SAINT-MICHEL

LU CE JOUR SUR LES MURS FB DE « Fondation Républicaine Calédonienne », de « Calédonie Ensemble » et de « Coups de Gueule Calédoniens » :

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« Hier aux alentours de minuit une bande de jeunes kanak de st Louis ont cherché des ennuis aux jeunes du quartier de st michel. Suite a des hurlements et des propos a connotations racistes et des jets de bouteilles sur la voie publique je suis sorti pour voir ce qui se passait et calmer le jeu, quand j’ai été pris a parti par un individu qui me menacer de me frapper. Je l’ai un peu bousculé et 3 autres sont venus. Devant la tournure des évenements je suis rentré chez moi et les premier jets de pierres sur ma maison, à commencé. J’ai appelé les gendarmes pour qu’ils interviennent rapidement me sentant en danger ainsi que ma famille. Les jets de pierres et les insultes en redoublés. J’ai saisi une arme a longue porter pour les disuader et j’ai du tirer a plusieurs reprises devant l’aggravation de la situation. Il est évident que j’ai tiré en l’air pour ne blaisser personne. Les menaces fusaient de toutes parts  » enculé de blanc de hors ici c’est kanaki  » indépendance en 2014″ batards et j’en passe. Aprés 3 appels a la gendarmerie la préposée au standard ma dit ils sont sur place et j’ai répndu que ce n’était pas possible car je l’ai verrait. Je précise qu’il sont arrivés plus de 45 minutes aprés les premiers coups de feux et que j’avais prévenu que me sentant menacé j’allais tirer. la patrouille est arrivée et a était insulté par la bande de st Louis. 2 gendarme et une gendarmette. Devant de tels fait je m’attendais a voir arriver les mobils, mais non juste un petit fourgon et 3 personnes a bord. Les gendarmes sont venu me voir et m’en confisqué mon arme. Je leur est fait remarqué sous les insultes qui fusaient de toutes parts que c’était la meme bande qui avait déja sevie avant les fêtes de fin d’années 2011, pour avoir reconnu certains protagonistes. Le gendarme m’a confirmé qu’ils avaient été relachés recemment. J’ai fait remarquer que depuis la semaine dernierre les problémes dans les quartiers de st michel recommencaient. Je précise que cette bande a déja fait usage d’armes a feux sur des jeunes de st michel et qu’ils ont foncé sur un gamin de 15 ans avec un véhicule volé le percutant et l’envoyant dans le caniveau. J’ai dit aux gendarmes que fasse à une bande d’individus alcoolisés et canabissé, j’étais en légitime défence.
Mes amis si vous étes confrontés a ce genre de problèmes laissaient vous massacrer ne vous inquietez pas les ptits gendarmes interviendront quand vous baignerez dans vôtre sang car il ne faut surtout pas faire trop de vagues en période électorale et surtout s’il sagit des ptits kanaks indépendantistes à la solde du FLNKS. En attendant se faire massacrer sans rien dire n’est pas le genre de la maison.
les gendarmes m’en convoquaient ce jour a 16 h 00 et j’ai refusé de me présenter aprés qu’on m’ai dit que mon arme etait mise en détention pour un an et qu’il me fallait en faire la demande auprés du Procureur de la République pour pouvoir la récuperer.
Je tiens à dire que la presse et les médias ont été avisé ce matin des faits qui ce sont produits et qu’un courrier sera adressé à Monsieur le Haut Commissaire , madame la Procureur de la république et à Monsieur Le Président du Congrés de NC, Rock WAMYTAN à qui je compte bien demander des comptes quand à l’agissements des délinquants de sa tribue. Oyé, oyé bonnes gens dormais sur vos deux oreilles la gendarmerie veille sur vous.
Croyez moi je n’ai nullement l’intention de laisser cette affaire, je compte bien la mener au bout sa procédure. Et se sera pleine justice. »

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Et un maire et un grand chef de tribu alliés dans une même coalition…
Pour mémoire, extrait de « JUSQU’OÙ LE FASCISME RAMPANT RAMPERA-T-IL ? » :

« XIV) récupérer et instrumentaliser une jeunesse à la dérive, déclassée, sous cultivée, sous instruite, sous éduquée, sans valeurs, sans repères, en délinquance et en déliquescence, vecteur utile de peur, et l’enrôler en brigades fascistes, réorientant et encadrant son potentiel terrorisant, obéissant encore à des disciplines faisant passer le collectif avant le particulier.
N. (conseils aux casseurs et caillasseurs d’agir anonymement, masqués, cagoulés, pour ne pas invalider la provisoire crédibilité démocratique des élus et élites préparant le fascisme, bénéficiaires de cette insécurité et des peurs engendrées ; mutisme sur cette violence ; défense et impunité des violents sous couvert de leur légitimité et de leur légitime-défense en tant que victimes de la société et de l’Histoire) »

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JUSQU’OÙ LE FASCISME RAMPANT RAMPERA-T-IL ? (MAJ)

Anne, ma soeur Anne, / Si j’ te disais c’ que j’ vois v’nir / Anne, ma soeur Anne, /J’arrive pas à y croire, c’est comme un cauchemar / Sale cafard

INTRODUCTION
Raymond Aron, Emilio Gentile et Robert Paxton (1) ont abondamment questionné le totalitarisme et le phénomène fasciste. Emilio Gentile soutient l’idée que le fascisme fut le premier totalitarisme du XXe siècle. C’est Mussolini le premier qui a parlé « d’Etat totalitaire ».
Si les thèses de ces chercheurs diffèrent sur certains points, elles convergent sur l’essentiel. Le totalitarisme et le fascisme ne sont pas morts en 1945. La récente résurgence totalitaire en Hongrie en 2011 avec Viktor Orban est à cet égard éclairante. Fort au Parlement de la majorité des deux tiers de son parti conservateur, le Fidesz, Viktor Orban a donné à une série de lois une valeur constitutionnelle, qui ne pourront donc être modifiées que par une majorité des deux tiers des députés. Or, une telle majorité semble à l’avenir hors de portée pour un gouvernement issu de l’opposition.
Nul peuple, nulle culture, nulle civilisation n’est vouée nécessairement au fascisme. Cependant l’observation des fascismes et totalitarismes du XXème siècle et de leurs avatars plus ou moins rampants de notre actualité dégage des conditions récurrentes favorables à son avènement et des exploitations opportunistes récursives de ses conditions favorables par les prétendants au pouvoir fasciste. Conditions et exploitations que nous allons synthétiser et exposer en une dizaine de points pour les premières puis en une quinzaines de points pour les secondes.
On aurait pu aisément trouver des illustrations pour chacun de ces points dans l’Histoire et la réalité récente : les frustrations territoriales de l’Italie au lendemain de la Grande Guerre, la crise économique et financière de la République de Weimar, l’antisémitisme et le fantasme de la pureté de la race et des premiers occupants en l’Allemagne, le parti unique soviétique ou chinois, le culte de la personnalité des Mao, Staline, Kim Jong-il, Mussolini, l’accession démocratique et légale du chancelier Hitler au pouvoir, le machisme fasciste du monde latin, de l’espace arabo-musulman, de la sphère océano-africaine non matriarcale, entre autres, etc… Mais voici quelques exemples plus précis et plus actuels tirés d’une île ultramarine contemporaine, où l’on peut observer in situ, hic et nunc, la genèse du phénomène, et dont on aimerait tellement dire qu’elle est imaginaire et théorique et que toute ressemblance entre elle des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite…

PARTIE I : UN TERREAU FAVORABLE

1) un terreau favorable de crise économique, d’inflation, de « vie chère » et de difficultés quotidiennes des populations, liées aux suites et conséquences de conflits ou à une crise mondiale ou encore à une situation d’entente des élites économiques, sans réglementation et sans concurrence.
a. ( un immobilier et un foncier inabordables, la spéculation, l’affairisme, l’exploitation de la fiscalité et de la défiscalisation par les élites, les prix à la consommation parmi les plus prohibitifs du monde)
2) un sentiment populaire de ressentiment et de frustration lié à des amputations territoriales, à des plaies mémorielles entretenues dans une délectation morose de victimisation chronique et communautaire, lié à des captations industrielles et financières.
b. (une sous-estimation et une rancœur chroniques, conséquence d’un passé pénitentiaire et colonial et d’un isolement appauvrissant)
3) une survalorisation identitaire compensatoire et une surestimation communautaire, en corollaire à une réaction défensive et à une désignation instinctive de coupables extérieurs.
c. (un nombrilisme insulaire, une représentation mentale de supériorité, relativement aux petits voisins de la zone à défaut, au moins dans le domaine sportif par exemple)
4) une sacralisation religieuse ou profane de la force, de l’unicité, de l’authenticité et de la pureté du peuple.
d. (un recours aux onctions religieuses, aux puissances et aux structures animistes ancestrales pour « bénir » le destin commun national)
5) un terrain favorable d’agitation prolétarienne, de révolte des sans-terre et des groupes déplacés, un climat de syndicalisme violent, d’extrémisme de gauche et de mouvements anarchiques.
e. (des répliques de guerres civiles coloniales, des résurgences de guérillas territoriales et de feux de conflits claniques jamais complètement éteints, des émeutes syndicales, des blocages délirants et violents d’entreprises)
6) une délinquance et une criminalité importantes, une corruption, une pègre et une maffia récupérables et exploitables.
f. (une criminalité « de quartiers », des agressions rurales de victimes faibles et isolées, des voleurs-violeurs, des destructions quotidiennes par la dégradation, par le saccage, par le feu, une délinquance « en col blanc » de corruption, de réseaux et d’exploitation d’une fiscalité complice)
7) une situation de base de démocratie de type parlementaire, sa reconnaissance et son exploitation, permettant au fascisme d’arriver au pouvoir légalement dans un premier temps, sans coup d’état et sans s’aliéner ni la police, ni l’armée, indispensables par la suite, ni l’oligarchie du pays, ni les états voisins ni le concert des nations.
g. (une démocratie héritée du passé, poreuse à la démagogie, aux influences, aux pressions, aux menaces, au vote clanique, familial et communautaire, légitimant des choix futurs non démocratiques)
8) des chefs, ou un chef, toujours masculins, hommes providentiels, investis par Dieu, ou par une « Mission », ou par des « ancêtres » ou par l’esprit sacré de la nation, incarnant la destinée historique du groupe.
h. (l’invocation lancinante des « anciens », un président de parti héritier des mânes du « père fondateur », un président d’assemblée héritier de « l’esprit » du révolutionnaire quasi mythique, tous deux réglant leur pas sur le pas de leur père)
9) une désignation de boucs émissaires responsables de tous les maux et malheurs du peuple, d’abord floue et inconsciemment ressentie dans la population, puis récupérée, instrumentalisée et clairement formulée par les leaders.
i. (des métropolitains ou « immigrés » dans un territoire ultramarin, chargés de tous les maux, et exclus du travail, de la citoyenneté et du droit de vote)
10) la genèse progressive et l’apparition d’un parti unique, transcendant et annihilant les rapports conflictuels de classes classiques et les clivages partisans et régionaux.
j. (un double drapeau, fusionnant les extrêmes, les inconciliables historiques, des passions et des totems « obligatoirement consensuels », un volontarisme uniformisant)
11) des sociétés et cultures hyper patriarcales et machistes exaltant la virilité du chef et du guerrier.
k. (la préexistence d’une survalorisation du mâle et de la force et la permanence d’une réduction voire d’un enfermement de la femme dans son rôle domestique et maternel dans la zone non matriarcale océano-mélanésienne)

PARTIE II : DES EXPLOITATIONS OPPORTUNISTES DU TERRAIN FAVORABLE

Sur ce terreau, pour Robert Paxton, le fascisme se développe ensuite selon cinq phases :
a) Des extrémistes de droite méprisant la modération des conservateurs, et d’anciens extrémistes de gauche reniant la démocratie, forment une critique commune du libéralisme politique, au nom d’une synthèse nationale et sociale. / b) Ces mouvements, jusque-là marginaux, prennent de l’importance, car ils apparaissent, aux yeux des grands industriels et des grands propriétaires terriens, comme le seul moyen de rétablir l’ordre et leur prospérité. / c) Le parti fasciste accède au pouvoir. / d) Le pouvoir fasciste se consolide. / e) La phase de radicalisation : exclusion, proscription, élimination sous des formes diverses des opposants ou ennemis fantasmés du système.
Maintenant, pour que la phase c) succède à la phase b) , pour que du terreau favorable germe l’arbre totalitaire et pour que le fascisme parvienne et se maintienne au pouvoir, les fascistes ont à exploiter, à ensemencer et à arroser ce terrain favorable et ils doivent appliquer une stratégie, que l’on retrouve régulièrement dans l’Histoire, et opérer les différentes manœuvres énoncées dans la quinzaine de points présentés ci-dessous.
On aurait pu aisément également trouver des exemples, pour chacun de ces points, dans l’Histoire et la réalité récente : la participation du groupe Krupp à la montée du nazisme ; le « coup » de la « marche sur Rome » des chemises noires du Duce, plus symbolique que violente, suffisant à produire la démoralisation et la démission de la majorité démocrate ; l’expropriation, l’expulsion et l’élimination physique des fermiers blancs au Zimbabwe par le dictateur Mugabe ; les « Livre Rouge » et « Livre Vert » de Mao et Kadhafi ; les « télés d’État » et « arts officiels » des dictatures communistes ; la pègre et la racaille utilisées par la Gestapo à Paris (Bonny et Lafont) ; les socialistes et communistes ralliés à Vichy et à l’extrême droite et auxiliaires virulents du pétainisme (Doriot et Déat) ; la complicité des puissances pétrolières avec la dictature militaire en Birmanie, les autodafés des livres jugés impurs et étrangers à la culture nationale à Berlin, Pétain et Vichy instituant la fête des mères, l’idéal féminin des fascismes italien et allemand réduisant les filles au rôle de mère et d’objet modèle conforme aux canons physiques nationaux, la femme arabo-musulmane privée de pratiquement tous les droits etc… Mais voici encore quelques exemples plus précis tirés de notre île ultramarine plus ou moins imaginaire.

Social

I) exploiter les difficultés et les peurs d’une société aux abois, frustrée, en quête de coupables, en profitant des complicités située jusqu’au cœur de l’establishment.
A. (brandir constamment l’image du chaos, de la guerre civile, de l’anarchie en seule alternative à la solution-soumission de l’union totalitaire des contraires)
II) exacerber les sentiments passionnels collectifs, affirmés plus « vrais » que les analyses décadentes et la réflexion vaine, exciter les passions mobilisatrices qui soudent la tribu populaire à son chef.
B. (mise en exergue du sport, des fêtes, du corps, des compétitions physiques, des victoires glorifiantes ; évocations récurrentes de la nature, des éléments et des beautés simples de l’environnement bien plus authentiques que les spéculations intellectuelles)
III) affirmer constamment la supériorité de l’inspiration et de l’instinct du chef ou des chefs sur la raison abstraite et universelle.
C. (privilégier et sacraliser le « nouveau », l’absolument moderne, l’inédit, l’ordre nouveau ; souligner l’inspiration visionnaire dirigée vers l’avenir des leaders, construisant le futur, faisant table rase du passé)
IV) forcer l’acceptation et la banalisation des entorses aux libertés publiques et des violences contre certaines catégories de la population.
D. (acceptation fataliste des guérillas ancestrales, des zones de non-droit inaccessibles et infréquentables, des interdictions de consommation infantilisantes, des heures de la journée à éviter pour circuler, pour sortir ou travailler, par prudence)
V) exacerber les faits culturels machistes et légiférer pour les fixer et les perpétuer, séduisant et gratifiant ainsi les hommes du groupe d’un pouvoir bien tentant, les associant à l’hyper virilité du chef, du « Duce ».
E. (la femme mélanésienne, soumises à des interdits multiples, avant tout épouse et « maman », et exclue du droit à la terre et de l’accès au foncier coutumier, privée de ses « biens » en cas de veuvage ; la pérennisation de cette inégalité par la pérennisation coutumière des statuts civils et fonciers )

Médias et culture

VI) noyauter la presse, les medias et toutes les formes d’expression et de culture, en les étatisant, subventionnant ou en les cédant à des puissances privées complices, à des monopoles amis.
F. (montage d’un monopole de la presse écrite après vente du quotidien d’un gros groupe et stratégies de découragement d’autres acheteurs éventuels ; montage d’un audio-visuel d’État de propagande et d’auto congratulation dédié aux alliés fascistes et financé par l’impôt et par la drogue entretenue des jeux d’argent ; montage de structures de culture et de littérature d’État par des centres culturels et des maisons du livre et de l’art autorisés ; plaintes, mise aux tribunaux et condamnation des expressions dissidentes)
VII) instaurer une propagande incessante, une désinformation, un discours mécanique envahissant, empli de formules infiniment répétées comme autant de « moulins à prières », agissant davantage par populisme et démagogie que par des méthodes coercitives ; consolider, par un catéchisme culturel, le groupe en collectivité unie, homogène et solidaire, soudée par une identité forte, partageant des slogans, une histoire et un destin commun, construite sur la volonté de perpétuer son ciment culturel.
G. (instauration de leitmotivs prégnants pour souder le peuple derrière des « destin commun, « avenir partagé », « citoyenneté », « construire le pays », « enfants du pays » ; création de symboles unitaires)

Police

VIII) instaurer un système de surveillance, attentif aux déviances, un système d’intimidation, de délation, de menaces, de promesses et de prébendes. Instaurer un système et des situations de « collaboration », que Kundera définit magnifiquement par « être volontairement au service d’un pouvoir immonde ».
H. (utilisation de toutes les techniques de la carotte et du bâton au niveau du travail, de l’emploi, du logement, des subventions, des marchés publics, pour décourager les individus, les fonctionnaires, les employés, et les entrepreneurs de s’éloigner de la ligne totalitaire ; chantages à l’emploi et aux promotions, y compris au niveau de la famille et des enfants, que ce soit dans les entreprises privées complices ou dans le secteur public où les transferts de compétences ont donné les pleins pouvoirs aux élus de la coalition totalitaire ; menaces engendrant les petites lâchetés quotidiennes, le reniement des amis dans le collimateur du régime fasciste et la grande lâcheté collabo globale ; collabos des chasses aux sorcières, délateurs des rebelles à l’inéluctabilité d’un « Destin » plus fatal que « partagé » ; et, pour citer à nouveau Kundera, de même que « Tous ceux qui exaltent le vacarme mass-médiatique, le sourire imbécile de la publicité (…), il faut les appeler : collabo du moderne », tous ceux qui exaltent les rengaines bêtifiantes et fascisantes orchestrées, chantant ce futur imposé, forcé, violenté, il faut les appeler collabos d’un moderne régressif et réactionnaire)
IX) effectuer des démonstrations de force frappantes et enthousiasmantes, des « coups » spectaculaires, des mobilisations de foule motivantes.
I. (union des symboles irréductibles, des drapeaux antagonistes, proclamant la force et la puissance des magiciens capables d’unir l’eau et le feu)

économie

X) associer étroitement les grandes puissances industrielles et financières du pays au projet totalitaire, instituant des duopoles ou des monopoles hyperpuissants, complices et soumis.
J. (montage d’un monopole du transport aérien et d’un duopole de l’importation ; montage d’un monopole de la filière viande et des importations viande ; montage d’un monopole des télécommunications ; verrouillage du BTP, de la distribution et de la mine)
XI) passer du modèle social et socialiste antibourgeois initial à un capitaliste débridé et à un libéralisme strict et sans contrôle.
K. (ouverture, cession et regroupement des grosses entreprises et des gros projets du pays par l’alliance avec des groupes internationaux et avec des pays à la puissance financière invincible, favorables à un totalitarisme propice aux affaires)

politique

XII) éliminer toute opposition politique et tout contrepouvoir.
L. (jeu d’alliances opportunistes avec d’autres opportunistes politiques de type fasciste pour éliminer des institutions les partis représentatifs et démocratiques)
XIII) supprimer progressivement les consultations démocratiques, le suffrage universel, les référendums, l’expression et la représentation populaire, la souveraineté populaire résidant suffisamment dans le chef ou les chefs, ayant reçu l’onction de la participation à un événement privilégié ou à des événements exceptionnels.
M. (refus des consultations populaires et d’un retour devant les urnes en cas de revirements et de nouvelles alliances politiques ; renonciation aux référendums explicites en cas de restructuration institutionnelle du pays ; remplacer ces validations populaires par des accréditations religieuses de type papal ou coutumo-animiste ; perpétuer à l’infini la légitimité des signataires d’un pacte sacré fondateur et leur garantie décennale, bi-décennale, tri-décennale… éternelle, comme un certain Reich, qui devait durer mille ans)
XIV) récupérer et instrumentaliser une jeunesse à la dérive, déclassée, sous cultivée, sous instruite, sous éduquée, sans valeurs, sans repères, en délinquance et en déliquescence, vecteur utile de peur, et l’enrôler en brigades fascistes, réorientant et encadrant son potentiel terrorisant, obéissant encore à des disciplines faisant passer le collectif avant le particulier.
N. (conseils aux casseurs et caillasseurs d’agir anonymement, masqués, cagoulés, pour ne pas invalider la provisoire crédibilité démocratique des élus et élites préparant le fascisme, bénéficiaires de cette insécurité et des peurs engendrées ; mutisme sur cette violence ; défense et impunité des violents sous couvert de leur légitimité et de leur légitime-défense en tant que victimes de la société et de l’Histoire)
XV) dénoncer et nommer en boucle des ennemis externes et internes et mettre en place une législation pour les exclure.
O. (mention et dénonciation permanentes des anciennes puissances impériales ou coloniales et de leurs méfaits ; habile occultation de l’impuissance interne et projection de cette impuissance vers l’extérieur ; association des opposants démocrates internes avec le « mal », diabolisés en représentants de cette « force noire »)
XVI) invalider et révoquer le pluralisme et la diversité dans la quête obsessionnelle d’une unité nationale totémique et d’un peuple mythifié d’où sont exclus les éléments d’hétérogénéité.
P. (législation maniaque sur l’exclusion des exogènes ; fermeture et multiplication des difficultés sur les entrées et sorties des individus et des marchandises ; suspicion perpétuelle sur le non-citoyen, sur le non-local, sur le non-« national », qu’ils soient intellectuels, culturels ou physiques, et, de même que l’homme moderne de Philippe Murray doit à tout prix être festif, « Homo Festivus », notre homme insulaire de demain doit à tout prix être citoyen, « Homo Civilis », travailler citoyen, se distraire citoyen, se cultiver citoyen, consommer citoyen, manger citoyen… déféquer citoyen ?)
XVII) s’adjoindre la bienveillance, la collaboration et le soutien des pays totalitaires voisins par des pactes de non-agression et d’alliance.
Q. (union complice, dite du « Fer de lance », des petits états insulaires de la zone, coutumiers des coups d’états, des putschs, des régressions et de la corruption généralisée ; rapprochement, sous couvert d’ethnicité, avec la dictature et le dictateur d’un Fidji mis au ban des nations démocratiques et financement d’une police régionale ethnique)

CONCLUSION, EN FORME DE MOT D’ESPOIR

Mais avant que le cheminement fasciste ne parvienne jusqu’à sa dernière phase de « radicalisation », ne s’installe durablement et n’élimine ses opposants humanistes et démocrates, que ce soit moralement dans des « poubelles de l’Histoire », ou physiquement dans un sinistre « tri sélectif », les individus et les peuples promis à un destin de soumis, de couchés, de nourris à la gamelle, de sous-citoyens, de complices, de réfugiés et de chair à fascisme ont-ils un espoir ? Une perspective d’engagement et un champ d’action ?
Oui. Et cet espoir s’appelle courage, lucidité, dignité, expression, union, révolte, refus d’être les instruments et le bétail du fascisme, destin de vie de femmes et d’hommes debout valant la peine d’être vécue, même sous la botte et la menace. Aung San Suu Kyi, face à la junte militaire birmane, est l’image féminine radieuse de cette « possibilité d’une île », de cette puissance fragile, de cette grâce puissante, de ce refus du pire, de ce choix du meilleur et de cette belle insoumission aux cauchemars, aux cafards et au cafard que « les frères et les sœurs Anne » de tous les pays peuvent et doivent voir venir, peuvent et doivent ne pas laisser venir.

(1)
Raymond Aron (Démocratie et totalitarisme, 1965)
Emilio Gentile (Quand tombe la nuit. Origines et émergence des régimes totalitaires en Europe, 2001 ; La Religion fasciste, 2002 ; Qu’est-ce que le fascisme ? Histoire et interprétation, 2004 ; Les Religions de la politique. Entre démocraties et totalitarismes, 2005)
Robert Paxton (La France de Vichy 1940-1944, 1973 ; Le Fascisme en action, 2004)

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  1. la grenouille verte

38 commentaires

  1. Hélas au Mt Dore, ce n’est pas un cas isolé. Et on fait tout pour passer sous silence ce genre d’incidents graves qui peuvent déraper. J’ai moi-même eu à faire à un sqatter du Vallon Dore complétement ivre qui m’a insulté et profere des menaces. Suite à mon appel sur le 17, les gendarmes ne se même pas déplacé.

  2. Confisquer l’arme d’un individu menacé par plusieurs individus dangereux.

    Y a vraiment des connards partout, même là où on les attend pas.

    Dans la justice française, la légitime défense n’existe pas; les connards alcoolisés racistes haineux sont une espèce à protéger.

    Faut pas qu’il leur arrive quoique ce soit; on est au pays des droits de l’homme, merde alors !

  3. Si il s’agit vraiment des jeunes de la tribu de St Louis (a verifier?), ils n’en sont pas a leur coup d’essai, et ils ne sont peut etre pas tous de St Louis, un vendredi ou samedi soir. Rien a pu marcher jusqu’alors, avec ces jeunes, nous sommes dans la situation du Chinois des fin fonds de la Chine qui arrive dans la grande ville mais ne trouve pas un boulot, ne trouve pas de logement et devient, lui, indigent, clochard parce que la-bas on ne fais pas les cons ou c’est prison (ils ont beaucoup de place, eux…) . Puisque tout a ete essaye, y compris des bataillons entiers de gendarmerie mobile a un certain moment de notre histoire, je propose que l’on applique la politique des verts qui consisterait a former ces jeunes dans les metiers des energies vertes, ou autres (tourisme, etc) et que l’on revalorise leur situation par le travail sur les terres coutumieres et autres, ils gagneraient de l’argent, penseraient plus positif et nous aurions surement une autre attitude de la part de ces jeunes un peu perdus, accrocs a tous ce qu’ils trouvent a boire ou a fumer… J’aimerais, personnellement, discuter avec les chefs de la tribu de St Louis pour promouvoir avec leur aide la culture Kanak aupres des touristes visitant le caillou, ils pourraient jouer un role preponderant vu leur emplacement geographique, ideal pour mon plan elabore -lire auparavant- de ‘rencontres’ avec nos amis Melanesiens, qui vise a promouvoir leur culture dans tout son ensemble, le projet est important est serait enrichissant pour tous…

    1. @ Grenouille : « former ces jeunes dans les métiers des énergies vertes », écris-tu. C’est déjà fait : ils appellent ça des plantations de cannabis. 🙂

    2. Grenouille…. les compagnies de mobiles… avaient ordre de ne rien faire…. et ils n’ont RIEN FAIT… parce qu’il ne faut pas faire de vagues.

      La France est un pays de couilles molles, gouvernée par des nains de jardin.

      Voilà… tu veux savoir autre chose?

          1. Voilà comment on arrive à monter les populations les unes contre elles sûrement.

      1. vote EELV, alors, Gil, ne te laisse surtout pas abattre… Ou ecoute du Johny Halliday…

        1. Pas ma tasse de thé Johnny… Sarko non plus…

          Vous en voulez une autre de piqûre de rappel? Pendant la guerre civile de 84/88… les gendarmeries qui se laissaient désarmer, sur ordre de qui?
          L’état français.

          Et qui a laissé des profiteurs piller et massacrer notre pays?
          L’état français.

          Qui nous achète nos ressources, sans laisser place à leur transformation, et exporte ses fonctionnaires?
          L’état français.

          Qui a intérêt à maintenir un système d’économie de comptoir du type république bananière?
          L’état français.

          L’état français? Des profiteurs et des couilles molles.

          1. Je sais, j’etais la pendant les evenements des annees 80, le couvre-feu j’ai connu… C’est bien que tu gardes un certain sens de l’humour, la globalisation n’a pas que du bon, ca s’est sur… Mais dit toi bien que si ce nest pas la France, ce sera un autre pays et la, attention, ce sera dur du, tu n’as encore rien vu, affiche cette assertion sur un de tes murs, et quand ca arrivera tu penseras a moi… Il ne faut plus voter pour les meme, donc, ca fait 50 ans que tout le monde gueule, mais remet a chaque fois l’un ou l’autre des gds partis au pouvoir, et en plus avec EELV, tu as des gens integres et l’ecologie en bonus, qui ‘doit etre au-dessus des partis’ comme l’a dit Hulot !

  4. quand je lis ton comm et après je regarde bien la photo….côté gauche,

    je me demande si t’es pas en train de bien te foutre de la gueule des gens dans ce que tu écris…

    ps: de grâce, si tu réponds, trouve autre chose que « facho ».

  5. c’est pour illustrer une rencontre touristesculture kanake, a gauche c’est un Kanak qui fait coutume… Arrete de voir du ‘negatif’ partout Mister Eric..

  6. ENCORE UNE DERIVE DE LA ‘ZONE GRISE’ (*) DANS LAQUELLE LE CAILLOU SE TROUVE, PAS DEPARTEMENT DONC, TOUT EST PERMIS , ET DIEU SAIT SI IL S’EN EST PASSE, ICI, ET S’IL S’EN PASSE ENCORE, ET CE N’EST PAS FINI, IMAGINE UNE NLLE CALEDONIE SOI-DISANT ‘AUTONOME’ , LA C’EST JOUER AVEC LE FEU, LA MAGOUILLE SERAIT RAMPANTE, NOUS N’AVONS ENCORE RIEN VU… LE MOMENT EST VENU DE METTRE A PLAT NOTRE STATUT.

    (*) Le gris est la couleur qui a le plus de possibilites, de variations possibles pour un peintre…

    IL FAUDRA DONC, AU MOINS, LA DEMANDER LA DEPARTEMENTALISATION !!!

    ET PAS DE RETOUR EN ARRIERE APRES 2019, SI NOUS SOMMES NEGLIGENTS AU POINT DE NE PAS LA DEMANDER…
    CETTE SOLUTION ELLE A ETE NEGLIGEE DANS LES ACCORDS PARCE QUE NOUS ETIONS EN 1998, BEAUCOUP A CHANGE DEPUIS, IL FAUT S’ADAPTER A CETTE NOUVELLE CONJONCTURE, TANT LOCALE QU’ INTERNATIONALE, NOUS POUVONS AMELIORER CES ACCORDS, NOTRE STATUT, PERSONNE NE NOUS EN VOUDRA !

    IL N’EST TOUJOURS PAS TROP TARD, MAIS IL SERA TRES BIENTOT TROP TARD: LE MOMENT EST VENU DE DEMANDER CE QUI EST JUSTE POUR LE CAILLOU, LE MOMENT EST MAINTENANT !
    ON PEUT TOUJOURS DEMANDER, NON ?

    PAS DE ZONE ‘GRISE’, AVEC LE CAILLOU DEPARTEMENT, CE SERA NOIR ET BLANC, ET NOIRS ET BLANCS (ET TOUS LES AUTRES…) ENSEMBLES, AVEC CE QUI A MANQUE JUSQU’ALORS: L’APPARTENANCE A LA FRANCE DONNE DES DROITS, MAIS AUSSI, TROP VITE OUBLIE, DES RESPPONSABILITES !

    LE MOMENT EST VENU DE PRENDRE SES RESPONSABILITES !

  7. Knkman Heart : (Mur FB de Calédonie Ensemble) « Cher Christian, les seuls responsables sont les autorités de la gendarmerie que tu poursuis par ton recours administratif et hiérarchique, garant de la sécurité des citoyens.Je suis solidaire de tes difficultés et j’avoue qu’en cas de carence de l’Etat, je suis d’avis d’agir en légitime défense, quoique qu’un comité de quartier soit une solution de transition plus légitime et efficace à long terme.Je ne suis pas sûr que cette situation perdure dans la mesure ou l’état ne peut laisser dans un espace aussi réduit persister un état de non droit. Par contre , garde toi de tout raccourci raciste ou politique.De jeunes ivrognes kanaks criant à l’indépendance, ne représentent ni les kanaks, ni les indépendantistes, autant qu’un Mohammed Merah en France ne représentent ni les Musulmans,ni l’Islam, ni les Arabes.Les termes que tu emploies visent à ethniciser la délinquance et à racialiser les conflits, pouvant aboutir de façon générale à une situation de psychose comme dans le cas flagrant de Trayvon Martin au Etats-Unis.Ce sont des délinquants avant tout, et ils causent de problèmes à tous à Saint Michel, blancs ou non.Le fait qu’ils soient kanaks est accessoires,traite les comme des délinquants.Je suis kanak,j’ai aussi été victimes de tels agissements, et subis des insultes racistes anti-kanaks, et pas de la part d’ivrognes, et je ne suis pas pour autant entré dans des considérations racistes faciles.Restes-en à tes démarches, crois en l’administration et au droit, et mets l’Etat face à ses responsabilités, car toi comme moi, sommes au courant, ce qui est très facile, de l’incompétence de Wamytan.L’état de droit existera toujours, avec ou sans indépendance, et les actes d’invicilités arriveront encore de la part d’ivrognes quelqu’ils soient, dans la mesure où nous ne vivons pas dans un monde parfait, mais la vraie question est de savoir si pour cela nous devons sacrifier tout ce que nous construisons ensemble, que ce soit dans la société civile et politique ou sur ce blog. Ma réponse est non, et je devine aisément la tienne ,une fois l’émotion de l’événement vécu évacué… »

    **********

    J’voudrais pas dire, cher Knkman Heart , et même mon cher Philippe, mais il y a des discours politiquement corrects, gentils, tolérants et tout et tout, en apparence humanistes, qui frisent le bisounours, la politique de l’autruche, le refus de voir et de savoir, en un mot l’ignorance et le déni de réalité. L’enfer est pavé de bonnes intentions… Et la tolérance ça frise aussi des fois la complicité.

    Chaque ancien montdorien sait bien que ça fait 10 ans, 20 ans, 30 ans voire davantage que tout cela dure, que la « tradition » se transmet de génération en génération, la sociologie et l’histoire de Saint-Louis, sans langue, sans terre, sans tradition, sans même identité ethnique définie n’ayant jamais été honnêtement examinée et analysée.

    Chaque montdorien d’Outre-tribu sait bien que ses amis de Nouméa renoncent à accepter ses invitations le vendredi soir, le samedi soir et que s’ils se risquent à traverser la zone le dimanche, c’est pour repartir tôt dans l’après-midi, « avant la nuit »… (« Tu comprends… on a passé une bonne journée, on est bien chez toi, mais y’a la route… y’a les gamins… et puis si on tombait en panne à Saint-Louis… »)

    Chaque montdorien sait que la criminalité ordinaire des caillassages, des coups de fusils, des vols, des voitures volées et incendiées, des home-jacking, des bois, feux et cailloux sur la route, est ininterrompue et récurrente chaque week-end.

    Chaque montdorien sait que les services publics et sociaux, taxis, ambulances, infirmiers, pompiers, forces de l’ordre… « hésitent » , et c’est une litote, à entrer dans la tribu, et qu’il n’y a aucune comparaison entre « entrer à Saint-Louis » et entrer à Conception.

    Chaque montdorien se souvient et sait qu’outre cette criminalité juvénile « ordinaire » et bien plus répandue que les quelques « lone wolfs » délinquants que Knkman Heart nous désigne ingénument , cet endroit a toujours été une terre de violence et une caisse de résonnance favorable pour toutes les colères et les haines du Sud : en vrac les revendications foncières, les « secouages de cocotier » politiques, les conflits de chefferies, la purification ethnique des wallisiens de l’Avé Maria, les revendications de chantiers et de roulages privilégiés et protégés, les négociations-chantage de thune avec l’usine du Sud… et tant d’autres crises rageuses floues dont les montdoriens savent juste qu’elles leur ont valu des feux, des barrages, des insultes, des journées de travail perdues, des demi-tours et retours au domicile le matin, ou à Nouméa le soir, des cagoulés armés, des passages la peur au ventre, des filtrages assurés par des gendarmes pathétiques tandis que les leaders les contemplaient, hilares, vautrés sur des pliants sous un parasol.

    Chaque montdorien sait bien que tout mobilier urbain y est régulièrement dégradé et fracassé, que le goudron de la route y est régulièrement fondu par les pneus enflammés, que ce serait folie de planter la moindre fleur, le moindre arbuste dans les terre-pleins médians désolés, que le déménagement du transformateur d’EEC dangereusement enclavé a mobilisé moult pelotons et camions de gendarmerie.
    Chaque montdorien sait que l’entreprise emportant et compactant les carcasses rouillées de voitures énigmatiquement disparues a fait son meilleur chiffre, sur argent public, dans la jolie vallée de la Thy.

    Chaque victime montdorienne sait que ses déclarations, ses recours et ses plaintes auprès des autorités sont vains et dérisoires et exceptionnellement suivies d’effet, que ce soit des carrosseries cabossées, des vitres explosées, des plombs dans la chair ou des tabassages des téméraires qui se hasardent à s’arrêter et demander des comptes à leurs agresseurs et que les fonctionnaires qui les reçoivent leur adressent, au moins, un bon regard compatissant, désabusé et fataliste… comme celui de ces gendarmes au Thabor forçant les noctambules à retourner dormir à Nouméa, cette nuit de fin novembre de l’an dernier quand leur officier s’était fait défoncer sa laguna, feu de la caisse volée à la clé, pompiers, caillassage et fusillade des « supporters » du voleur et silence radio des médias en bonus.

    Chaque montdorien sait qu’entre un édile qui refuse toute route fluide et sécurisée au nom de « Ce que quartier est un quartier comme un autre » , répété jusqu’à la nausée, et un coutumier qui conseille la cagoule à ses activistes et qui va prendre des leçons de dictature à Fidji, les deux étant coalisés et tenus par la barbichette, il n’est qu’une chair à cailloux, abandonné de tous (Quelle idée aussi d’habiter à Mont-Dore Sud ?!), avec maison dévalorisée, juste vendable au rabais, puisque même l’État, dans sa grande « prudence » a refusé de financer un lycée dans les zones de non-droit, au-delà des dernières marches policées.

    Chaque montdorien sait tout ça monsieur Cœur de rocker, ou de Rocky, jeune monsieur Knkman Heart, et vos propos sont touchants et attendrissants. Mais chaque montdorien sait bien aussi, au fond de lui, qu’au-delà de votre chapelet et de vos prières pascales, au-delà des appels incantatoires à la force publique, au-delà des coups de gueules calédoniens et de l’éphémère émotion suscitée par ce fait divers, au-delà d’une marche, ou d’un apéro géant, au-delà des palabres et des conférences de juristes et autres experts auto-proclamés, rien n’a changé, et rien ne changera, et que le laboratoire de Saint-Louis, sera l’usine de production de l’avenir partagée, la Calédonie de demain, le destin commun de chaque montdorien se résumant à geindre et gueuler un peu encore et à se féliciter de n’avoir pas été encore le caillassé, le volé, le tabassé….

    Se lever encore un peu… Dans cette farce calédonienne, dans cette foire législative… Juste pour la dignité de se lever, pour rien, pour l’essentiel… Ouais… Pourquoi pas ?…

    Tardy

    1. C’est toujours un plaisir de te lire ami Tardy, même si ce que tu dépeins est terrifiant. Terrifiant parce que factuel, tout simplement. Nulle fiction dans cette chronique de la haine ordinaire et quotidienne, dans cette tragique exposition de la démission collective, à la fois des pouvoirs publics et des hommes politiques en place…
      La BERK, La Banana Erratic Republik of Kanaky, est en route…
      Inconscients, impuissants, les Calédoniens assistent passivement à son avènement.

      1. bien dit, calcyt, ce n’est que le debut si nous ne prenons pas en main notre avenir, SORTONS du CERCLE !

    2. Je suis comme qui dirait né au Mont Dore (vu que je suis né par obligation à Nouméa puisqu’allez savoir pourquoi toujours pas d’hôpital ni de clinique dans LA DEUXIEME COMMUNE, APRES NOUMEA, DE NOUVELLE CALEDONIE alors qu’un médipole se construit côté Païta).

      J’ai du quitter par obligation cette commune où mes racines y sont enterrées profondément pour partir vivre à Nouméa et sa fameuse « mixité sociale » alors que mes parents et grand parents possèdent un hectare où j’y ai passé mes 25 premières années et où il n’y avaient pas de clôture autour, les portes restées constamment grandes ouvertes (on changeait les serrures pour partir en voyage car on perdait à chaque fois les clefs que l’on retrouvait quelques temps après dans le grenier ou parmi mes jouets)…

      Après les allers et retours, sur une route à deux voies (allez savoir pourquoi toujours pas une route à quatre voies dans LA DEUXIEME COMMUNE, APRES NOUMEA, DE NOUVELLE CALEDONIE alors que Païta en a une) interminables et flippantes Mont dore-Nouméa Nouméa-Mont Dore pour mes études (allez savoir pourquoi toujours pas au moins un lycée, ni de bibliothèque digne de ce nom… dans LA DEUXIEME COMMUNE, APRES NOUMEA, DE NOUVELLE CALEDONIE, par contre deux fastfood il y aura…), mon but était de trouver un boulot à Nouméa de pouvoir y habiter… bref… mes raisons sont celles que vous évoquez dans votre commentaire malheureusement.
      Je ne sais si leur réel but ne serait pas aussi de nous faire ressentir et subir ce que leurs vieux en ressentis au temps de la colonisation, bien sûr ils ne nous volent pas ou revendiquent pas directement nos terres (du moins pour le moment…) payées par le travail pour beaucoup mais créent une atmosphère pesante, angoissante, craquante, horripilante… qui nous force à nous en aller. Il va bien falloir un jour mettre un terme à ça. Les montdoriens ne peuvent créer de milice car ils savent que, contrairement aux privilégiés de Saint Louis, cela va leur couter cher pénalement mais tôt ou tard le risque va être pris si la Justice reste aussi impuissante.
      PS : http://www.institutpourlajustice.comhttp://www.publications-justice.fr merci d’y jeter un oeil ne serait ce même très rapide (juste un clic et cinq minutes de votre attention)

  8. Les membres de Caledonie Ensemble ont saisi l’opportunite, se sentent ils coupables?
    La solution a vos -nos- problemes c’est la departementalisation et un prefet Kanak, nomme a la place du Haut Commisssaire ne cherchez pas plus loin, ou vos ennuis ne font que commencer avec les zones d’ombre (tellement grises ) de la soit disant ‘autonomie’ (!)…
    Il va falloir avoir le courage de faire prevaloir le bon sens, un jour…
    De faire de la departementalisation, l’enjeu electoral, par exemple, tres tres vite, sinon, dites moi, svp, qu’elle est il cet enjeu pour la Nouvelle Caledonie sur la voie de ‘l’emancipation’?

  9. pas hors sujet du tout, ma reponse a Marius qui me demandait hier:

    « Votre réponse est bien jolie, mais dans aucune ligne je n’ai lu que les kanaks dirigeront le pays et seront maîtres de leur destins. »

    Voici ma reponse, qui solutionnera aussi votre probleme de delinquance :

    Excellente question, merci, je tenais a y repondre, enfin je trouve le temps:
    si nous devenions departement francais, le Haut Commisssaire serait remplace, je suggere personnellement qu’il le soit par un haut fonctionnaire qui au niveau departemental s’appelle un Prefet, qui est nommé par décret du président de la République, pris en Conseil des ministres, sur proposition du Premier ministre.
    Ce prefet devrait etre Melanesien, Kanak, vu qu’il deviendra le ‘commissaire de la Republique’, en Nouvelle-Caledonie, une fonction tres tres importante.
    Nous devons faire de ce passage au departement L”ENJEU DES ELECTIONS PRESIDENTIELLES, le jeu en vaut la chandelle, pour tous sur le caillou. Nous avons vote en masse pour Sarko en 2007, nous devrions voter pour celui qui nous aidera a devenir departement, Mayotte l’a demande et l’a obtenu, le statut de departement, nous ferons pareil, noirs, jaunes, rouges, blancs (et les verts, aussi…) nous avons tous a y gagner, la France comprise.
    Tu imagines un pays qui, apres la crise financiere de 2008 (qui est loin d’etre terminee), dans la conjoncture actuelle, aurait le culot de demander soit l’autonomie, soit l’independance? Les temps sont plutot a chercher la stabilite et la certitude, autonomie ou independance, c’est l’aventure, l’incertitude, et personne en 2012 veut d’incertitudes ou d’aventures…

  10. tiens un préfet canaque????????? moi qui avait toujours appris et admis que le Préfet était un haut fonctionnaire hautement révocable aux ordres du pouvoir central cad contre le pouvoir local…
    va falloir que je révise mes certitudes
    reste plus qu’ à raser tout ce qui a été écrit dans les ADN, convaincre l’ONU que ce pays n’est plus envoie de décolonisation, l’a Haute administration Française et la quasi totalité des canaques ,sans compter l’opinion hexagonale
    la religion verte permet comme toute religion de faire des miracles /prions mes frères et soeurs….

  11. s’il suffisait d’un préfet kanak pour enrayer la délinquance violente…(*)

    avec la grenouille, en fait, on se rend compte que les solutions sont faciles… comment n’y avons-nous pas pensé avant ?

    (*) remarquez, on a déjà un président du Congrès kanak…. ça n’a rien arrangé ( surtout avec celui-ci…)

  12. en lot de consolation,
    on se contentera des paroles rassurantes de madame la Procureure quand elle passé à la télé.

    Il aurait fallu envoyer Robert Bales, lui, il aurait réglé le problème.

    1. et pourquoi pas le 11ème choc et le commando hubert tant qu’on y est ?

      C’est révoltant, mais ne tombons pas dans ces extrémités.

      1. c’est de l’humour marius; et c’était pour voir ceux qui comprendraient l’allusion.

  13. c’est vrai que l’anonymat sur ce site est bien sujet à caution, n’est ce pas nousomenombreu…

  14. A compétence égale, tout ce que vous voulez, mais à compétence égale…!!!
    En même temps il faut bien constater que la délinquance n’est pas lié au fait que ce soit un mélanésien ou pas qui soit au commande dans les plus hautes instances !!!

    Mais si on continu à vouloir faire de la discrimination positive à tout va on finira pas tout casser… Il arrive un temps ou trop c’est trop et on fini pas produire l’effet inverse que celui qui était escompté…

  15. oui j’ai vu ça hier sur le site du journal The Australian
    c’est LA solution aux embouteillages de la RP1 et aux caillassages de StLouis;
    un concessionnaire va ouvrir au MtDore !

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