Les Egyptiens exigent le départ de l’armée

Des milliers d’Egyptiens ont passé la nuit dernière sur la place Tahrir pour réclamer le départ de l’armée au pouvoir par intérim.

Les affrontements entre les Égyptiens de la place Tahrir et l’armée continuent de faire rage. Selon le Ministère de la Santé, trente personnes auraient péri dans les manifestations qui secouent le Caire. Le chef du Conseil suprême des forces armées (CSFA), le maréchal Hussein Tantaoui, a affirmé lors d’une intervention télévisée, que les législatives se tiendraient comme prévu à partir de lundi prochain.

Tantaoui a aussi martelé que l’armée ne voulait pas le pouvoir. Mais il a reconnu que le pays traversait une crise. La presse égyptienne est sans appel : »Une deuxième révolution », titrait mercredi le quotidien gouvernemental Al Akhbar, tandis qu’Al Ahram notait « plus la période de transition se prolonge, plus la crise de confiance s’approfondit entre les deux parties ». « Le conseil (militaire) est le problème et pas la solution », avançait dans un éditorial le quotidien indépendant Al Masri al Yom.

Le parti Les Frères musulmans, qui représentent la force politique la mieux organisée du pays, n’ont pas participé à la manifestation de Tahrir mardi et appelé au calme.  Ils souhaitent que se déroule comme prévu le 28 novembre, le scrutin pour lequel ils s’estiment en position de force.

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