« KANAK » le livre de C.Karembeu

L’ancien champion des Bleus de 1998 est l’invité de dimanche Ouest-France pour la sortie de son livre, Kanak. Enfin son livre ….. lui il ecrit pas , il raconte 🙂 Suivez son interview ci  dessous , de souvenirs en prise de position sur les drapeaux ainsi que sur les conflits gouvernementaux actuels , et ses considerations sur la jeunesse caledonienne  , Karembeu se devoile.

L’ancien footballeur Christian Karembeu a appris l’honnêteté et le respect à 18 000 km de la France métropolitaine, dans la petite île de Lifou où il est né, en 1970. Auprès d’un père instituteur sévère, mais juste. Il montre Kanak et présente aussitôt ses auteur,Claudine Wery et Anne Pitoiset, deux journalistes en poste à Nouméa : « Ce sont elles les expertes, moi je voulais juste raconter un regard de gamin calédonien qui a été conditionné pour réussir grâce au sport, un regard d’homme capable de s’adapter à toutes les cultures. »

A l’oral, Christian Karembeu se révèle excellent et conte avec humour son arrivée à Nantes, son premier club. « Je suis arrivé par la tour de la Biscuiterie nantaise directement sur le chateau de la Duchesse Anne. En vieilles pierres, comme dans un film de cap et d’épée. » Le choc a aussi été « climatique. J’ai connu ma première neige. Je suis sorti en pyjama, j’ai enlevé mes claquettes et j’ai fait le tour du quartier. La neige, c’est froid, et le ski, ça n’a jamais été ça! »

Le football, en revanche, va tout lui apporter. Ses premiers salaires, la gloire des victoires, la découverte de l’Italie, de la Grèce, la rencontre avec sa femme, la Slovaque Adriana, dans un avion entre deux matchs. Et le petit Tony, qui assistait à tous ses entraînements. On l’adule, il donne. « Vous souvenez du petit Tony, qui venait vous voir aux entraînements, à la Jonelière? » lui demande Pascal Pageaud, un lecteur nantais.

Christian Karembeu n’a jamais oublié d’où il vient. En Nouvelle-Calédonie, il redevient Lali, son prénom kanak. Il obéit à sa mère Hudrénie, à ses frères aînés, et selon la coutume (règles orales qui régissent la communauté), aux chefs de clans, sa famille n’étant que « sujets ». Même si le petit qui jouait au foot avec une boule de feuilles enrobées de toiles d’araignées, représente aujourd’hui la Fédération internationale de Football dans le Pacifique.

Son territoire d’Outre-Mer va mal. Les partis politiques se déchirent autour des deux drapeaux, l’un tricolore, l’autre kanak. Stéphane Revelen, lecteur de Concarneau, mariée à une Kanak, veut parler de cette crise. Prudent, le Kanak explique que « le drapeau est un des signes identitaires » dont la Nouvelle-Calédonie devait se doter, dans le cadre de l’accord de Nouméa (1998). Neutre, il milite pour « un destin commun » et regrette que la « réconciliation soit dans les textes mais pas encore dans les têtes. »

Christian Karembeu a connu les violences des années 1980, des bombes ont explosé dans son lycée, détruisant « la salle d’ordinateurs ». Il était déjà en métropole, quand l’écrivain Didier Daeninckx lui a montré son aïeul, exposé en sauvage au jardin d’acclimatation de Paris, en 1931. «Je connaissais la photo, pas l’histoire. « C’est le diable », c’est tout ce que mon arrière grand-père disait à ce sujet. » L’expédition des Kanak en France et en Allemagne font partie « des zones d’ombres à mettre en lumière. Le « mot » pardon existe en kanak », répète-t-il.

Mais il est inquiet. Du comportement de le jeunesse Aujourd’hui, les jeunes ont tout, ils grandissent avec l’argent des usines du nickel . Il espère que son livre, publié aussi là-bas, servira d’exemple. « J’aimerais être un tuteur qui les aident à grandir ».

Là, il est entièrement mobilisé par l’organisation des Jeux du Pacifique qui se dérouleront en Nouvelle-Calédonie du 27 août au 11 septembre. Il espère que l’événement unira les communautés

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2 commentaires

  1. Pourquoi ne le voit-on jamais sur les stades de foot le week-end, il y a pourtant de bons joueurs dans toutes les catégories, il pourrait peut-être les aider à tenter leur chance en métropole.
    Puisqu’il est inquiét pour les jeunes cela leur donneraient un point de mire, les inciteraient à perseverer dans le foot et ainsi certainement à faire moins de bétises.

  2. Bizarrement maintenant qu’il n’est plus rien au foot , il s’interesse à son pays , mais quand les bleus étaient champions du monde il en avait rien à foutre de la N.C il gagnait des millions chaque mois , mais qu’a-til fait pour Canala et les siens ? subitement il devient ambassadeur , on croit rêver !

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