La Nouvelle-Calédonie célèbre les 25 ans des accords de Matignon

Expositions, débats et émissions spéciales sont organisés en Nouvelle-Calédonie pour célébrer le 25e anniversaire de la signature des accords de Matignon, qui ont réconcilié indépendantistes kanaks et loyalistes pro-français.

« Cet évènement a été crucial pour la Nouvelle-Calédonie et le 26 juin sera une journée du souvenir », a déclaré Cynthia Ligeard, présidente de la province sud où se trouve Nouméa.

Sur le toit de la collectivité, une immense photo montrant la poignée de mains entre Jacques Lafleur, chef de file de la droite non-indépendantiste, et Jean-Marie Tjibaou, dirigeant indépendantiste, a été déroulée.

Elle symbolise la signature des accords de Matignon, le 26 juin 1988, qui avait mis un terme à plusieurs années de quasi guerre civile en Nouvelle-Calédonie dont le paroxysme fut la tragédie de la grotte d’Ouvéa.

Le 26 juin même, une conférence suivie d’une table ronde avec les signataires « encore vivants » est organisée à la province sud ainsi qu’une exposition de photos de l’époque et une autre d’artistes et d’enfants sur le thème des accords.

Le Congrès de la Nouvelle-Calédonie a de son côté invité le conseiller d’Etat Alain Christnacht, acteur clé du dossier calédonien, qui fut haut-commissaire dans l’archipel de 1991 à 1994. Il tiendra une conférence sur le « destin commun ». L’identité calédonienne ainsi que le rôle du Congrès dans les institutions seront évoqués par d’autres conférenciers.

« Père des accords de Matignon », Michel Rocard, alors Premier ministre, sera l’invité, le 27 juin, d’une émission spéciale de Nouvelle-Calédonie 1ère.

« La France avait jusque-là traité chacune des quatre ou cinq crises qu?avait connues la Nouvelle-Calédonie depuis plus d?un siècle par la répression. J?ai tenté la négociation. C?est un des succès dont je suis le plus fier », a-t-il déclaré dans un communiqué.

Enfin, en octobre à Paris, la Maison de la Nouvelle-Calédonie organisera également un colloque sur les accords de Matignon.

( sources ; AFP)

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3 commentaires

  1. C’est bizarre, mais quand on écoute les uns et les autres on a pas toujours le sentiment d’avoir vécu la même chose….

    Quand j’entend dire que nous avons été dans une situation de guerre civile entre 84 et 88, je m’en étonne. Faut-il juste rappeler qu’en fait c’est bien entre 84 et 85 et non 88 que les événements ont concerné l’ensemble du Territoire (oui j’écris Territoire parce qu’à l’époque on disait Territoire).
    Si Ouvéa et certains règlements de compte ont eu lieu entre 85 et 89, ce sont des événements ponctuels et localisés. Même si de grandes tensions pouvaient être ressentie en période électorale, il n’en était pas tout à fait de même le reste du temps.

    La seule période ou nous avons eu le couvre feu c’est bien entre 84 et 85…

    Tout çà pour dire qu’il n’est pas nécessaire de modifier les faits, l’histoire proche juste pour donner du sens aux accords de 88 puis 98…
    Mais SVP, cessez d’utiliser à tout va des termes et des qualificatifs qui ne sont pas adaptés à la réalité…

    1. Ah ben c’est sûre que 25 ans c’est pas hier, mais on est bien obligé de regarder dans le rétroviseur de temps en temps histoire de ne pas oublier certaines choses…

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