Mensonge de Peillon: la théorie du genre est effectivement enseignée à l’école

affiche-boutin_theorie-du-genre-580x360Voici le type d’article circulant sur le net pour convaincre que non, la théorie du genre n’est pas enseigné à l’école, tout au plus « l’égalité garçons-filles »…

Lancée par une proche d’Alain Soral, une campagne demande aux parents d’élèves de ne pas emmener leurs enfants à l’école une fois par mois pour protester contre un supposé enseignement de la théorie du genre…

La campagne porte le nom de «Jour de retrait de l’école» – abrégée en «JRE». Relayé notamment par SMS, l’appel invite les parents d’élèves à boycotter l’école une fois par mois pour protester contre le supposé enseignement de la théorie du genre. Vendredi dernier, plusieurs parents n’ont pas emmené leur enfant en classe – jusqu’à 20% des élèves des ZUS de Meaux auraient ainsi été absents. A Paris en revanche, seuls 32 élèves ne sont pas venus à l’école, une goutte d’eau quand on sait que la capitale compte 662 écoles.

Quatorze académies sur 30 sont concernées, a précisé mardi soir le ministère de l’Education nationale, qui dénombre «100 écoles perturbées sur les 48.000 écoles publiques du territoire».
Les ABCD de l’égalité dans le viseur

L’initiative vient de l’écrivaine Farida Belghoul, figure des rassemblements antiracistes des années 80 aujourd’hui proche d’Alain Soral, «l’idéologue» de la «fachosphère» comme le décrit le journaliste Frédéric Haziza. Présente dimanche dans le cortège du «jour de colère», la femme demande aux parents de se mobiliser pour «protéger la pudeur et l’intégrité de nos enfants».

Dans le viseur  de Farida Belghoul – comme d’ailleurs dans celui d’autres mouvements comme la Manif pour tous – figurent les «ABCD de l’égalité» expérimentés par l’Education nationale dans plusieurs académies. Ces ateliers visant à déconstruire les stéréotypes dès le plus jeune âge sont suspectés de tous les maux, comme celui d’enseigner aux enfants à se masturber en classe de maternelle.
«De la désinformation totale»

«C’est hallucinant, c’est tellement énorme que personne n’y croit», s’étrangle Hervé-Jean Le Niger, le président de la FCPE 75. «C’est de la désinformation totale», s’alarme-t-il, soucieux de «rassurer les parents»: «Les « ABCD de l’égalité » n’ont rien à voir avec des cours d’éducation sexuelle ni même sur l’orientation sexuelle»……

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n’y a pas d’enseignement de la théorie du genre à l’école mais une «éducation à l’égalité fille-garçon», a déclaré mardi le ministre de l’Education nationale Vincent Peillon pour rassurer les parents, après un appel à boycotter l’école un jour par mois.

La campagne par SMS qui veut affoler les familles
Une campagne relayée sur les réseaux sociaux et par textos appelle à retirer les enfants de l’école un jour par mois.

Son but ? Protester contre un projet supposé d’enseignement de la théorie du genre. A l’origine de cet appel, on trouve Farida Belghoul, une proche de l’essayiste d’extrême droite Alain Soral, compagnon de route de Dieudonné. Contactée par l’AFP, cette dernière n’a pas souhaité répondre. Dimanche, elle avait défilé lors de la manifestation anti-Hollande «Jour de Colère».

Plusieurs familles ont reçu la semaine dernière un SMS inquiétant : « l’Education nationale va enseigner à nos enfants qu’ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l’a voulu mais qu’ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos ou lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d’idées monstrueuses… ». Résultat à l’école primaire Binet de Meaux (Seine-et-Marne), 40% des enfants étaient absents lundi, pour soutenir le boycott de cette supposée théorie des genres. Les écoliers absents sont musulmans.

Article complet+vidéo sur Le parisien

Le journal le parisien qui nous précise de plus ce que serait la théorie du genre, un concept bien innocent dont nous n’avons rien à craindre selon ce qui est détaillé ici:

Qu’est-ce que la théorie du genre ?
Le «genre» est un terme qui s’est imposé dans le monde de la recherche pour désigner les études autour des stéréotypes et des rôles respectifs des hommes et des femmes dans la société. Il n’existe pas de «théorie des genres», mais des études dans ce domaine. Dans le secteur des jouets par exemple, les fabricants sont accusés de contribuer à forger des stéréotypes, en proposant des catalogues à dominante rose pour les filles, avec des jeux de ménagères (aspirateur, cuisinière, fer à repasser et balayette), et à dominante bleue pour les garçons, avec force petites voitures, super héros et chevaliers. A l’école, les études ont montré que les garçons sont beaucoup plus souvent interrogés que les filles. Dans la cour de récréation, ils tendent à occuper tout l’espace central par leurs jeux, tandis que les petites filles restent sur les côtés. Bref, aux garçons le dehors et le public, aux filles le dedans et le privé, selon le schéma classique de division entre masculin et féminin mis en évidence par les anthropologues. La différence biologique des sexes devient ici une différence de «genre», c’est-à-dire de «sexe social». Mais cette division est aussi porteuse d’inégalités.

Donc, la différence de sexe serait porteuse d’inégalité? D’où la raison de lutter contre le sexisme? Et si nous nous intéressions à celui qui est considéré comme étant « le père de la théorie du genre »? Un néo-zélandais du nom de John Money. Car si nous devons débattre sur la théorie du genre, au moins le faire en sachant qu’elle en est la véritable origine:

John Money, né en 1921 et mort en 2006, est un psychologue et sexologue néo-zélandais.
Il a fortement contribué à forger le terme anglophone « gender » dans son acception académique, à savoir les différences socialement construites entre hommes et femmes1.
Il fut critiqué pour l’opération chirurgicale de réattribution sexuelle réalisée sur David Reimer, alors âgé de 22 mois.
Au cours de sa carrière, Money propose et développe plusieurs théories auquel il associe une terminologie spécifique : l’identité de genre, les rôles de genre…
En 1972, Money présenta ses théories dans Man & Woman, Boy & Girl, ouvrage grand public de vulgarisation. Le livre prend comme point de départ le cas David Reimer

La ré-attribution sexuelle de David Reimer

En 1966, une circoncision ratée laissa Bruce Reimer, alors âgé de 8 mois, sans pénis. Sur la recommandation de Money, 14 mois plus tard, on décida de faire du bébé une fille : on procéda à une ablation des testicules et on rebaptisa Bruce Brenda. Money recommanda également un traitement hormonal lourd à base d’œstrogènes (ce qui fut fait) ainsi qu’une vaginoplastie à la puberté (ce qui ne fut pas fait). Money publia un nombre important d’articles affirmant que la réattribution était un succès. En 1997, Milton Diamond rapporta que la réattribution était au contraire un échec, que Reimer ne s’était jamais identifié comme femme ou comporté d’une manière typiquement féminine, qu’il avait changé de traitement hormonal pour prendre de la testostérone, et qu’il avait pris le nom de David à l’adolescence. Money fut accusé d’avoir falsifié ses recherches, mais ses défenseurs répondirent qu’il ne voyait Reimer qu’une fois par an durant toute la période de son implication sur ce cas, qu’il n’avait eu aucun contact avec la famille Reimer après 1978, et que durant ses visites annuelles, la famille avait menti à l’équipe du laboratoire sur les progrès de l’enfant. « Je me sentais comme Frankenstein, une création de laboratoire » déclara David à la presse. Dès l’âge de six ans. Money l’inonde ainsi de questions lancées en rafale: as-tu le goût de faire l’amour avec des garçons? Quelle est la différence entre un garçon et une fille? Aimes-tu ce que tu as entre les deux jambes? « C’était comme un lavage de cerveau » avouera plus tard David au journaliste John Colapinto, lequel écrira un livre dévoilant le pot-aux-roses, As Nature Made Him: The Boy who Was Raised as a Girl.
En 2000, David et son frère jumeau, Brian, déclarèrent que le Dr Money avait pris plusieurs clichés des jumeaux nus durant leur traitement et les forçait à simuler l’acte sexuel, croyant que cela les aiderait à bâtir leurs identités sexuelles respectives. En 2002, le frère jumeau de David fut trouvé mort des suites d’une overdose des médicaments qu’il prenait pour traiter sa schizophrénie. Le 5 mai 2004, peu après avoir rompu avec sa femme, David Reimer se donne la mort. Ses parents ont déclaré qu’ils croyaient que les méthodes de Money étaient responsables du décès de leurs deux fils.
Money déclara que la réaction des médias aux révélations était le fait de l’extrême droite et des mouvements anti-féministes.

Il déclara notamment que ses détracteurs croyaient que « la masculinité et la féminité étaient d’origine génétique, de sorte que la place des femmes devait être à la cuisine et au lit ». Cependant, les activistes intersexes ont aussi critiqué Money, déclarant que l’échec dissimulé du cas David Reimer avait conduit à la réattribution sexuelle traumatique de milliers d’enfants. D’après ses collègues, en privé, Money aurait été mortifié par le scandale, et personne ne devait l’évoquer en sa présence. Ses propres opinions se développèrent et changèrent au fil des ans.

Tolérance de la pédophilie
John Money joua un rôle dans les débats sur la chronophilie, incluant l’infantophilie, l’éphébophilie, et la pédophilie. Il affirmait que ni les chercheurs ni le public ne faisaient la distinction entre pédophilie affective et pédophilie sadique. Money croyait que la pédophilie affective se fondait sur l’amour et non sur le sexe. Son opinion était que la pédophilie affective était causée par un surplus d’amour parental qui devenait érotique, et n’était donc pas un trouble du comportement.
« Si j’étais témoin du cas d’un garçon âgé de 10 ou 11 ans intensément et érotiquement attiré par un homme d’une vingtaine ou d’une trentaine d’années, et que la relation était totalement réciproque… alors je ne pourrais la qualifier de pathologique en aucune manière. » En revanche, il estimait que l’hétérosexualité était un autre exemple d’un concept sociétal, et donc, idéologique et superficiel. Il a été découvert que Money a écrit dans une revue hollandaise traitant de la pédophilie, Paidika

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