dévouement et l’obéissance de
    ses militants. Leurs structures et leurs fonctionnements internes ne sont pas démocratiques, ils
    reposent sur des principes hiérarchiques et sur l’autoritarisme.
    7. La culture
    Dès qu’elle le peut, l’extrême droite s’attaque à l’expression libre de la culture. Synonyme d’ouverture,
    de diversité, de tolérance et de pluralisme, celle-ci représente un danger pour l’extrême droite dont la
    force d’attraction repose sur le rejet et la crainte de l’autre (l’étranger, l’homosexuel, etc.) et de sa
    différence. Dans les années 30, les régimes fascistes qui se sont progressivement mis en place
    avaient un contrôle total sur la culture. La littérature, l’art et l’information étaient soumis aux exigences
    du parti ou du dictateur en place. Récemment, en France, les villes dirigées par des maires Front
    national ont vu leurs bibliothèques “épurées” de certains ouvrages opposés à l’extrême droite. D’autre
    part, des livres écrits par des élus FN ou des sympathisants du mouvement ont fait leur apparition
    dans les rayons de ces bibliothèques.

    8. La démocratie
    L’extrême droite est antidémocratique. Elle s’oppose au parlementarisme, au pluralisme des partis
    politiques, aux Droits de l’homme et à tout ce qui caractérise un régime démocratique. Dans son
    programme, il n’est en rien question de débat, de consultation ou de consensus entre citoyens sur la
    gestion du pays, seul le chef et ses proches sont habilités à prendre les décisions pour le peuple. En
    général, les solutions de l’extrême droite aux problèmes de société reposent sur l’exclusion,
    l’expulsion voire l’extermination d’une partie de la population comme ce fut le cas avec les Juifs et les
    Tziganes sous le régime nazi.
    9. Les dissidences
    Les conflits internes et les dissidences constituent une caractéristique essentielle des partis d’extrême
    droite. Organisés autour du chef tout-puissant, ces partis ne peuvent tolérer des désaccords en leur
    sein. Dans ce dernier cas, les leaders mécontents et leurs disciples se voient contraints de créer leurs
    propres partis.
    10. Les Droits de l’homme
    Les partis fascistes d’hier et l’extrême droite contemporaine s’opposent aux principes fondamentaux
    des Droits de l’homme. Ils préfèrent s’appuyer sur une conception inégalitaire de la société liée à une
    prétendue inégalité entre les hommes. Ils imaginent les “forts” d’un côté : les élites. Et de l’autre les
    “faibles” : les malades, les étrangers, les pauvres, les femmes et les personnes âgées.
    11. La jeunesse
    Les partis d’extrême droite et les régimes fascistes réservent une place particulière aux jeunes. La
    plupart ont leur propre organisation de jeunesse, celle-ci constitue non seulement un réservoir de
    militants pour effectuer le collage d’affiches et la distribution de tracts, mais surtout, les jeunes
    incarnent le renouveau et l’avenir. Ils sont pour l’extrême droite un moyen efficace de propagande
    pour diffuser une image jeune et dynamique de leur mouvement.
    12. L’Eglise
    Si l’Eglise a eu un rôle ambigu pendant la deuxième guerre mondiale vis-à-vis des différents régimes
    autoritaires et fascistes de l’époque, elle condamne aujourd’hui l’extrême droite et son message de
    haine et d’intolérance. Seuls les catholiques intégristes se retrouvent dans les idées d’extrême droite,
    notamment en France où beaucoup d’entre eux défilent à la fête de Jeanne d’Arc qui est organisée le
    1er mai de chaque année à Paris par le Front national.
    13. L’enseignement
    A l’instar des partis fascistes d’hier, l’extrême droite contemporaine propose un enseignement
    particulier pour la jeunesse. Basé sur une séparation entre “nationaux” et “étrangers” pour éviter toute
    forme de multiculturalisme, cet enseignement repose sur la tradition, l’ordre et la discipline. Les
    mauvais élèves ou les “déviants” seront quant à eux internés dans des écoles spécialisées.
    14. L’Europe
    Le discours de l’extrême droite repose sur l’importance de la nation et la haine de l’étranger.
    Néanmoins, les étrangers européens bénéficient d’un statut particulier au sein des différents
    groupements d’extrême droite en Europe. Ce semblant de tolérance entre ces derniers est illustré par
    les nombreuses rencontres entre leaders d’extrême droite. Ceux-ci cherchent en fait à mettre sur pied
    d’éventuelles alliances pour former un groupe politique au Parlement européen.

    15. Les femmes et la famille
    Dans l’idéologie de l’extrême droite, les femmes sont réduites exclusivement à la fonction
    reproductrice. Les différents programmes politiques des partis fascistes hier et des partis d’extrême
    droite aujourd’hui placent la femme au foyer, avec pour unique mission de procréer, de fonder une
    famille et d’éduquer les enfants. En conséquence, ces programmes prévoient l’exclusion des femmes
    du marché de l’emploi ainsi que des conditions très strictes quant à leur accès aux longues études
    dans le but de favoriser leur fonction au sein de la cellule familiale.
    16. L’immigration
    Tout le discours de l’extrême droite contemporaine repose sur la haine et le rejet des étrangers ou des
    immigrés. L’objectif est simple, il s’agit de rendre responsable ces derniers de tous les problèmes de
    la société : chômage, insécurité, crise économique, etc. De cette manière, les leaders d’extrême droite
    en Europe justifient la nécessité d’expulser tous les individus qui ne sont pas des “nationaux de
    souche” ou dans une certaine mesure des “Européens de souche” (droit du sang).
    17. L’individu
    Dans un régime fasciste et dans l’idéologie d’extrême droite, l’individu n’est utile que lorsqu’il est
    dévoué à la “cause nationale”, il doit donc s’effacer au profit du peuple et de la nation dirigés par le
    “Guide”. Pour conserver la pureté de celle-ci, l’extrême droite propose l’expulsion ou
    l’emprisonnement des individus considérés comme indésirables. Ceux-ci varient en fonction du
    programme et de l’idéologie des partis d’extrême droite. Généralement il s’agit des étrangers ou des
    immigrés, mais parfois certains leaders vont plus loin et proposent de débarrasser la société des Juifs,
    des homosexuels voire des prostituées et des personnes atteintes du Sida.
    18. L’histoire
    Une caractéristique essentielle du fascisme historique mais aussi des partis et groupes d’extrême
    droite aujourd’hui réside dans leur volonté de réinterpréter l’histoire pour que celle-ci justifie leur
    combat. L’exemple contemporain le plus connu est celui du négationnisme où certaines personnalités
    d’extrême droite cherchent à réhabiliter l’idéologie nazie en niant l’existence des chambres à gaz.
    Remettre en cause l’existence de ces dernières, c’est en effet essayer de briser l’argument le plus
    important à l’origine du consensus antifasciste d’après-guerre.
    19. Les médias
    L’extrême droite se considère comme la victime d’un “complot médiatique” visant à la diaboliser et à
    lui interdire les passages à la télévision. Dans leurs programmes respectifs, les partis d’extrême droite
    proposent un contrôle strict de l’Etat sur la politique rédactionnelle des grands médias (télévision,
    radio, presse écrite, etc.). Leur objectif est clair. Une fois au pouvoir, ils espèrent utiliser la télévision et
    la presse écrite à des fins de propagande.
    20. La milice
    A l’instar des partis fascistes des années 30, les partis d’extrême droite contemporains se sont
    constitué leurs propres milices privées. Les Faisceaux de Mussolini, les SA d’Adolf Hitler ou les
    Formations de combat de Degrelle (SOP) ont aujourd’hui laissé la place au DPS du Front national
    français (département protection et sécurité) qui est chargé d’assurer la sécurité des leaders du FN
    lors de leurs manifestations. On trouve également d’autres services de protection et de sécurité dans
    la plupart des partis d’extrême droite contemporains.
    21. La nation et le nationalisme
    Le discours de l’extrême droite contemporaine et des régimes fascistes des années 30 repose
    essentiellement sur le culte de la Nation. En tant que cadre indispensable à la reproduction de la
    “race” et de la civilisation ainsi qu’au maintien de leur pureté identitaire, la nation et ses intérêts
    passent avant les individus et les valeurs.
    22. La police
    L’extrême droite attache beaucoup d’importance au renforcement de la police et de l’armée pour
    permettre l’arrestation systématique de tous ceux qui menacent ou perturbent l’ordre public. Préférant
    la répression à la prévention, son programme implique la mise sur pied d’un climat ultra-sécuritaire
    avec le renforcement des effectifs de police, l’interdiction des grèves et des syndicats ainsi que
    l’internement et l’expulsion des étrangers et des immigrés naturalisés.
    23. La police politique
    Dans un régime fasciste, les citoyens doivent soutenir le parti et le dictateur jusqu’à la délation si
    nécessaire. Pour se protéger des opposants politiques, il est nécessaire pour les dirigeants de mettre
    sur pied une police spéciale chargée de persécuter et d’arrêter ceux qui ne sont pas d’accord avec le
    gouvernement. Ce fut le rôle de la Gestapo et de la SS en Allemagne qui se sont ajoutés à la police et
    à l’armée déjà existantes. Mais souvent, avant même d’être au pouvoir, les futurs dictateurs ont déjà
    leur milice privée, comme les Faisceaux de Mussolini ou les Formations de combat de Degrelle. Les
    partis d’extrême droite contemporains fonctionnent de la même façon en créant leurs propres milices.
    24. La propagande
    Outil indispensable pour se faire connaître et pour influencer les masses, la propagande constitue un
    aspect important du fonctionnement des partis fascistes d’hier et des partis d’extrême droite
    aujourd’hui. Son rôle consiste essentiellement à faire connaître une idéologie et à transformer la
    réalité au moyen de tracts et d’affiches pour que celle-ci corresponde au discours officiel du parti ou
    du régime en place. La propagande des régimes fascistes et de l’extrême droite repose
    essentiellement sur le populisme et la démagogie.
    25. La race
    L’extrême droite fonde ses idées et son programme sur la croyance en l’appartenance à une “race
    supérieure”. Pour assurer cette “pureté raciale”, son programme politique veut interdire le métissage,
    l’homosexualité, la contraception, le divorce et l’avortement.
    26. Les skinheads
    Apparu en Angleterre à la fin des années soixante, le mouvement skinhead s’est développé sur
    l’ensemble de la planète. Malgré l’existence de nombreux courants idéologiques et politiques
    différents, les skinheads incarnent surtout les tendances les plus dures et les plus spectaculaires du
    néo-nazisme contemporain en Europe. Les groupes de skinheads prônent un antisémitisme et un
    racisme aussi primaires que virulents pour “sauver la race blanche”.
    27. Le travail
    Les programmes fascistes ou d’extrême droite réservent un sort particulier aux travailleurs. Ils
    proposent d’interdire les syndicats, le droit de grève et toutes les formes de contestation des
    travailleurs vis-à-vis de leurs employeurs ou de l’Etat.

    “DEMANDEZ LE PROGRAMME !”:

      1. il n’a rien cpmpris celui-la, encore une fois:
        communisme et fascisme sont deux formes de TOTALITARISME , ok?

        1. et pourquoi tu votes pour eux alors?Melancon,hollande et choly ne sont pas dans le meme camp de goooooche?Pourtant tu vas voter pour un de ces tartuffes.

          1. le communisme et les verts sont deux mondes bien differents, banane ! Tu mets tout le monde ds le meme panier, banane, symptomatique d’un niveau d’intelligence pas tres flatteur! Un peu comme mettre Bayrou et La Maline de Le Pen ds le meme sac !

  2. L’opinion émise dans l’article de Jeffrey Tardy est fort intéressante.

    Toutefois, j’émettrais des réserves tenant au rôle de l’Etat et des grandes entreprises minières.

    Vu le faible poids de la Nouvelle-Calédonie par rapport à celui de l’Etat et des géants miniers, le fascime ne pourra perdurer en Nouvelle-Calédonie qu’avec leur « bénédiction »… soit parce qu’ils feront preuve de faiblesse… soit parce que cela arrangera leurs intérêts…

    De ce fait, l’évolution de la situation calédonienne est fortement conditionnée par l’évolution de la situation en métropole notamment en raison des prochaines élections présidentielles et législatives … Or, tous les paris sont ouverts … certains disent qu’au 2ème tour de la présidentielle, ce sera Lepen contre Mélanchon… et que quel que soit le vainqueur, ce sera la révolution en France, à cause de la situation économique explosive… certains vont même jusqu’à prédire une France rouge après les législatives!

    On dénonce le fascisme rampant en Calédonie mais le péril est peut-être plus grand que l’on ne pense car la France elle-même ne risque-t-elle pas de basculer dans le faschisme d’extrème gauche ?

  3. ce sera HOLANDE, au 2eme tour avec l’aide des verts et divers gauche, donc pas l’extreme gauche, JAMAIS ca n’arrivera, en France, l’extreme gauche…

    1. On verra! Je ne le souhaite pas, mais par les temps qui courrent, tout est possible!

      Ne pas oublier aussi qu’à Yalta, Staline aurait bien aimé que la France soit « donnée » au grand frère russe! Ce qui a été refusé à l’homme d’acier… a peut-être été promis au dirigeant russe actuel?

    2. parce qu’ils vont te demander ton avis la batracienne.Vous etes quantite’ negligeable les verts .Aucun parti ne se donnera la peine de quemander vos 0.26% de suffrages.Trop minables.Tu les vois obliges de se coltiner le moulin a’ vent japonais de
      l’hemisphere sud appellee duflot?Et qui voudrait de la cholly avec sa tete de hamster mal rase’?Je ne vois pas ,BANANE.

  4. bon,
    remise des pendules à l’heure:

    -l’antisémitisme n’est certainement pas ce qui poussent beaucoup de Français à vouloir voter pour MLP

    -Si la Grenouille veut voir de l’antisémitisme pour se donner des frissons de plaisir, elle n’a qu’à regarder vers Téhéran et bien d’autres villes et territoires avoisinant cette partie du monde.

    – l’idée d’un complot mondialiste n’est pas monopolisée par l’extrême droite; et l’extrême gauche alors, … vois l’avez enterrée ?
    on peut faire la même remarque sur l’interdiction des syndicats

    tout ceci, une fois de plus, prouve que les arguments anti « extrême droite » ne sont que des clichés passéistes, réducteurs et caricaturaux qui n’intéressent pas ceux qui veulent voter MLP. Ce n’est que de la propagande qui évite soigneusement les questions de fond.

    Remarquez, chers Français,
    si vous voulez encore des syndicats de service publics qui dépassent les limites et font la grève et vous pourrissent la vie,
    si vous voulez une société où des jeunes voyous qui font la loi dans les rues, dans les bus, dans les écoles, dans les cités, et sur lesquels les institutions n’ont aucune emprise, vous pouvez toujours mettre un bulletin de vote qui privilégie votre bonne conscience, votre bonne mentalité tolérante, qui continuera de vous faire bouffer cette bonne merde dont vous vous plaignez sans cesse et dont vous en voulez encore, puisque le seul parti qui a le courage de proposer des mesures fortes vous donne encore plus la nausée.
    Au final, en société, on a ce qu’on mérite; arrêtez de vous plaindre, vous êtes pitoyables.

    Remettre un peu d’ordre dans une France si mal en point, remettre un peu d’autorité et recadrer les choses,
    voilà le programme d’un parti courageux, non-laxiste, voilà les raisons pour lesquels vous le honnissez tant !
    Continuez à vous engoncer de vos clichés, entre temps, vous être toujours et vous vous enfoncez encore plus dans la merde.

    1. je ne veux pas vpir de racisme, anti-semitisme ou tout autre, et entre les bottes et coup de pieds au cul d’un regime fasciste et un pays ou les syndicats defendent les interest des travailleurs, mon choix, comme beaucoup, est vite fait.

      1. les intérêts des « travailleurs »
        ou les intérêts de ceux qui ont la sécurité de l’emploi et le salaire qui tombe tous les mois,
        sans la moindre notion de « obligation de résultat », « productivité »,
        « perte ou bénéfice », « compte de l’entreprise à découvert » ?

        s’il y a bien un parti qui veut défendre les « travailleurs », c’est le FN.

        1. hou hou Et que penses tu de l’apartheid en Kanaky ?

          Des écoles de blancs, des quartiers de blancs, des boites de blancs, du rééquilibrage que l’on n’arrive pas à instaurer, de la

          citoyenneté qui le se met pas en place (alors qu’elle se trouve dans les accords)

          comme je l’ai dit : Avant de regarder la paille dans l’oeil de son voisin regarde la poutre dans le tien et pour faire plus

          athée comme toi : il faut balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres.

  5. Que voulez-vous,
    c’est ça, quand on inonde le site de copiés-collés,
    pour faire de la propagande,
    on récite sa leçon, son cours, sans le comprendre,
    sans prendre une distance critique et faire sa propre réflexion,
    sans mettre les choses dans un contexte présent et réel,
    on gobe ce qu’on nous donne… remarquez, c’est une habitude chez certains;
    c’est ça, les mauvais élèves; ils récitent la leçon…

    1. Et que penses tu de l’apartheid en Kanaky ?

      Des écoles de blancs, des quartiers de blancs, des boites de blancs, du rééquilibrage que l’on n’arrive pas à instaurer, de la

      citoyenneté qui le se met pas en place (alors qu’elle se trouve dans les accords)

      comme je l’ai dit : Avant de regarder la paille dans l’oeil de son voisin regarde la poutre dans le tien et pour faire plus

      athée comme toi : il faut balayer devant sa porte avant de balayer devant celle des autres.

      1. de « l’apartheid en kanaky » ? (*)

        mais t’es vraiment conne malsi … ou alors tu prends plaisir à faire de la provoc gratis; tu es une troll
        ( et hors sujet en plus, une fois de plus)
        pour dire de telles âneries tu ne dois pas connaitre ce pays,

        en tout cas « conne », c’est pas une insulte, c’est un constat.

        (*) tout comme certains se rendent coupables de banalisation du nazisme, toi, en jetant des mots comme ça, tu te rends coupable de banalisation de l’apartheid; les raccourcis sémantiques et idéologiques de ce genre ( arguments faciles qui évitent l »analyse, la connaissance approfondie du sujet) n’ont jamais été autre chose que la preuve de la faible capacité de réflexion de ceux qui se livrent à ce genre de méthode.

        Quand on a rien à répondre, autant balancer n’importe quoi, même hors sujet, hein malsi ?

        1. Tu as ete en afrique du sud malsain?parles de ce que tu connais(c’est a dire pas grand’chose).Avec l’aparteid les quartiers blancs etaient propres ,bien tenus alors que les bidonvilles de soveto et autres etaient insalubres.Depuis mandela c’est tout le pays qui est sale,puant,regorgeant de gens de ton espece.En algerie c’etait pareil.
          Je ne te parle meme pas de l’etat proche de la RSA dirige’ par un autre poete du nom de mugabe.celui-la aussi etait le champion des bobos gauchistes.Un des pays les plus riches au monde sous la domination anglaise devenu en l’espace de 10ans un pays misereux au possible ou les gens crevent la gueule ouverte.Mais peut-etre ne le sais tu pas.faut te documenter mon petit.Pas sur wikepedia ,il faut y aller.Va essayer d’installer ta charia de merde la-bas.tu vas vite comprendre et revenir avec ce qui te reste de queue entre les jambes.

  6. Mais pas du tout, nous sommes humbles, tu connais ce mot ? Nous savons qu’il y a des gens plus intelligents que nous, qui ont déjà passés des heures à réfléchir sur ces problèmes et que malheureusement tu ne connais pas !!

    Alors il va falloir que tu réinvites : le discours de la méthode de Descartes , la formule de Einstein, les essais de Freud……. et ben tu n’es pas couché et vu tes réflexions racistes, il va te falloir plusieurs vies … et encore ……………..

    1. réponse sans intérêt, à côté, hautaine ,creuse, non-probante; en gros, c’est « la malsitude »

    2. Des gens plus intelligents que vous? mais il y en a des tonnes.En ce qui vous concerne , malsi et grenouilles on remarque cela des les premiers de vos posts .Une misere votre QI.Il n’y a que les vers de terre qui vous arrivent a la cheville.

  7. Salut ami,

    C’est très bien écrit , étayé et documenté.

    cela démontre :

    1) que le fascisme a toujours existé

    2) qu’il n’est peut-être pas là où ON te le montre du doigt, ou par la radio, les journaux, la tété..

    3) que la fascination des dictateurs, avérés ou en puissance, c’est justement…la puissance absolue, financière
    (le monopole est leur rêve, et merci, nous on est bien servis) et intellectuelle (disons plutôt mentale, c’est quand même plus près de la réalité, et là aussi on est excellents chez nous).

    4) Que « le pain et les jeux » dans un pays en pleine décadence, est encore la solution d’actualité

    5) que la carrière d’un politique aujourd’hui n’est plus une idée, une vocation, un engagement, une ambition pour un territoire ou un pays, mais une recherche obsessionnelle de la réussite personnelle, quels que soient les dégâts collatéraux, et, encore, dans ce domaine on est plus que bons (à vrai dire ce n’est même que ça chez nous)

    6) qu’il y a une condition indispensable pour que ça marche pour les initiateurs de ce genre de politique…

    C’est que la population concernée soit complètement abêtie, amorphe, aveugle, ou inexpérimentée, ou presque inculte, ou trop récente dans les 20 et 21°siècles pour faire preuve de discernement, ou naïve, ou « la terre est basse », ou corrompue (surtout corrompue) etc..

    Et là, ON EST VRAIMENT LES MEILLEURS.

    C’est là que je ne partage pas ton optimisme final, parce que pour changer ce TERREAU HYPER FAVORABLE ???!!!..

    Si tu as une idée pour ça, c’est que tu es un génie.

    Bonne soirée.

    1. n’etant PLUS aveuglee et naive, et, etant MOINS abetie et PLUS experimentee, apres 5 ans de SARKO au pouvoir, je ne voterai donc, PLUS pour lui.

    2. Merci Openeyes ! J’aime bien ce que tu écris aussi.
      Reste un peu optimiste, au moins en politique c’est peut-être pas complètement fou… 🙂

  8. tiens un copié collé pour mister Eric
    comme le souligne l’auteur on parle ici du libéralisme américain cad de la Gauche Americaine
    pas del »école française du libéralisme

    Le legs du fascisme: le libéralisme

    par Daniel Pipes
    Jerusalem Post
    10 janvier 2008
    Version originale anglaise: Fascism’s Legacy: Liberalism
    Adaptation française: Alain Jean-Mairet

    [Note du traducteur: la notion américaine de libéralisme politique n’est pas traduisible hors de son contexte spécifiquement américain; son plus proche équivalent en français est sans doute ce qu’on appelle la social-démocratie de l’Europe actuelle]

    Le fascisme libéral sonne comme un oxymoron – ou une expression servant aux conservateurs à insulter leurs adversaires libéraux. En fait, elle a été forgée par un auteur socialiste respecté et influent, H.G. Wells, qui, en 1931, appelait ses amis progressistes à devenir des «fascistes libéraux» et des «nazis éclairés». Vraiment.

    En effet, ses paroles s’inscrivent dans un projet beaucoup plus large, visant à fusionner le socialisme et le fascisme: Mussolini, qui a été une figure de proue socialiste, s’est détourné de l’internationalisme pendant la Première Guerre mondiale en faveur du nationalisme italien, dont il qualifia sa version de fascisme. De même, Hitler dirigeait le Parti national-socialiste des travailleurs allemands.

    Ces faits dérangent parce qu’ils contredisent l’éventail politique qui modèle notre vision du monde depuis la fin des années 1930 et qui place le communisme à l’extrême-gauche, suivi du socialisme, du libéralisme au centre, puis du conservatisme et enfin du fascisme à l’extrême-droite. Mais cet éventail, comme le relève Jonah Goldberg dans un nouvel ouvrage brillant, profond et original – Liberal Fascism: The Secret History of the American Left from Mussolini to the Politics of Meaning (Le fascisme libéral: l’histoire secrète de la gauche américaine de Mussolini à la politique du sens; Éd. Doubleday) –, reflète l’utilisation du terme fasciste par Staline, soit comme un épithète servant à jeter le discrédit sur qui bon lui semblait – Trotski, Churchill, les paysans russes – et déforme la réalité. En 1946 déjà, George Orwell observait que le terme fascisme avait dégénéré jusqu’à désigner simplement «quelque chose d’indésirable».

    Pour comprendre pleinement la signification du fascisme, il faut mettre de côté la déformation du terme introduite par Staline et écarter également la Shoah pour revenir à la période que Goldberg nomme l’«heure fasciste», soit approximativement les années 1910 à 1935. Le fascisme, une idéologie étatiste, se sert de la politique comme d’un outil pour faire passer la société du stade d’individus épars à celui d’ensemble organique. Pour ce faire, il donne l’ascendant à l’État sur l’individu, aux connaissances d’experts sur les débats et au socialisme sur le capitalisme. Il est totalitariste dans l’interprétation originale mussolinienne du terme – «Tout dans l’État, rien hors de l’État, rien contre l’État». Le message du fascisme se résume à «moins de paroles, plus d’action!». Son principal attrait est son efficacité pratique.

    En revanche, le conservatisme prône un gouvernement restreint, l’individualisme, le débat démocratique et le capitalisme. Ses attraits sont la liberté ainsi qu’une dgrande latitude laissée aux citoyens.

    Le triomphe de Goldberg consiste à établir la parenté entre le communisme, le fascisme et le libéralisme. Tous dérivent en effet de la même tradition qui remonte aux Jacobins de la Révolution française. Son éventail politique révisé sur cette base est axé sur le rôle de l’État et s’étend du libertarianisme aux diverses moutures du fascisme – américaine, italienne, allemande, russe, chinoise, cubaine, et autres – en passant par le conservatisme.

    Mussolini et Hitler étaient tous deux socialistes.
    Comme le suggère cette liste, le fascisme est très souple; ses variations diffèrent par les détails, mais elles partagent «des impulsions émotionnelles ou instinctives». Ainsi, Mussolini a ajusté le programme socialiste pour mettre l’État en exergue; Lénine a fait des travailleurs l’avant-garde du progrès; Hitler a ajouté la race. Alors que la version allemande était militariste, la variante américaine (que Goldberg qualifie de fascisme libéral) est presque pacifiste. Goldberg cite l’historien Richard Pipes à ce propos: «Le bolchevisme et le fascisme étaient des hérésies du socialisme.» Il prouve cette concordance de deux manières.
    Premièrement, il propose une «histoire secrète de la gauche américaine»:

    Le progressisme de Woodrow Wilson comportait un programme «militariste, fanatiquement nationaliste, impérialiste, raciste», rendu possible par les exigences de la Première Guerre mondiale.
    Le «New Deal fasciste» de Franklin D. Roosevelt reprenait et étendait le gouvernement de Wilson.
    La «Great Society» de Lyndon B. Johnson établissait l’État-providence moderne, «la concrétisation ultime» (pour l’instant) de cette tradition étatiste.
    Les jeunes révolutionnaires de la Nouvelle Gauche des années 1960 apportèrent «une modernisation américanisée» de la vieille droite européenne.
    Hillary Clinton espère «insérer l’État profondément au sein de la vie familiale», un pas essentiel du projet totalitaire.
    Pour résumer près d’un siècle d’histoire, alors que le système politique américain traditionnel encourage la poursuite du bonheur, «un nombre croissant d’entre nous souhaitent cesser de le chercher et se le faire livrer à domicile».

    Deuxièmement, Goldberg dissèque le programme libéral américain – racial, économique, environnemental, même le «culte du bio» – et montre ses affinités avec ceux de Mussolini et Hitler.

    Si ce condensé vous paraît trop peu plausible, vous devriez tout de même lire Liberal Fascism en entier pour ses citations pittoresques et sa documentation convaincante. L’auteur, connu pour son esprit vif et son talent de polémiste acéré, a prouvé être un penseur politique majeur.

    Outre d’offrir une manière radicalement différente d’aborder la politique moderne, dans laquelle le qualificatif de fasciste n’est pas plus insultant que celui de socialiste, l’extraordinaire ouvrage de Goldberg fournit aux conservateurs les instruments nécessaires pour répliquer à leurs persécuteurs libéraux et même passer à l’offensive. Si les libéraux peuvent agiter éternellement le spectre de Joseph McCarthy, les conservateurs peuvent bien répondre par celui de Benito Mussolini.
    c’est en conformité de cette opinion que Marine lepen est fasciste comme l’écrit yvan Blot:A l’aune du texte copié collé je suis un conservateur

  9. et, contrairement a beaucoup d’ames perdues ici-meme, -et ailleurs sur le caillou, je suppose…- je ne chercherai pas mon salut chez les FASCISTEs, non, surtout pas, je voterai pour les ECOLOS, les VERTS, qui eux, au moins, ont un projet intelligent pour la race humaine et sa planete…

    1. Tu sais grenouille, j’aime beaucoup tes certitudes.

      Je pense que ça doit être rassurant, c’est un peu comme les religions (surtout quand on vieillit, on a besoin de se raccrocher à quelque chose) et je ne t’en blâme pas, c’est totalement humain, j’ai même envie de dire que C’est ça L’HUMAIN.

      C’est beau l’idéalisme, je suis aussi souvent comme ça. Et heureusement.. mais pas seulement.

      Tu sais quand on met en parallèle cet idéalisme et un SYSTEME DE MANIPULATION TOTALE qui a commencé à se mettre en place après la 2° guerre mondiale et qui aujourd’hui domine tout, TOUT (des fois que je ne sois pas assez clair), il y a forcément un perdant.

      L’idéalisme c’est comme la foi, on ne veut pas le remettre en question. Donc on ne le gère pas.
      Et c’est comme ça que l’on perd à tous les coups, c’est immanquable.

      Toute l’histoire du monde te le démontre.

      Parce qu’en face tu as des gens qui, eux, gèrent, ne font que ça, et emploient tous les moyens pour arriver à leurs fins.

      C’est un combat tout-à-fait inégal.

      Le jour où les idéalistes garderont certes leurs idéaux mais sauront les gérer, les confronter à la réalité (qu’ils n’appréhendent pas vraiment, ne se remettant jamais en question), agiront avec une vraie stratégie, (dans ton cas écolo) et aussi gestionnaire, ils pourront être très fort.

      Mais on en est loin, très loin.

      Et pourtant, vous avez raison, au fond.

      Mais vous ne savez pas faire, ça c’est évident.

      Bonne soirée.

      1. VoTRE idealisme a vous, ca nous coute cher et ca ne marche pas, voir la Grece et le reste de l’Europe… Vous etes victimes du conservatisme a ‘la Francaise’ et avez les cheveux longs et les idees courtes (Antoine), certains d’entre vous vont meme jusqu’a vouloir remettre un parti nazi a la tete de la France (apres ce qu’ils ont fait en France en 39-45, normal, non -?- !) -quoique la Maline, elle vous enrobe ca tellement bien, elle cache tellement de choses aux Francais, ca ne m’etonne pas que certains tombent ds le piege, voir les Allemands en 1933, qui croyait que Hitler allait sauver la planete et ils en firent le patron de l’Allemagne ces cons d’Allemands disciplines et ignares, ils ont mis un petit brun Autrichien a leur tete, normal il leur disaient que les Aryens etait une race superieure, les grands blonds aux yeux bleus ! J’en rigolerais encore si je ne connasssais pas la suite…)

        1. Ma mignonne petite grenouille,

          Tu confonds absolument TOUT.

          Je pense que, pour l’instant (en tout cas je l’espère pour toi) tu es incurable.
          La Grèce, l’Europe, Hitler, et pourquoi pas E.T. et Terminator ??

          Je me trompe peut-être mais je pense que tu es classable dans ce qu’on appelle les « soixante-huitards attardés »,
          (please ne prends pas le terme attardé comme un jugement sur ton intelligence, c’est simplement une expression consacrée par l’usage).

          Un jour je parlerai de Mai 68 et de ce que je crois qu’il a déclenché comme réaction dans le monde politique français.
          Et des conséquences que ça a pu avoir sur l’abêtissement programmé depuis, pour que « plus jamais ça! »
          En 68 ils avaient des excuses, ils étaient pleins d’idées et d’enthousiasme mais étaient vraiment très jeunes.

          Je ne voudrais pas porter un trop gros coup à ton idéalisme (et je vais te surprendre mais je l’aime bien Eva Joly, elle fait ce qu’elle peut) mais parlons plutôt de Dany le Rouge (enfin le rose), est-ce que tu sais la situation qu’a ce type depuis qu’il est au parlement européen, c’est du délire ?
          Dis-moi ce qu’il a fait pour la France depuis tout ce temps ? ça fait chère l’inaction !

          Je comprends quelque part qu’il préfère se concentrer sur l’Allemagne, là il a une chance d’aboutir à quelque chose, autre mentalité..
          Et pourtant il est juif ma petite grenouille!

          Et puis s’il te plaît arrête de me, et nous, traiter de fascistes, tu n’as aucune idée de ce qu’est vraiment le fascisme !

          Et tu n’as pas plus compris que le fascisme de la 2° guerre mondiale a évolué lui aussi, comme tout le reste, il est beaucoup plus subtile, technique, financier, et généralisé. Malheureusement il s’est adapté et continue à prospérer.

          Le fascisme aujourd’hui c’est l’argent, l’argent de n’importe quelle façon.

          Tu te trompes de cible.

          Mais je t’embrasse quand même.

        2. Les occidentaux emplis de leurs valeurs humanistes, du « tout le monde est gentil », « tous les gens sont égaux », sont confrontés à des gens totalement différents, et ayant une tolérance tout à fait limité pour tout ce qui est, épanouissement personnel, libertés individuelle, libertés des femmes….etc…

          Tout cela serait risible, si notre pays n’avait pas importé 8 à 10 millions d’africains, qui bien que vivant à notre contact depuis 40 ans, sont incapables d’évoluer vers nos standards.

          Les gentils curés accueillant envers les Somaliens, les bobos lpeurant pour les sans papiers, les branchouilles fan de rap à la Sefyu, les SNESciens de l’éduc naze pétris des valeurs de vivrensembles, les assistantes sociales et les éducs spés formés au laisser faire, les médiateurs trou du culturel, les féministes anti Mademoiselle……etc…….

          Feront une drôle de tronche quand ils s’apercevront que malgré tous leurs efforts et les milliards dépensés, qu’un blédard, même élevé, à nos côtés, cela reste un zozo à la mentalité ultra rétrograde, un nihiliste ultra violent……
          Pour certains ‘notables » de l’islam la terre est toujours plate !!!
          sans plus de commentaire.

    1. cheveux long et idees courtes de certains Francais dont je parle plus-haut…

  10. La bête immonde et le tricot rayé

    Qu’un texte déplore le nombrilisme insulaire tout en comparant notre situation calédonienne aux grands événements du totalitarisme du XXè siècle: fascismes, nazisme, stalinismes, en aboutissant à la Birmanie, etc…c’est effarant, reconnaissons-le.
    C’est très bien, de réfléchir à l’Histoire, d’évoquer Paxton, Aron (encore!) etc. C’est très bien de lister les facteurs qui ont fait le terreau de ces drames universels. Mais tout bascule lorsque (altération du jugement? exhibitionnisme?) on veut à tout prix montrer que cette fresque conduit directement à Nouméa! On se demande si c’est sérieux.
    Évoquer Frogier à propos d’Hitler? La croix gammée à propos des deux drapeaux? La propagande de Big Brother et RRB? Munich et le stade de Magenta? La bête immonde et le tricot rayé? (photo à l’appui)… Ou encore, allez, là on va citer mot pour mot: « Perpétuer à l’infini la légitimité des signataires d’un pacte sacré fondateur et leur garantie décennale, bidécénnale, tridécénnale, éternelle comme un certain Reich qui devait durer mille ans »… Oui, vous avez bien lu: l’accord de Nouméa, c’est le Troisième Reich!!! Impressionnant de perversion. Non, c’est un canular? Si c’en était un, il serait presque réussi, quoi qu’un peu long et lourd…mais non, le petit faussaire qui avait déjà voulu détourner Hannah Arendt applaudit. Aron, reviens, ils sont devenus fous!…
    On vient d’établir scientifiquement que la masturbation, dès le plus jeune âge, est bénéfique pour la santé physique. Espérons que cette masturbation intellectuelle effrénée qui nous est offerte ici puisse améliorer les raisonnements de son auteur, il en a bien besoin. Mais pour lui, c’est long à venir. Nous nous en tiendrons là: les choses ont l’importance qu’on leur donne.

    1. @clackounette. J’ai beau lire et relire le texte de Tardy, nulle référence à monsieur Frogier… Si tu l’as reconnu de toi-même au détours de ces quelques pages traitant du « fascisme rampant », il convient de t’interroger sur toi-même et sur tes convictions… et ensuite d’envisager quelques années de psychanalyse. Sinon reste la méditation dans un ashram, c’est bien aussi et puis au moins, là-bas, on n’ennuie personne…

      1. Oui Calcyt ! Certains se sont apparemment immédiatement reconnus, se sont offerts spontanément comme exemples et ont offerts leurs services comme illustrations in situ à cette thèse très générale. On ne pensait bien sûr absolument pas à eux mais c’est quand même gentil de leur part d’aider ainsi la science ! 🙂

  11. n’etant PLUS aveuglee et naive, et, etant MOINS abetie et PLUS experimentee, apres 5 ans de SARKO au pouvoir, je ne voterai donc, PLUS pour lui.

  12. ni pour les artistes dans sa troupe de comiques, PF, YG et bien sur les autres… Qui veulent de vous a Paris, dimanche !
    MEETING SARKOZY
    Venez nombreux participer à la grande réunion publique nationale avec Nicolas Sarkozy, dimanche 11 mars.
    N’hésitez pas à venir accompagné de toutes celles et tous ceux qui souhaitent se mobiliser pour soutenir Nicolas Sarkozy.
    12:30 – Dimanche 11 mars 2012
    Réunion publique
    Parc des Expositions de Paris Nord Villepinte / Hall 6
    93420 Villepinte

  13. Openeyes a écrit :

    « Et puis s’il te plaît arrête de me, et nous, traiter de fascistes, tu n’as aucune idée de ce qu’est vraiment le fascisme !
    Et tu n’as pas plus compris que le fascisme de la 2° guerre mondiale a évolué lui aussi, comme tout le reste, il est beaucoup plus subtile, technique, financier, et généralisé. Malheureusement il s’est adapté et continue à prospérer. »

    —————————–

    ah, voilà l’explication fine et directe qu’il fallait lui donner à la Grenouille.
    Elle finira par mettre fin à cette vision « attardée » des choses.

    1. Merci ami,

      Mais tu sais ça commence à devenir usant d’expliquer, expliquer et encore expliquer (enfin, plus modestement, tenter d’expliquer)

      C’est la grenouille elle-même qui disait qu’il fallait privilégier la prévention par rapport à la sanction ou la répression.

      La prévention c’est les bons, la répression c’est les méchants.

      Ah bon, et qu’est-ce qu’on fait d’autre en expliquant à part de la prévention ??
      Et convertissez-moi, donnez- moi un exemple de prévention qui marche ici, s’il vous plaît faîtes-le !

      Je pense qu’en Suisse, en Allemagne, en Nouvelle-Zélande, au Danemark etc. ça peut-être vrai.

      Mais en France, et à fortiori sur le caillou, c’est de l’utopie totale, les rapports sont uniquement fondés (dans les deux camps) sur un système féodalo-tribal de castes donc sur des rapports de force. Le tribal c’est l’influence kanake, le féodalisme c’est l’influence caldoche d’origine européenne (tu vois un peu la réaction chimique !)

      PS : ça doit être aussi facho ce que je viens d’écrire non ?

      Bonne soirée à tous.

      1. Comment gagner si on pars perdant, openeyes, Mister Eric ? C’est la le probleme qu’un parti moderne comme les VERTS va adresser, le cote ringard d’une partei de la population (que je reconnais bien, je l’admet, Bourail c’est different, leurs danses du samedi soir, a Noumea et ailleurs, a nos amis Caldoches, c’est leur truc, je respecte, faites pareil, ils sont les second occupants ici, apres nos amis Kanaks, et leur passe est a respecter…) nous en empechera pas, les SOCIALISTES et LES VERTS, ensemble, CA C’EST UN AVENIR ENSEMBLE POUR LE MEILLEUR POUR UNE MEILLEURE VIE SUR LE CAILLOU. VOUS ETES tous sur des rails, les rails du reseau ferroviaire de la politique traditionnelle francaise (tellement ca, traditionnelle!) ! Il est temps que ca change, apres la magouille, les propositions concretes et realistes, misent en place rapidement qui feront evoluer le pays, qui allegeront les depenses de chacun et donneront du travail, le passe il vous appartient, il y a tout sur ce caillou pour etre heureux, on va meme exporter ce qui est uniquue ici et que vous negligez, et tout le monde en profitera, ce n’est pas un discours de soixantehuitard attarde, non, c’est le discours de la gauche non extremiste et progressive, c’est le discours des ecologistes qui ont les moyens de remetttre les choses a leur place (et certains gens, aussi, si necessaire, je traiterais de fasciste ceux qui ont ce discours, facsciste, et il y en a pas mal ici et sur la partie moins virtuelle du caillou…), le gateau, il est pour tout le monde, pas que pour un petit groupe de nantis qui nous volent et negligent trop l’homme de la rue et l’homme de la brousse…

    2. Ne sois pas trop dur avec la froggie, elle est juste naïve et militante. A part ça je suis sûr que c’est quelqu’un de bien, je passe du temps à lui répondre parce que je voudrais qu’elle évite la chute brutale le jour où elle va comprendre que les choses, la vie, ne sont pas aussi simples qu’elle le croit.

      Ciao

      PS : C’est pas trop facho, encore, ça ??

  14. …« …Parce que j’ai découvert quelque chose qui n’est pas normal, c’est qu’une partie d’entre eux maximisent les avantages fiscaux, et une partie d’entre eux ne paient pas du tout d’impôt sur les bénéfices. …»
    Fallait oser quand on as été:
    -Avocat d’affaire ou il a aidé a l’optimisation des fortunes dés 1981
    -Ministre du budget de 1993 à 1995
    -Ministre de l’economie des finances et de l’industrie puis de l’interieur pui re des finances de 2002 a 2007
    -Président de la république de 2007 a aujourd’hui.
    Et là il découvre l’inattendu l’extraordinaire : il y a des riches et des grands groupes qui paient peu ou pas d’impôt…. »
    voila ce qui s’appelle se foutre de la gueule du monde

  15. Pourtant le Sarko, on le voyait bien venir il y a 5ans avec ses gros sabots et ses hautes talonnettes…

  16. Au lendemain de la journée de la femme, l’idée m’est venue que cette étude sur le fascisme avait oublié un point important : les rapports étroits du fascisme et du machisme.

    TERREAU FAVORABLE :

    En effet l’observation montre que le totalitarisme a trouvé un terrain favorable dans les sociétés et cultures hyper patriarcales et machistes : monde latin, espace arabo-musulman, sphère océano-africaine non matriarcale, entre autres, où préexistaient une survalorisation du mâle et de la force et une réduction voire un enfermement de la femme dans son rôle domestique et maternel.

    EXPLOITATIONS OPPORTUNISTES DU TERRAIN FAVORABLE

    Au niveau de l’exploitation de ces situations et de ce terreau, les leaders fascistes exacerbent ces faits culturels et légifèrent pour les fixer et les perpétuer, séduisant et gratifiant ainsi les hommes du groupe d’un pouvoir bien tentant, les associant à l’hyper virilité du chef, du « Duce ».
    Ainsi Pétain et Vichy instituant la fête des mères, ainsi l’idéal féminin des fascismes italien et allemand réduisant les filles au rôle de mère et d’objet modèle conforme aux canons physiques nationaux, ainsi la femme arabo-musulmane privée de pratiquement tous les droits, ainsi la femme mélanésienne, soumises à des interdits multiples, avant tout épouse et « maman », et exclue du droit à la terre et de l’accès au foncier coutumier, privée de ses « biens » en cas de veuvage.

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    TAHITI INFOS

    Journée internationale des femmes : en Océanie, la lutte continue

    http://www.tahiti-infos.com/Jo…..43135.html

    « SUVA, vendredi 9 mars 2012 (Flash d’Océanie) – La Journée internationale des femmes a été marquée ce jeudi 8 mars 2012 en plusieurs points d’Océanie, avec un leitmotiv : la lutte continue, aussi bien sur le plan des violences faites aux femmes de cette région que sur celui de la parité en politique, où ces douze derniers mois, des espoirs ont à nouveau été déçus.
    Sacrifiant à une tradition désormais bien établie, les femmes de la capitale fidjienne ont défilé, mercredi soir, dans les rues de Suva, armées de seules bougies et flambeaux, pour une fois encore faire passer le message revendiquant le droit de se promener dans les rues seules, la nuit tombée, sans courir le risque de se faire agresser.
    Nouveauté cette année : outre la capitale, cette manifestation, organisée par le centre national de crise pour les femmes (Fiji Women’s Crisis Centre, FCC), avait été étendue à d’autres points de l’archipel, comme Nadi (Ouest de l’île principale de Viti Levu) ou Savusavu (île de Vanua Levu, plus au Nord), afin de renforcer le thème choisi au plan mondial cette année : la défense de droits des femmes en milieu rural.
    Cette année aussi, à Fidji, ces manifestations ont reçu le soutien de l’australienne Penny Williams, ambassadrice mondiale pour les femmes et les filles, venues à cette occasion soutenir le mouvement fidjien.
    Elle a aussi, au cours de son séjour, présenté une publication consacrée, sous forme d’étude, aux violences faites aux femmes en Mélanésie et a Timor oriental.
    Le constat dressé par cette étude, a-t-elle insisté, est encore alarmant et tend toujours à montrer que dans cette région de l’Océanie, qui inclut la Papouasie-Nouvelle-Guinée, les îles Salomon, Vanuatu ou encore la Nouvelle-Calédonie et Fidji, « les violences conjugales faites aux femmes semblent encore être la norme ».
    L’ambassadrice a néanmoins salué les efforts réalisés ces derniers mois à Fidji, où de nouvelles lois ont été mises en place afin de mieux protéger les femmes des abus, y compris ceux perpétrés au sein du foyer conjugal.
    Au plan régional, les organisations dominantes, comme le Secrétariat Général de la Communauté du Pacifique (CPS, basé à Nouméa, Nouvelle-Calédonie) ou encore le Secrétariat du Forum des Îles du Pacifique, ont-elles aussi marqué cette journée mondiale et, entre autres, encouragé une poursuite des efforts en vue de faire progresser la condition des femmes océaniennes dans les domaines social, politique et économique.
    « Les femmes océaniennes sont confrontées à de nombreux défis : celles qui vivent dans les zones dites rurales t dans les îles éloignées sont souvent isolées et marginalisées, des services de base comme l’éducation et la santé sont souvent limités, très peu d’entre elles participent institutionnellement à la gouvernance locale et il leur est particulièrement difficile d’exercer leurs droits humains », a souligné depuis Nouméa le Directeur Général de la CPS, Jimmie Rodgers.
    Faire émerger des « modèles »
    Au Forum des Îles du Pacifique (FIP), à Suva, le message délivré à l’occasion de cette journée a voulu mettre en avant le « point critique » auquel se trouvent la plupart des pays océaniens en matière de promotion de l’égalité des genres et le fait que le FIP considérait toujours cet objectif comme une priorité.
    « L’égalité des genres est cruciale pour le développement durable de notre région », a souligné le Secrétaire Général du FIP, le Samoan Tuiloma Neroni Slade.
    Selon lui, l’un des leviers permettant de faire avancer cette cause pourrait être l’émergence de « modèles » féminins pouvant inspirer les nouvelles générations de femmes.
    « L’an dernier, pour la première fois dans les quarante années d’histoire du Forum, une femme (Andie Fong Toy) a été nommée au poste de Directrice Générale Adjointe », a rappelé cette organisation régionale.
    « Je suis persuadé que Mme Fong Toy représente un modèle pour les jeunes femmes désireuses de se lancer dans une carrière nationale et régionale de servie public », a estimé M. Slade.
    Toutefois, ces douze derniers mois, certains espoirs de voir avancer la cause de la femme ont été déçus, en particulier en Papouasie-Nouvelle-Guinée.
    Dan ce pays, un texte visant à « réserver » aux femmes 22 des 109 sièges du Parlement avait été adoptée sur le principe fin novembre 2011.
    Mais fin février 2012, la loi censée donner corps à ce concept a finalement été mise de côté par les députés, tous des hommes à l’exception de la seule élue femme de cette assemblée papoue : Mme Carol Kidu (originaire du Queensland, Australie), qui a par ailleurs annoncé récemment sa décision, à 63 ans, de se retirer de la vie politique après quinze ans de mandats électifs.
    Ce projet de loi, qui pourrait être remis à l’ordre du jour par un Parlement au cours des mois à venir, ne pourra donc pas concerner les élections législatives, prévues en juin 2012 dans le plus grand pays de l’Océanie insulaire (sept millions d’habitants).
    À Samoa, sur une question similaire concernant une éventuelle modification de la Constitution pour accorder une place plus grande aux femmes au sein de l’assemblée législative (avec cinq sièges réservés, soit dix pour cent du total des circonscriptions), les députés ont récemment exprimé des réticences et se sont interrogés sur la nécessité d’une telle mesure.
    En Papouasie-Nouvelle-Guinée, par ailleurs, le phénomène de ce qui ne peut être décrit que comme des exécutions sommaires de femmes accusées de sorcellerie continue à susciter les plus vives inquiétudes.
    Les dernières statistiques disponibles concernant cette seule cause de décès font état, chaque année, de pas moins de deux cent victimes, principalement dans les régions isolées et reculées de Hauts-Plateaux.
    Rebondissant sur cette journée 2012 internationale des femmes, l’organisation humanitaire Amnesty International a une nouvelle fois exhorté le gouvernement papou à s’attaquer sérieusement à ce phénomène, en s’appuyant au besoin sur les ONG locales.
    Outre l’ignorance et les croyances en milieu tribal, une autre cause a ces derniers mois été identifiée comme contribuant à ces assassinats : l’existence d’une vieille loi relative à la sorcellerie, toujours présente dans le code pénal, et qui semble faire croire à de nombreux dirigeants locaux, villageois ou coutumiers, qu’ils sont fondés à se faire justice eux-mêmes.
    La rapporteure spéciale des Nations-Unies pour les violences faires aux femmes, Rashida Manjoo, devrait se rendre prochainement dans ce pays, sur l’invitation du gouvernement, afin dans un premier temps de tenter de dresser un bilan de ce phénomène et ensuite d’obtenir des engagements concrets de l’exécutif. »

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