Les journalistes de Nouvelles-Calédoniennes se disent « en détresse »

LNCLa Société des journalistes (SDJ) des Nouvelles-Calédoniennes, unique quotidien de Nouvelle-Calédonie, a exprimé vendredi sa « détresse » face à la situation « catastrophique » du titre depuis son rachat l’an dernier par des hommes d’affaires locaux.

« La SDJ tire la sonnette d’alarme. La rédaction est à bout et entend exprimer son épuisement mais aussi sa détresse face à une situation qu’elle juge catastrophique », ont indiqué les journalistes dans un communiqué.

« Depuis juillet 2013, le journal navigue sans capitaine et 19 des 44 journalistes ont quitté l’entreprise », poursuit le communiqué, soulignant que « ces mois d’errance » étaient rythmés « de nombreux arrêts de travail, signalés à la médecine du travail ».

La rédaction déplore en outre la publication, sans leur consultation, d’un courrier du haut-commissaire mettant en cause le travail des journalistes, suite à une brève de deux lignes.

Le quotidien, dont les ventes seraient en baisse constante, a été vendu par les groupes Hersant-Tapie à un trio d’hommes d’affaires locaux dont le principal Jacques Jeandot, contrôle la majorité du marché automobile.

Le 14 février, la SDJ avait voté une motion de défiance à l’encontre du nouveau rédacteur en chef, parti depuis, stigmatisant son « incompétence, ses activités annexes de voyance en ligne » et son précédent poste de chargé de la communication à la mairie UMP de Nouméa.

Le journal fonctionne désormais sans rédacteur en chef et son rédacteur en chef adjoint a démissionné.

« Les journalistes s’interrogent plus que jamais sur les choix de la direction, sur ses finalités et au-delà, sur l’impartialité et le devenir du journal », conclut la SDJ des Nouvelles-Calédoniennes.

Le journal a été fondé en 1971.

Sources AFP

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