Plus de 2.000 hectares de savane brûlés en deux mois

6016879-8972516 Plus de deux mille hectares ont été dévastés par des incendies de brousse en Nouvelle-Calédonie depuis le mois de septembre, a indiqué lundi la sécurité civile dont les chiffres ne comptabilisent qu’une partie des feux.

« A 90% ce sont des feux engendrés par des écobuages mal maîtrisés. Il y a une accélération depuis une quinzaine de jours avec un total minimum depuis le début de la saison de 2.000 hectares brûlés », a déclaré à l’AFP, Bertrand Vidot, directeur de la sécurité civile.

Lundi, deux départs de feux étaient signalés à Bourail, à 165 km au nord de Nouméa, nécessitant l’intervention de deux hélicoptères bombardiers d’eau. Douze communes présentaient un risque élevé d’incendie selon le dispositif Prévi-feu élaboré avec Météo France.

Dans la région de Koumac, au nord de la Grande terre, quelques 450 hectares ont été détruits en fin de semaine dernière, alors que s’amorcent les mois chauds de l’été austral.

Dimanche, à hauteur de La Foa, commune de la côte ouest, la circulation a été interrompue deux heures sur la route principale de l’île à cause d’épais nuages de fumée, émanant d’un feu de plusieurs dizaines d’hectares.

Selon la sécurité civile, aucune surface de forêt sèche ou de forêt humide n’a été la proie de flammes, qui ont essentiellement ravagé des savanes.

Les feux de brousse sont un véritable fléau en Nouvelle-Calédonie, archipel du Pacifique sud à la biodiversité exceptionnelle, abritant nombre d’espèces végétales et animales endémiques.

Alors que les chiffres officiels ne prennent en compte que les feux qui font l’objet d’une intervention des secours et ceux comptabilisés par des observations satellite, le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) estime que l’étendue des ravages du feu est largement sous-évaluée.

« Seul un faible pourcentage est recensé, partout dans la chaîne de montagne (au centre de l’île, ndlr), on voit des feux », a déclaré Hubert Géraux, responsable du WWF en Nouvelle-Calédonie.

L’oganisation préconise la mise en place d’un « plan d’action feu allant bien au-delà des moyens de lutte ».

« Il faut nourrir un véritable débat de société sur les feux pour faire comprendre à la population la dimension des dégâts. Elle doit réaliser qu’on est sur une île », a-t-il indiqué, soulignant l’impact sur les « ressources stratégiques en eau d’ici dix ans ».

( sources : Tahiti Infos)

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1 commentaire

  1. Ils s en foutent ce sont des idiots quand ce ne sont pas les feus ce sont les ordures jetées au long des routes .
    Après ils disent aimer leur pays cela me met en rogne.

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