Quelques « paires de couilles » sous le sapin de François Hollande

media_xll_6232133Celle-là, il fallait l’oser! Pas sur qu’il apprécie Flanbysounours…

Les Jeunes écologistes d’Île-de-France a donné une brève mais bonne leçon de toupet à leurs comparses politiques qui pratiquent la langue de bois. Le mouvement a en effet lancé une campagne à l’intention de François Hollande dans laquelle il suggère aux citoyens de lui offrir « une paire de couilles », un attribut dont le président a selon eux bien besoin.

Le débat sur l’écotaxe irrite les écologistes français au plus haut point. Désireux de faire passer un message fort au président de la République, les Jeunes écologistes français ont immédiatement concocté une campagne choc qu’ils ont publiée sur leur page Facebook hier.

Sur ce visuel, on y voit le « cadeau des jeunes écolos à François Hollande »: trois « paires de couilles, du courage pour le changement ». La première, de petite taille, est destinée à « tenir face à la manif pour tous ». La seconde, format moyen, pour « tenir face au Medef », la troisième, de grande taille, est censée l’aider à « tenir ses promesses ». « Pour Noël, vous savez ce qui vous reste à faire », suggère le mouvement.

On repassera pour la délicatesse, une auto-critique qu’ont réussi à faire les Jeunes Ecologistes, lesquels ont rapidement retiré le visuel trivial du réseau social (avant que le pudibond Facebook ne s’en charge?). L’instigateur de cette campagne éclair a par ailleurs reconnu auprès de Rue89 la maladresse de l’initiative et son côté évidemment sexiste. « Certains ont trouvé que c’était contraire aux valeurs de l’écologie. Officiellement, on ne porte plus cette campagne. C’était une erreur de com’ », concède-t-il. On ne pourra cependant pas leur reprocher de ne pas en avoir dans le pantalon.

Source: 7sur7.be

C’est clair qu’un tel cadeau pourrait lui être utile, car dans le pays, les tensions montent un peu plus chaque jour, la situation en devient catastrophique, et si les articles s’enchainent sur le sujet, le pire n’est plus un tabou dans les médias comme nous le montre le Courrier International avec sa dernière Une:

Hollandeimpop

    Un pays au bord de l’insurrection

Les socialistes au gouvernement ne parviennent plus à imposer leurs décisions, constate le quotidien allemand. Un vent de fronde souffle sur le pays et le rend ingouvernable.

La France est au bord de l’insurrection. Les socialistes au pouvoir à Paris ne parviennent plus à imposer leurs décisions. Qu’il s’agisse de l’introduction d’une écotaxe, de la taxation (rétroactive) des assurances-vie et de l’épargne logement ou d’une hausse de la fiscalité des entreprises, aussitôt une vague de contestation balaie le pays et au bout de quelques jours le gouvernement renonce à ses mesures.Ainsi, au reproche d’incompétence s’ajoute maintenant une impression de faiblesse. A juste titre : le Parti socialiste est traversé par des batailles de courants. Jour après jour, les alliés écologistes prennent leurs distances vis-à-vis de la formation au pouvoir. Les ministres se disputent publiquement, il n’y a plus de discipline de gouvernement, aucune ligne politique n’est discernable. Le président François Hollande est plus impopulaire qu’aucun autre chef de l’Etat avant lui. Son Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a perdu toute autorité. Hollande avait envisagé de changer de chef du gouvernement une fois passé les municipales de 2014. Mais il paraît douteux qu’il puisse attendre jusque-là.Quant aux municipales [des 23 et 30 mars], elles devraient logiquement aboutir à un fiasco. Dans les communes, les socialistes, qui tiennent la mairie de la plupart des grandes villes, pourraient être sévèrement battus. A en croire les spécialistes des instituts de sondage, aux législatives européennes [du 25 mai], le Front national de Marine Le Pen risque de terminer en tête, devant l’UMP, le parti de droite dans l’opposition. Et les socialistes n’arriveraient qu’ensuite, selon les prévisions du moment.

    Un programme utopiste

Hollande paie aujourd’hui le prix d’une victoire présidentielle remportée à l’aide d’un programme complètement utopiste, promettant que la France surmonterait la crise financière et économique sans exiger de sacrifices de ses citoyens et sans réformes en profondeur, notamment dans les services publics. Grâce à une croissance soutenue par l’Etat et financée par une hausse des impôts sur les riches.

La croissance tarde toujours à se montrer. Les impôts et les taxes, en revanche, ont brutalement augmenté, surtout pour les revenus moyens. Les économistes et les sociologues mettent déjà en garde contre la menace d’une grève fiscale. Les agriculteurs et les chauffeurs routiers qui manifestaient en Bretagne arboraient des bonnets phrygiens*. Ca sent la révolte.
Note :* En réalité, des bonnets rouges, symbole non de la Révolution française de 1789, mais de la Révolte du papier timbré de 1675, qui a vu se lever les Bretons contre une nouvelle taxe imposée par Colbert, au mépris de l’autonomie fiscale en vigueur en Bretagne depuis 1532.

    Source: Courrier international

Autre article confirmant le climat hautement explosif du pays, et cet autre article nous vient du journal Le Point. Vous aussi vous le sentez arriver?

Au début, tout était facile : il suffisait de faire le contraire de son prédécesseur. Sarkozy avait dit noir, Hollande annonçait blanc. Bouclier fiscal, mariage homosexuel, durée de vie des centrales nucléaires, politique européenne, comportement, moralité, fiscalité, audiovisuel, retraite, chômage, insécurité…, pendant un an François Hollande a détricoté ce qu’avait fait Nicolas Sarkozy. Ses thuriféraires entonnaient le refrain bien connu : « La France brisée, la France outragée, la France martyrisée, mais la France libérée. » Les plus raisonnables comprenaient bien qu’il faudrait bientôt passer à autre chose, se réveiller, réaliser que l’anti-sarkozysme c’est bien, mais que la définition du hollandisme tardait à venir.

Dix-huit mois se sont écoulés et, depuis quelques semaines, la France est victime d’une thrombose. Plus rien ne passe, plus rien n’avance, plus rien ne circule. Taxe à 15,5 % sur les produits d’épargne, écotaxe, taxe à 75 %, harmonisation du statut des VTC par rapport à celui des taxis, TVA réduite sur les produits de première nécessité…, chaque annonce est suivie d’une reculade ou, pire, d’une exception massive et incompréhensible qui rend difficile à admettre la mesure. Depuis l’été, rien d’important n’a été voté ! Les Français sont tellement à cran qu’ils refusent les plats qu’on leur propose tout en pestant contre le menu qu’ils ingurgitent depuis des lustres. Ils n’ont plus confiance dans le cuisinier tant celui-ci leur sert des plats amers, leur faisant passer des limandes pour des soles, de la viande de cheval pour du boeuf, du vin tadjik pour un grand cru de Bordeaux. Le cuisinier, ses marmitons, leurs fruits et leurs légumes sont suspectés d’empoisonner tout le pays.
Une France cassée en 1 000 morceaux

En 2011, 35 000 convives ont quitté la table. 40 % de ces exilés ont moins de 30 ans. Ce chiffre suffirait à lui seul à montrer le désespoir de nos compatriotes. Ceux qui ont l’avenir devant eux préfèrent construire une vie ailleurs plutôt que d’assister impuissants à leur agonie. Mais il faut encore ajouter les sondages qui, semaine après semaine, giflent l’exécutif, les élections partielles qui insultent la démocratie, le chômage qui en dépit de la création d’emplois fantoches ne cesse de progresser, des cadors de la majorité qui contredisent leur chef, de Leonarda et sa famille qui ridiculisent la parole présidentielle – aux dernières nouvelles, les Dibrani veulent obtenir un titre de séjour en France. À chaque fois le peuple gronde, étourdi par tant d’incompétence, furieux d’avoir été trompé et honteux de s’être à ce point trompé.

Aujourd’hui, chaque Français a le sentiment d’être détesté par le gouvernement. En un an et demi, l’exécutif a réussi à faire croire qu’il détestait les riches, les pauvres, les classes moyennes, les étrangers, les familles hétérosexuelles, les couples homosexuels – qui n’obtiendront pas le GPA -, les fourmis – dont on surtaxe l’épargne -, les cigales – dont on montre du doigt le train de vie -, les travailleurs du dimanche, ceux des autres jours de la semaine – qui doivent toujours cotiser plus -, les écolos, les agriculteurs, les chefs d’entreprise, les pro-européens, l’extrême gauche, les autoentrepreneurs, les banquiers, les fonctionnaires, les étudiants, les footballeurs, les retraités, les investisseurs étrangers, les artistes… Une telle unanimité frise l’exploit, frôle le chef-d’oeuvre !

Article complet sur Le Point

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