La situation américaine pourrait avoir des conséquences sur l’économie européenne

Of course j’ai envi de dire !!

Ça, c’est ce qui nous est officiellement dit, « cela pourrait avoir des conséquences sur la reprise », sauf qu’au niveau reprise… C’est plus du vent pour tenter de calmer les esprits qu’autre chose. Donc, que nous disent réellement les infos à ce sujet? La porte parole du clan des bisounours socialistes nous dit que « Nous attendons des chiffres plus précis mais il semblerait en effet que chaque jour de blocage conduise à une perte financière importante pour le pays (les Etats-Unis) et donc des conséquences sur ses partenaires », sans blague? Au final, cela serait une bonne occasion pour justifier de certaines décisions extrêmes non? Comme la baisse des salaires de 30% pour la France, puisqu’il va bien falloir que cela arrive un jour où l’autre vu que notre pays s’enfonce toujours plus dans l’endettement…

Les appels indirects aux Etats-Unis pour que Washington sorte de l’impasse budgétaire se sont multipliés mercredi en Europe, avec ceux du président de la BCE Mario Draghi et du ministre français de l’Economie Pierre Moscovici.

Le président de la Banque centrale européenne (BCE) a estimé mercredi à Paris que la paralysie budgétaire aux Etats-Unis, ou « shutdown » serait, « si elle se prolongeait, un risque pour les Etats-Unis et pour le monde ».

« A l’heure actuelle nous n’avons pas cette impression », a ajouté M. Draghi alors que le blocage budgétaire américain a conduit mercredi l’administration fédérale à se mettre en position de fonctionnement minimal, pour la première fois depuis 17 ans.

Interrogé par ailleurs sur l’éventualité d’un défaut américain, si le bras de fer entre le président Barack Obama et ses adversaires républicains persistait jusqu’à une date butoir fixée au 17 octobre, M. Draghi a dit: « Nous ne voyons pas cela » se produire.

Avant lui, le ministre français de l’Economie Pierre Moscovici avait jugé que la crise aux Etats-Unis, surtout si le pays se révélait incapable de trouver un accord sur le relèvement du plafond de la dette, « pourrait freiner la reprise en cours » a rapporté mercredi la porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem.

« Nous attendons des chiffres plus précis mais il semblerait en effet que chaque jour de blocage conduise à une perte financière importante pour le pays (les Etats-Unis) et donc des conséquences sur ses partenaires », a-t-elle précisé.

Faute d’accord budgétaire entre républicains et démocrates, l’Etat fédéral américain a été contraint mardi de fermer ses services non essentiels et de mettre au chômage technique des centaines de milliers de fonctionnaires. Par ailleurs le Congrès a jusqu’au 17 octobre pour trouver un accord sur un relèvement du plafond de la dette, faute de quoi la première économie mondiale risque le défaut de paiement.

Un scénario toutefois jugé peu crédible tant par Mario Draghi que par plusieurs économistes dont Benjamin Carton, économiste au CEPII (Centre d’études prospectives et d’informations internationales).

« S’ils en sont là, il faut s’inquiéter pour l’avenir des Etats-Unis », explique-t-il à l’AFP, indiquant que le cas de figure n’était pas nouveau et que « comme d’habitude un relèvement du plafond allait être voté ».

« Pas majeur »

Pour M. Carton, l’impact du blocage américain en terme de croissance, aux Etats-Unis comme dans le monde, « n’est pas majeur », en raison notamment du poids relativement faible du secteur public américain, par rapport à la France par exemple.

« Est-ce que cela peut casser la dynamique de croissance? Pour l’instant il n’y a pas d’évidence. Le scénario noir n’est pas là », assure M. Carton.

« Le blocage budgétaire a été plutôt bénin jusqu’ici, les effets sur les marchés relativement faibles », constate Laura Kodres, économiste au FMI, tandis qu’une porte-parole du ministère allemand de l’Economie indiquant qu’en cas de crise de courte durée « il ne devrait pas y avoir d’impact significatif ».

Même constat de la part de Patrick Moonen, stratégiste d’ING Investment Management, pour qui « le plus grand risque n’est pas le +shutdown+, mais la discussion sur le plafond de dette ».

Pour Benjamin Carton, c’est aussi cette « incertitude radicale sur la façon dont les Etats-Unis vont maîtriser leur déficit budgétaire ».

Elle a « un impact important pour la politique monétaire car la Réserve fédérale (c’est-à-dire la banque centrale américaine) se retrouve obligée de gérer ce chaos, alors qu’elle a bien autre chose à faire, notamment mettre fin à sa politique très accomodante », souligne l’économiste.

Dans l’inquiétude des Européens, il voit également « peut-être une petite satisfaction » à pointer les problèmes américains, qui « relativisent la crise institutionnelle en zone euro », laquelle a été vertement critiquée du côté de Washington.

Source: Boursorama

Un autre article au titre réellement amusant a été diffusé par l’AFP. Je vous laisse savourer l’ironie du titre: USA: un défaut sur la dette « potentiellement catastrophique (Trésor)

Potentiellement catastrophique, j’apprécie beaucoup, et les américains sont du coup « potentiellement foutus », notre gouvernement lui est « potentiellement vendu et imbécile », et je suis potentiellement vivant… Ils sont trop forts!!!

L’hypothèse d’un blocage sur la dette aux Etats-Unis faisait craindre jeudi un défaut de paiement aux conséquences encore plus graves que la crise de 2008, au moment où la paralysie fédérale entrait dans sa troisième journée sans espoir de résolution rapide. »Le marché du crédit pourrait se geler, la valeur du dollar plonger et les taux d’intérêt américains monter en flèche conduisant à une crise financière et à une récession qui rappelleraient les événements de 2008, voire pire », a averti jeudi le Trésor américain dans un rapport, à deux semaines de la date butoir du 17 octobre.

Le Congrès, qui a échoué à donner un budget aux Etats-Unis, doit s’entendre pour relever le plafond de la dette sous peine d’un défaut de paiement « potentiellement catastrophique », selon le Trésor.

Le président Barack Obama a fait part de son exaspération mercredi, et l’ensemble de son administration se mobilisait pour sonner l’alarme.

« Quand on se retrouve dans une situation où une faction est prête à potentiellement provoquer un défaut sur les obligations américaines, on est en danger », a-t-il averti.

La faction en question s’appelle le Tea Party et a montré son intransigeance dans les semaines qui ont conduit à la première fermeture partielle des agences fédérales depuis Noël 1995. Sous sa pression, le groupe républicain avait conditionné tout accord budgétaire au sabordage de la grande réforme de l’assurance maladie promue par Barack Obama.

Depuis mardi à 0H00, faute de crédits, les administrations fédérales sont réduites au minimum vital, et environ 40% des fonctionnaires fédéraux sont au chômage technique, leur paie suspendue à un éventuel accord au Congrès, selon le site spécialisé GovExec.

La nouvelle stratégie des républicains, qui contrôlent la moitié du Congrès et disposent ainsi d’un pouvoir de blocage, consistait à tenter de rouvrir les agences fédérales une par une, pour atténuer la « douleur » de la paralysie là où elle commençait à provoquer un scandale.

Mercredi, la Chambre a donc adopté des mesures pour mettre fin à la fermeture des parcs, musées et monuments nationaux, et permettre la remise en marche des Instituts nationaux de la santé (NIH), où des projets de recherche expérimentaux contre des maladies graves sont menés. Les réservistes de l’armée et les services d’aides aux anciens militaires devraient suivre jeudi.

Mais le Sénat devrait rejeter cette approche « par morceaux » et Barack Obama a répété qu’il n’avait aucune intention de négocier. Il continue d’exiger une réouverture immédiate, et totale, de l’Etat fédéral.

Une rencontre de plus d’une heure à la Maison-Blanche mercredi entre le président et les chefs de file du Congrès n’a pas fait bouger les lignes.

« Le président a répété une nouvelle fois qu’il ne voulait pas négocier », s’est plaint le président républicain de la Chambre, John Boehner.

UN GRAND COMPROMIS

Au-delà de la paralysie fédérale, le monde a désormais les yeux fixés sur le 17 octobre.

« La paralysie budgétaire est déjà assez néfaste mais l’incapacité de relever le plafond de la dette serait pire encore, et pourrait non seulement gravement endommager les Etats-Unis mais également l’ensemble de l’économie mondiale », a averti Christine Lagarde, directrice du Fonds monétaire international, jeudi lors d’un discours à Washington.

Des élus républicains estimaient cependant qu’il était illusoire de vouloir négocier un budget temporaire indépendamment de l’échéance sur le plafond de la dette.

Les démocrates, tout en disant refuser de négocier sur la crédibilité financière américaine, ont laissé la porte ouverte à un éventuel « grand compromis ».

« Si tout est sur la table, tout est sur la table y compris le plafond de la dette », a déclaré mercredi Charles Schumer, le numéro trois des démocrates du Sénat. « Si nous pouvons tout résoudre en une seule fois, c’est beaucoup mieux ».

La crise a eu des répercussions sur l’agenda international de M. Obama, qui a annulé mercredi une visite prévue le 11 octobre en Malaisie et une autre aux Philippines. Le doute plane en outre sur la présence du président à deux sommets internationaux, celui de l’Apec (Asie-Pacifique) lundi à Bali (Indonésie), et celui d’Asie de l’Est, programmé dans la foulée à Brunei.

    Source: AFP via Romandie/ les moutonsenrages

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *