Tristane Banon confrontée à Dominique Strauss-Kahn

L’avocat de DSK a révélé :

Plus de deux heures. C’est le temps qu’a duré la confrontation entre Dominique Strauss-Kahn et Tristane Banon, ce jeudi matin dans les locaux de la police parisienne. Les deux témoins, entendus sans avocats, sont arrivés en début de matinée au siège de la Brigade de répression de la délinquance aux personnes (BRDP), dans le 13e arrondissement. Peu avant midi, DSK a quitté les lieux, souriant. Une vingtaine de minutes plus tard, la jeune femme en a fait de même, à bord d’une voiture de police.

Les deux parties ont maintenu leur version des faits, selon l’avocat de Dominique Strauss-Kahn interrogé par l’AFP.
Juste un baiser

L’avocat de Dominique Strauss-Kahn, Henri Leclerc, a déclaré n’avoir aucun commentaire à faire dans l’immédiat. Le parquet doit maintenant décider du sort à donner à la plainte pour tentative de viol de Tristane Banon, en choisissant l’ouverture d’une information judiciaire ou un classement sans suite. Une enquête préliminaire est en cours depuis juillet, après la plainte déposée plus de huit ans après les faits présumés, qui se seraient déroulés en 2003 à Paris.

L’ex-patron du FMI et ancien favori des sondages pour la présidentielle de 2012, déjà entendu seul début septembre, a reconnu avoir fait des avances à la jeune femme et tenté de l’embrasser sans succès, mais nie toute agression sexuelle ou tentative de viol. Tristane Banon affirme que Dominique Strauss-Kahn, qu’elle était venue interviewer, s’est jeté sur elle et qu’elle n’a pu échapper au viol qu’après un pugilat. Un récit qualifié d’«imaginaire» et «calomnieux» par DSK.
Agression sexuelle ou tentative de viol?

Tristane Banon a annoncé par avance qu’elle contesterait un éventuel classement sans suite de sa plainte. Elle a en effet la possibilité de saisir un juge d’instruction pour solliciter une autre analyse, si le parquet classe l’affaire. Les poursuites semblent juridiquement peu probables car si les faits, à les supposer avérés, sont qualifiés d’agression sexuelle, ils sont prescrits puisque le délai dans ce cas de figure est de trois ans.

Pour que des poursuites soient possibles, il faut parvenir à caractériser une tentative de viol, le délai de prescription de ce crime étant de dix ans. Caractériser une tentative de viol suppose juridiquement de démontrer un début d’exécution et de pouvoir établir que la tentative a échoué pour une raison indépendante de la volonté de l’auteur. Cette démonstration semble compliquée, voire impossible, compte tenu de l’absence d’éléments matériels.

(sources: 20mn et AFP)

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