Le journaliste Roger Auque, décédé en septembre dernier, a livré dans ses mémoires posthumes des confessions sur sa vie. Dans les dernières semaines de sa vie, en 2014, il a rédigé «Au service secret de la République», ses mémoires riches en révélations sur la vie incroyable de celui qui fut journaliste, ambassadeur de France et aussi… espion pour le compte des services secrets israéliens et français.

« ambassadeur de France et aussi… espion pour le compte des services secrets israéliens et français »

Otage du Hezbollah à Beyrouth, Roger est alors correspondant de guerre quand il est libéré, en 1987. Très vite, le Mossad le contacte.q

Puis la DGSE. Grand connaisseur du Moyen-Orient, le chasseur de scoops continue à publier des articles -notamment à Paris Match- tout en aidant les services secrets à libérer des otages.

Même la CIA le convie: « A cette époque, les Etats-Unis cherchaient des renseignements sur l’Iran et l’Irak (…). Je me suis rendu à New York (…), mais également au Pentagone pour rencontrer des agents américains. »

L’ex-otage au Liban raconte beaucoup de choses dans cet ouvrage.

Parallèlement, ce gaulliste convaincu devient Franc-Maçon, ce qui l’aide à entrer en politique. Puis en diplomatie. Sous Sarkozy, il devient ambassadeur en Erythrée. Les ors de la république comme un ultime baroud d’honneur pour ce fils de courtier d’assurances qui a grandi près de Dunkerque.

Roger Auque évoque dans le livre une part méconnue de sa vie : sa fille, Marion Maréchal-Le Pen. En novembre 2013, la mère de la jeune députée FN avait confié à une journaliste préparant un livre, que le père de sa fille était Roger Auque.

Le journaliste évoque un «instant bouleversant» au moment de retrouver sa fille. «J’étais très ému, très intimidé», écrit Roger Auque. «Depuis, nous n’avons cessé de nous voir», ajoute-t-il. De sa relation avec sa fille, aujourd’hui députée, il dit qu’il s’est «davantage vécu comme un parrain que comme un père». «Marion ne m’appelle pas « papa », mais Roger», précise-t-il.

«J’ai joué un rôle de conseiller dans sa vie», explique Roger Auque.

Quelques semaines plus tard, Marion Maréchal-Le Pen avait porté plainte pour atteinte à la vie privée contre le magazine «L’Express», qui avait révélé la confidence en annonçant la sortie de l’ouvrage.

© Christian De Lablatinière pour Europe Israël

Source : http://www.europe-israel.org/2015/02/revelations-le-pere-de-marion-marechal-le-pen-etait-un-agent-du-mossad/

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