Un nouvel arrété du Gouvernement qui risque encore de faire flamber les prix

Le Gouvernement de la Nouvelle Calédonie est en voie de signer un nouvel arrêté concernant l’importation de produits « à risques » aux frontières.
Ce dernier comporte un point qui va encore faire flamber les prix des produits tels que les fruits, légumes et plantes vivantes importées.
En effet, celui-ci dit que ces produits, qui nécessiterons un traitement correctif à l’arrivée, devront être traités dans un périmètre de 5 kilomètres. Hors il se trouve que sur la plate forme de Tontouta, un seul organisme de traitement existe, et n’est pas équipé pour réaliser le traitement dans les conditions nécessaires afin d’éviter la perte des produits concernés.
Ce traitement par fumigation au bromure de méthyl doit être fait en suivant des règles très strictes de respect de températures et d’hygrométrie lorsqu’il s’agit de végétaux, pour ne pas tuer les plantes ou bruler les fruits et légumes. La chambre de traitement qui à été installée sur Tontouta est métallique, étanche, et se trouve être mal protégée du soleil, et la température interne est considérablement augmentée dans ces conditions. La température maximale autorisée à l’intérieur d’une chambre de fumigation ne doit dépasser 31°c et le taux d’humidité être supérieur à 75%, en reprenant la norme de traitement T9060 des services Australiens et Néo-Zélandais (respectivement AQIS et MAF), qui est appliquée par le SIVAP à Nouméa. Il est difficile d’imaginer que ces conditions pourront être respectées vu la configuration de cette chambre.
Il en résultera une perte des produits, pouvant atteindre 100% de la marchandise comme les salades, fraises, mais aussi chez les plantes vivantes qui sont encore plus sensibles au gaz. Il est évident que les importateurs devront tenir compte de ces pertes lorsqu’ils feront leurs prix.
A tout cela il faut ajouter le coût de ce traitement, il va dans certains cas être multiplié par six.
Ce qu’il faut surtout savoir c’est qu’à l’heure actuelle, une société réalise ce traitement depuis quelques années et dans les meilleurs conditions ce qui limite énormément les pertes, car possédant l’équipement adéquate, mais celle-ci se trouve sur Nouméa, bien au delà des fameux 5 kilomètres.
On peut se poser la question sur la légalité de favoriser ce genre d’établissement au détriment d’une société privée…Où se trouve la liberté de concurrence ? Doit-on encore subir des décisions peu réfléchies et mettre la main au porte monnaie?

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