Patman, pionnier des sculptures sur rames

Patman, de son vrai nom Patrick Montagner, possède une galerie dont la visite est incontournable. L’artiste est le chef de file du mouvement fusionniste. « C’est lors du salon des Indépendants qui s’est tenu à Paris en 1998, que j’ai commencé à être reconnu ».

A travers le monde et notamment à Nouméa et en Philippines, son mouvement est en pleine expansion. « La Nouvelle-Calédonie est à la recherche d’une identité culturelle et artistique. Le fusionisme, de part sa mixité culturelle et technique, lui correspond parfaitement ».

Et comme de la peinture à la sculpture, il n’y a qu’un pas pour ce créateur autodidacte, c’est pour ces oeuvres réalisées dans des rames et des pagaies en bois que le conseil général a souhaité sa participation aux Temps Forts de Mains et merveilles. « Initialement, ceux sont des rames de Belle-Ile qui me servaient de support, mais de fil en aiguille, il m’en arrive de tous pays. Chaque rame a sa propre histoire ». Un habitant de Locmaria lui a même amené sa godille vieille de 90 ans.

En sculptant des poissons et des formes d’ondulation sur ce support, Patman a restitué une histoire et procuré une âme virtuelle à cet objet « ma récompense, voir l’émotion et l’admiration de cette personne en découvrant l’oeuvre ». Il est toujours à la recherche de rame ou pagaies.

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