Une mystérieuse source de rayons cosmiques ultra-énergétiques détectée

Une petite portion du ciel de l’hémisphère Nord (en rouge ci-dessus) émet une quantité disproportionnée de rayons cosmiques d’ultra-haute énergie, révèle une étude américaine. Crédits : K. Kawata, University of Tokyo Institute for Cosmic Ray Research
Une proportion importante des rayons cosmiques ultra-énergétiques qui atteignent la Terre provient… d’une minuscule portion du ciel de l’hémisphère nord. Un phénomène que les scientifiques ne parviennent pas à expliquer.

On le sait, la Terre est bombardée en permanence par des rayons cosmiques : constitués en majorité des noyaux d’hydrogène ou parfois de noyaux atomiques plus lourds (carbone, oxygène…), ces rayons proviennent souvent de régions très éloignées de l’Univers.

Or, dans ce flux continu de particules qui atteignent la Terre, certaines d’entre elles sont parfois porteuses d’une énergie totalement faramineuse : ces rayons cosmiques sont alors dits « d’ultra-haute énergie ». De fait, chacune de ces particules est porteuse d’une énergie de l’ordre de centaines de milliards de milliards d’électron-volts, équivalente à l’énergie transportée par une balle tirée d’une arme… alors qu’il ne s’agit pourtant que de particules ! Soit en d’autres termes, une énergie si élevée qu’aucun accélérateur de fabrication humaine ne sera jamais capable de la conférer à une particule…

rayons-cosmiques-ultra-haute-energie_0Heureusement pour la vie terrestre, ces rayons cosmiques d’ultra-haute énergie atteignent très rarement le sol de notre planète : chaque kilomètre carré de notre planète n’est touché que par quelques de ces particules au cours de tout un siècle.

Or, alors qu’on pourrait s’attendre à ce que les rayons cosmiques d’ultra-haute énergie nous parviennent de toutes les directions de l’Univers, de façon aléatoire, une équipe internationale d’astrophysiciens du Telescope Array project (Utah, Etats-Unis) emmenée par le physicien Gordon Thomson (Université de l’Utah, Etats-Unis) révèle que c’est bien loin d’être le cas : en effet, ces scientifiques ont constaté qu’il existe une petite portion de l’Univers située près de la Grande Ourse, représentant 6% seulement du ciel de l’hémisphère Nord, qui émet une quantité particulièrement élevée de rayons cosmiques d’ultra-haute énergie par rapport aux autres zones du ciel.

Article complet sur le Journal de la science via Sott.net

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